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  • Rav Uriel Aviges

Yom Kippour 5768

Cours pour yom kippour et les 10 jours de techouva

1-      Mon rav avait l'habitude de citer un midrash qui dit en commentant   le verset et D retournera vers toi et il te rassemblera de parmi les nations, que D dit aux  hommes si vous avez honte de faire techouva je vais vous montrez que c’est moi, D, le premier qui fait techouva, comme le verset dit et d reviendra vers toi, or si D lui même fait techouva cela nous montre que la techouva na rien a voir avec la faute. Quel est donc l’essence de la techouva selon ce midrash? C’est le rapprochement de l'homme vers d ou de d vers l’homme.

2-      Le rav reuven grozovski demande une contradiction dans les midrashim d’un cote la torah nous dit que Sarah a demande a avraham de rejeter Ismaël par ce qu’il s’amusait et rachi dit il faisait les trois péchés principaux il avait des rapports interdits il commettait le meurtre et l’idolâtrie. Cependant lorsque sa mère se perd avec lui dans le désert, d fait apparaitre miraculeusement un puits dans le désert pour le sauver, le talmud dans Roch Hachana et rachi ad hoc explique que d a sauve Ismaël par ce que l’on ne juge une personne que selon ses actions présentes et a ce moment il etait juste c’était un tsadick. On comprend que ce midrash contredit le précédent qui explique qu’Ismaël devait être rejeté à cause de sa mauvaise conduite.

3-      La réponse est que bien qu’Ismaël etait lui même un tsadick, le chemin qu’il prenait allait amener a la faute, comme l'histoire le montre chez ses descendants, selon le midrash qui raconte que les descendants d’Ismaël ont tue des juifs par la soif.

4-       on retrouve cette idée a la fin de ce passage de la torah qui est la lecture du premier jour de Roch Hachana ou on nous dit que Hagar a pris pour Ismaël une femme égyptienne dont on ne cite même pas le nom, rachi explique que l'intérêt de cette information réside dans le fait que Hagar etait égyptienne elle même, et quelle est retournée a son origine et ses racines. Rashi cite le midrash qui commente tu peux jeter un bâton le plus haut dans le ciel il finit toujours par retomber a sa racine. C’est le même message que précédemment: Hagar, elle même, est une tsadecket, une femme vertueuse, qui a un haut niveau de spiritualité puisqu’elle dialogue a plusieurs reprise avec les anges, elle est la mère d’un grand peuple, de l’islam, que d appelle lui même un grand peuple (il faut comprendre que dans la torah grand peuple ne veut pas dire un peuple nombreux cela veut dire un grand peuple spirituellement)  cependant, elle n’est pas juive, ce nest pas par elle que va passer la tradition d'avraham, pourquoi? Par ce que même si elle s’est élevée dans la spiritualité, et dans la morale, elle na pas change de nature. Elle est reste tel quel etait, et le chemin quelle suit laisse donc la porte ouverte a la dégénérescence. Nous lisons ce passage de la torah le premier jour de Roch Hachana pour nous dire que la techouva ce n’est pas regretter une action ponctuelle mais c’est changer complètement de chemin Mais comment peut on changer de nature et qu’est ce que cela veut dire?

5-      Dans les 10 jours de techouva il y a deux changements dans la prière: au lieu de dire le d saint, on dit le roi saint, et au lieu de dire le roi qui aime la justice on dit le roi de la justice. Toute la priere est basée a Roch Hachana et a yom kippour sur le fait de faire régner d. or nous savons qua Roch Hachana et a yom kippour c’est l’individu qui est juge pas le groupe. La gemarah dit dans yevamoth que pendant les dix jours de pénitence l’individu a la même proximité devant d que le groupe. Or la royauté de d s’exprime dans l'universel et pas dans l’individualisme du particulier, a Roch Hachana et a yom kippour nous disons dans la prière règne sur tout l’univers dans te gloire et dévoile la gloire de ta puissance sur toute la création, quel peut donc être le rapport a la royauté universelle de d et le rapport intime du particulier?

6-      La réponse nous viens de la fin de yom kippour ou nous disons adonnai hou haelokim ce qui veut dire mon maitre (adonai) est le maitre de toutes les énergies (elokim est l’ensemble du panthéon des d des idolâtres). Le dieu que je conçois et que je ressens est le maitre de toutes les énergies. Qu’est ce que ca veut dire?

7-      Dans les 10 jours de techouva on parle de la royauté de d au niveau de la sainteté et de la justice or ces deux notions sont totalement subjectives chacun a une vision différente de la justice ou de la sainteté. Pour certain la sainteté s’exprime par le fait de faire un foyer pour d’autres par la prière pour d'autres l’étude pour dautre faire du social. Etc.., il en va de même pour la justice chacun a une vision subjective de la justice. En fait pendant les 10 jours de techouva il faut faire régner son d sa justice sa vision de la sainteté, chacun a une vision utopique de tout ce qu’il voudrait être, de ce qu’il voudrait faire de bien, mais il ne peut pas mettre en application cette vision utopique du fait que le monde ne correspond pas a cette dimension de lui. Pendant les 10 jours de techouva l’homme doit vivre avec son utopie prier pour quelle arrive.

8-       prier pour la royauté de d ce n’est pas prier pour qu’il y ait un temple ou une justice. C’est prier pour sa justice. Chacun est conscient d’avoir été victime d’injustice et d’avoir commis lui même des injustices, il faut prier à d pour lui demander de les enlever, pour que ma vision personnelle et utopique de la justice règne et s’accomplisse dans le monde. Il en va de même avec la sainteté. En faite faire techouva c’est se rapprocher de la vision utopique qu’il y a en nous, en espérant et en priant pour sa réalisation, ( faire réellement techouva c’est même vivre cette utopie ou une part delle pendant ces 10 jours de repentance)

9-      Le hovat halevaoth dit qu’il y  a trois raison pour lesquelles quelqu’un peut recevoir des bienfaits de d. (1) soit c’est une récompense (2)soit c’est une manière de lui donner le salaire de ses mitsvot dans ce monde pour qu’il n’est rien dans le monde futur (3) soit c’est une épreuve.  Il dit si la richesse nous donne plus d'opportunités a faire des mitsvot et a étudier et prier alors c’est une récompense , si par contre l’usage de la richesse nous éloigne de la spiritualité et nous fait sombrer dans la soif des plaisirs matériels, alors c’est une punition que d nous envoie pour nous enlever le monde futur. Si la personne na aucun plaisir de sa richesse et qu’il ne peut pas non plus s’occuper de spiritualité par ce qu’il doit la gérer et qu’il a peur de la dilapider, alors cette richesse est une épreuve.

10-  Quelle est l’épreuve? Si l’homme arrive à se dégager de son angoisse et par la même de l’absurdité de la situation, et qu’il utilise son bien comme une opportunité  pour gravir les étapes de la spiritualité, alors il aura gagne, si non il sera toujours dans l’absurde. Le fait de se lier avec son désir propre utopique en oubliant le monde réel, en priant pour qu’il devienne le monde ou notre volonté de justice et de sainteté puisse s’exprimer pleinement, peut nous aider a sortir des situations absurde que nous avons avec la plus part des choses qui nous entoure pendant l’année.

11-   Car. ce que le hovat halevaoth dit de l’argent, peut être vrai de tout; des relations aux autres par exemple, il ya des relations qui nous tirent  vers le haut, d’autres qui sont de mauvaises influence, et dautres qui sont simplement absurde et qui n’ont pour but que de s'auto-entretenir pour éviter la dislocation. Plus un homme a conscience  de sa véritable volonté utopique d'épanouissement dans la sainteté (le rapport a d) et la justice (le rapport au monde) plus il pourra donner un sens aux choses qu’il rencontre dans sa vie en les surélevant. A rocha Hachana on oublie la vie réel pour vivre dans son utopie, a yom kippour on essaie de réorienter sa vie par rapport a l’expérience utopique que l’on a vécue pendant les 10 jours de pénitence.