• Rav Uriel Aviges

Vayishlah 5768

La pudeur, la révolte et la liberté

1- Dans la parasha de la semaine, après la rencontre pacifique entre Esaü et Jacob, et le combat de Jacob avec l'ange, la torah nous raconte le viol de dinah. Le verset dit "et dinah est sortie voir les filles de la terre", elle est vue par shehem le fils du roi local, qui la viole et la sodomise, puis il tombe amoureux d'elle et elle de lui. Ils demandent à se marier. Les frères de dinah demandent qu'au préalable toute la ville pratique la circoncision. Le troisième jour après la circoncision, les frères de dinah attaquent la ville par surprise, alors que les habitants sont affaiblis par la circoncision, et ils massacrent toute la ville. Dinah est reprise de force, elle finira par se marier avec un des frères qui l'a sauve chimone. Voila pour l'histoire.

2-Le midrash s'interroge sur ce passage, comment une telle chose a t elle pu arriver a dinah la seule fille de Jacob?, pourquoi le mérite de son père ne l'a pas protégée? Et le midrash répond que, lorsque le verset dit "et dinah est sortie" celle veut dire que dinah est sortie maquillée comme une prostituée. Mais le midrash continue à s'interroger, comment la fille de Yaacov a t elle pu faire cela, n'avait elle aucune éducation? Et le midrash continue en expliquant que, l’on retrouve ce désir sexuel puissant chez la mère de dinah, Leah, qui est elle aussi sortie maquillée comme une prostituée a la rencontre de Jacob en lui disant "tu dormiras ce soir avec moi puisque je t'ai acheté a ma sœur par les mandragores de mon fils". Or ce midrash est curieux, car nous savons que, c'est de cette nuit d'amour entre Jacob et Leah, qu'est né issachar qui est considéré comme le plus sages de tout les enfant de Jacob, celui qui est consacré a l'étude de la torah et de l'astronomie, le midrash dit même que c'est par le mérite de cette sortie de Leah qu'elle a mérite d' avoir aussi par la suite zevulun qui est la tribut des hommes d'affaires qui soutiennent l'etude. le talmud dans eruvin décrit le comportement de Leah qui est sortie a la rencontre de son mari, comme étant l'exemple a donner a toutes les femmes juives, alors comment se fait il que le midrash ici semble au contraire condamner cette action en utilisant un langage dure qui met en parallèle le comportement de Leah avec celui de sa fille dinah.

3- En fait, a travers ce midrash c'est tout le rapport à la tsniout (pudeur) et a la sexualité qui pose problème dans le judaïsme. D'un cote on voit bien que la torah ne condamne pas du tout la sexualité comme quelque chose de mauvais ou d'impure. Dans "la lettre de sainteté", l'auteur inconnu, (un contemporain de Nahamnide) s'attaque a Maimonide qui a repris dans le guide des égarés la classification de Platon qui place le sens du toucher comme un sens inferieure, l'auteur dit, qu'a partir du moment ou nous croyons que d' a créé le monde et l'homme avec perfection, on ne peut pas établir une hiérarchie entre les différents sens et les différentes parties de l'homme, puisque d' les a toutes créées parfaites. De plus, nous avons déjà cite le talmud qui encourage une excitation sexuelle maximale au moment des rapports conjugaux, dans un autre passage le talmud va meme jusqu'a donner des conseilles technique aux femmes a cet égare. Et pourtant, le talmud ne veut jamais parler de l'acte sexuel ouvertement, ou meme des partie génitales, il n'utilise que des périphrases pour en parler, la plus belle a mon gout, étant celle de Rashi qui appelle le vagin "la maison de la honte", de quelle honte parle t on? Le talmud dit tout le monde sait pourquoi le marie et la mariée vont ensemble sous la houppa, mais celui qui salit sa bouche et le dit ouvertement, meme si on avait décrété sur lui 70 années d'une vie heureuse on renverse sa destinée et son décret. Has vechalom. Comment comprendre que la gemarah rend tabou de parler ouvertement de la sexualité, et qu'elle voit comme un manque de pudeur d'en parler clairement, alors qu'elle dit d'autre part, qu'il n'y a aucune négativité dans le désir sexuel lui meme?

4- le comble du paradoxe est atteint dans une histoire racontée par le talmud. on sait qu'il y a des lois de pudeur qui s'appliquent lors des rapport sexuelles entre une femme et son mari, ses lois ne sont pas obligatoires elles sont simplement conseillées pour les rabanim qui veulent vivre dans un haut degrés de sainteté, ces lois s'appellent les lois de la pudeur (les lois de la tsniout) or le talmud nous raconte l'histoire d'un rav qui s'est cache sous le lit de son maitre pour apprendre ces lois de la pudeur, le rav le découvre et lui demande "est ce que tu es en manque?" Et le rav lui répond "non, je voulais simplement connaitre les lois de la pudeur". Comment comprendre cette histoire, comment pourrait on se cacher sous le lit de son maitre lorsqu'il a des rapports conjugaux pour apprendre les lois de la pudeur? N'est ce pas la plus grande atteinte à la pudeur que de faire cela?

5-Le talmud dit que le premier ne de Jacob aurait du venir de Rachel, mais il est venu de Leah par le mérite des prières de cette dernière, mais malgré tout, Josef le premier ne de Rachel a récupéré le droit d'ainesse a cause de la tsniout de Rachel, "quelle est la tsniout de Rachel? C'est que lorsque Jacob voulait se marier avec Rachel il lui a donne un code qui aurait permit de reconnaitre Rachel au cas ou Laban aurait voulu l'échanger par une autre femme, mais malgré tout, lorsque Laban a voulu faire passer Leah a la place de Rachel, Rachel s'est dit "si jamais ma soeur est reconnu elle va avoir honte", c'est pour cela qu'elle lui a donne le code qu'elle avait mis au point avec Jacob", a priori cette action de Rachel (qui a donne le code a Leah) est une action de bonté et de compassion, mais pourquoi le talmud appelle t il cette action une action de pudeur?

6- le talmud dans soucah 49 b commente les versets d'Isaïe qui dit "hachem ne demande de toi que de faire la justice et la bonté et d'avoir de la pudeur avec ton d'", le talmud demande "qu'est ce qu'avoir de la pudeur avec d'? C’est organiser des mariages et des enterrements", comment comprendre que le fait d'organiser des mariages et des enterrements soit vu par le talmud comme le symbole de la pudeur ?

7- il semblerait de ce passage du talmud que le fait d'organiser une cérémonie soit le summum de la pudeur. En fait, si deux personne se marient mais qu'il n'y a personne pour assister a la cérémonie et réjouir les maries, meme si cela ne remet pas en question l'amour entre les deux personnes, il n'empêche que leur amour est mis a nu, au grand jour puisqu'il n'y a pas de cérémonie pour l'institutionnaliser socialement. De meme, si has vechalom, quelqu'un doit être enterre, et que la famille ne peut pas organiser une cérémonie d'enterrement, la douleur est nue, elle n'est pas couverte par une cérémonie, il ya donc un manque de pudeur des sentiments. Cependant, il y lieux de s'interroger sur cette assomption du talmud, pourquoi une cérémonie et une officialisation sociale d'un sentiment seraient ils positifs? Toute cérémonie n'est elle pas une falsification, un simulacre? La torah dit au contraire que lorsqu'un homme exprime ses sentiments il les perd, exprimer socialement son amour ou sa douleur, n'est ce pas plutôt une perte de substance, une falsification du sentiment? La pudeur ne serait elle pas au contraire de garder le sentiment cache dans son cœur pour qu'il garde son authenticité?

8- le talmud dit dans eruvin: "meme si la torah n'avait pas demande d'avoir de la pudeur, on aurait pu l'apprendre du chat puisqu'il se cache lorsqu'il fait ses besoins et qu'il enterre ses excréments", le talmud a aussi de nombreux passage ou il parle de la pudeur qu'il faut avoir lorsque l'on va aux toilettes. Dans un passage, il dit meme que la raison pour laquelle David n'a pas tue le roi Saul lorsque ce dernier cherche a le tuer, c'est par ce que Saul avait une grande pudeur lorsqu'il allait au toilette, et qu'il cherchait toujours a se cacher dans une grotte double et que meme la, il se recouvrait comme une soucah avec ses habits. Qu'est ce qu'il ya d'honteux a aller au toilette? Le maharal dit que le talmud en constatant la pudeur du chat nous montre que la pudeur n'est pas une vertu qui viendrait d'une convention culturelle entre les hommes, mais que la pudeur est une des règles de la nature.

9- si on fait une recoupe des différents passages que nous avons cites, on comprend que la traduction du mot "tsniout" par pudeur est une traduction erronée, pour les hahamim "tsniout" veut dire dignité. La dignite d'une personne que l'on peut enterre dans une cérémonie, la dignité de pouvoir organiser une fête de mariage, la dignité humaine de pouvoir rester propre, la torah considère la dignité humaine comme une vertu qu'il faut cultive pour soi et pour les autres au plus haut degré. Lorsque la torah parle de dinah qui sort maquillée comme une prostituée, on comprend que c'est une atteinte à sa propre dignité d'être humain que de s'habiller comme cela. Le talmud dans Hulin dit que les non juifs ont encore trois mérites," ils n'officialisent pas de mariage homo sexuel, ils n’utilisent pas la peau des morts pour en faire des sacs pour les vendre au marche, et ils honorent la torah". Ce que le talmud veut dire par cela, c'est que meme si on remet en cause toutes les valeurs morales, il reste toujours le sentiment de dignité humaine, exemplifie par le tabou de ne pas utiliser les cadavres a des fins utile. Pourtant aujourd'hui même ces valeurs nous semblent étrangères, en Israël, un juif a demande dans son testament qu'après sa mort on découpe son corps en morceaux pour le donner à manger aux corbeaux, comment a t on pu en arriver la? Une autre question se pose si la pudeur c'est la dignité et que cette dignité est déjà présente chez les animaux, alors pourquoi dinah, la fille de Jacob, est elle sortie habille comme une prostituée, pourquoi une femme aurait elle envie de découvrir son corps puisqu'elle sait qu'en faisant cela elle porte atteinte a sa dignité d'être humain?

10- le midrash donne un élément de réponse, il remarque que Jacob a présenté a Esaü toute sa famille sauf dinah, le midrash explique que Jacob a cache dinah dans une boite par peur qu'elle tombe amoureuse de essau et qu'elle se marie avec lui, le talmud explique que c'est a cause de cela que d' l'a punit par le viol de sa fille "tu n'as pas voulu la marier avec un homme circoncis, elle va se marier avec un non circoncis, tu n'a pas voulu la marier volontairement, tu verras qu'elle va être violée de force etc..", mais le midrash dit aussi que c'est en réaction au fait que dinah a été enfermée dans une boite par son père que, par révolte, elle est sortie habillée comme une prostituée. Il faut cependant comprendre pourquoi par révolte quelqu'un penserait trouver la liberté en portant atteinte à sa propre dignité?

11- je m'excuse d'avoir été si long dans l'expose des questions, mais il faut mettre en perspective le rapport du talmud a la sexualité et a la pudeur avant d'en parler. si l'on veut trouver l'oppose symétrique de la tsniout des sages de la torah on la retrouve dans le portrait de Diogène de Sinope, en effet Diogène avait demande que son corps soit balance après sa mort dans les égouts, il avait l'habitude de se masturber en publique, il disait que "toute action qui n'est pas honteuse en prive, ne peut pas devenir honteuse en publique", la pudeur et la dignité sont exactement le contraire de l'argumentation de Diogène, mais qu'est ce qui est faux dans l'idée de Diogène? Pourquoi même les grecs qui étaient de gros organisateurs de partouze ne se masturbaient pas en public, pourquoi y a t il une honte naturelle a déféquer en publique ou a avoir des rapports sexuels en publique?

12- a mon avis, cela vient du fait que lorsque l'homme veut faire ces besoins il perd le contrôle de lui meme, c'est un moment de non droit pour l'esprit. Ce qui choque si on voit quelqu'un se masturber en publique ce n'est pas la nudité, tout le monde a déjà vu un homme nu, mais c'est l'incongru de la situation, personne n'est ici en se moment pour cela. Par opposition, on peut manger et réfléchir, manger et parler, manger et marcher, c'est pour cela que cela ne choque pas de manger en publique par ce que celui qui mange ne se met pas fondamentalement en porte a faux a l'activité des autres, mais on ne peut pas faire ses besoins ou avoir des rapports en faisant autre chose, c'est pour cela que celui qui va dévoiler sa nudité publiquement se met dans une situation de conflit, de violence et de révolte face a ceux qui font autre chose en ce moment. C'est ce que le midrash dit sur dinah tout manquement a la pudeur est en fait un révolte face a la société, si les femmes aujourd’hui cherche à dévoiler leurs corps c'est par ce qu'elles se trouvent dans la société comme enfermes dans une boite. On rentre ainsi dans un cercle vicieux de violance, la société devient une violance, un enfermement, pour l'individu, qui ne peut plus s'exprimer, a cette violance l'individu répond par une autre affirmation violente, qui rend la société encore plus violante. C'est le cycle que le midrash décrit dans l'histoire de dinah: étape 1 la boite, etape 2 la prostituée, etape 3 viol. La tsniout par contre cela serait se mettre en harmonie avec l'entourage, mais pourquoi est ce si important et essentiel a l'homme.

13- le talmud, comme on l'a vu, dit, que c'est très important d'organiser des cérémonies de mariage et que c'est la cérémonie qui est le symbole de la tsniout, pourquoi? Si un couple n'est pas pleinement accepte socialement, même si le rapport entre les amants se retrouve fortifie par l'opposition au monde extérieur, il n'empêche que d'un autre cote, la relation entre les amants est gelée par cette opposition, puisque la relation risque de finir par se définir uniquement comme cette affirmation ou cette opposition a l'opinion publique. Les rapports de couple sont des relations dynamiques qui ne doivent pas être figées, ces relations trouvent leurs dynamiques dans la dialectique qu'il y a entre les partenaires, cette dialectique ne peut exister que si il y a une acceptation et une certaine harmonisation de la relation du couple avec l'ambiant sociale. Il en va de meme avec les enterrements, le travail de deuil est une relation dynamique avec la mort, si il n'y a pas de cérémonie d'enterrement, le travail de deuil ne peut pas commencer par ce qu'il est gelé par la révolte a la non acceptation sociale de la mort.

14- de la meme manière, le rapport de l'homme a son corps est un rapport dynamique, un va et viens entre l'esprit et le corps, qui ne cesse d'évoluer toute la vie durant, si un homme en montrant son corps se place en opposition avec le milieux ambiant, il va geler sa relation au corps dans l'affirmation de cette violence, et il ne peut plus évoluer dans le rapport de l'acceptation de son corps. Lorsque le talmud dit que" parler c'est perdre ses sentiments" il met en opposition deux types de sentimentalité chez l'homme la première est statique, c'est celle qu'il faut garder en soi a tout prix et ne pas exprimer pour ne pas la perdre, dans ce cas la tsniout est dans le silence. La deuxième, est une sentimentalité dynamique qui évolue en l'homme, dans ce type de sentimentalité l'expression est salvatrice puisque la parole est la libération d'un état présent qui permet d'aborder l'étape suivante de la dialectique, ici la tsniout c'est l'expression.

15- je vais essayer d'expliquer cette idée en faisant référence à la culture contemporaine. Si on fait une lecture croisée de Sartre et de camus on est amuse de voir comment les deux mondes ne se touche pas. Camus, c'est le monde de l'homme moderne en vacances, il est la plus part du temps en train de bronzer en prenant des bains a la plage, (autre variante en train de faire du tourisme en Italie ou il fait toujours beau) en regardant les jolies filles, derrière ses lunettes de soleil il se dit "que le monde est absurde, et comme c'est bien ainsi" (les moment de pessimismes dans l'œuvre de camus la peste etc.. sont en général la pour mettre en valeur les moments lumineux), par contre chez Sartre c'est l'homme moderne au travail, il fait toujours gris, les femmes sont moches, l'homme est enferme dans un rôle social qu'il doit jouer jusqu'au bout, mais dans lequel il ne se reconnait pas, et lorsqu'il cherche a se révolter face a l'absurdité de la vie il se rend compte que ,son choix aussi est absurde, et il se dit dans son cubicule "comme la vie est absurde, et comme c'est angoissant". Ce qui est criant dans cette lecture croisée, c'est que pour camus qui est le chantre de l'osmose avec la nature et de l'amour de la vie, le monde social n'existe pas du tout, c'est un décor lointain, les femmes sont des corps, voila tout. Pour Sartre c'est la le rapport a la nature n'existe pas. Comme si, les deux univers, celui de Sartre et celui de camus, le rapport social et le rapport à la nature, étaient deux univers parallèles qui ne se rencontrent jamais.

16- ce monde syncope, ou l'homme est pris dans un rythme violant entre l'abandon lascif à la nature, et entre une identification productrice à un rôle sociale ou la nature disparait, ce monde, ou la seule constante est l'absurdite, c'est le monde d'aujourd'hui. C'est très criant lorsque l'on regarde les rues de Midtown pendant les heures de pointes on est pris dans un rythme violant qui se répète a l'infini ou toutes les notes sont les mêmes (comme de la musique techno) un mec en costard cravate, une meuf a moitie a poil, un mec en costard cravate, une meuf a moitie a poil etc. ou est l'erreur?

17- l'erreur tient au fait que le rapport de l'homme a son corps et a la nature est un rapport dynamique et évolutif, ce n'est pas un abandon pur et simple comme le pensait camus, le corps dialogue silencieusement avec l'esprit, le talmud le dit "le vin et les parfums rendent intelligent" le talmud dit que, si je suis en train de sentir un parfum de vétiver lorsque je réfléchis je ne vais pas penser de la meme manière que si je reflechis en sentant de la vanille. Le talmud continue en disant que" la torah ne peut être étudiée qu'avec largesse d'esprit, et les beaux habits élargissent l'esprit de l'homme", l'homme ne pense pas de la même manière si il porte un cravate rouge ou une cravate bleue ou pas de cravate du tout. (Pour être tout à fait honnête, le talmud dit aussi qu'une belle maison et une belle femme élargissent aussi l'esprit de l'homme, mais lorsqu'il parle d'une belle femme le talmud spécifie qu'il veut dire une femme bien habille) Le rapport de l'homme a la perception de la nature et de son corps, évolue avec lui, et, puisque le rapport évolue et qu'il est dialectique, nous avons montre qu'il avait besoin d'une acceptation sociale, d'une expression, si non, il reste gele dans le rapport nu de la violence face a la société, cette expression c'est la pudeur, c'est à dire l'habit. Dans la cabale le monde est l'habit de d', la parole l'habit de la pensée, on a bien comprit que le contraire d'un habit ce n'est pas simplement la nudité ou il n'y a que violence, c'est aussi l'uniforme ou il n'y a que silence. (La gemarah dit qu'il faut mettre plus d'argent dans ses habits que dans sa nourriture.) (Si l'uniforme est une sorte de nudité cela expliquerait l'attrait des femmes pour les hommes en uniforme)

18- le talmud raconte l ` histoire d'un rav qui avait vu un jeune homme et une jeune fille qui allaient faire la route ensemble par un chemin isole, il s'est dit, il faut que je les surveille pour qu'il ne fasse pas de bêtises, lorsque le jeune homme et la jeune fille se sont dit en revoir, le rav est rentre chez lui, et il etait triste, il s'est dit "si moi j'avais été a la place du je une c'est sure que je me serais fait la fille" son rav est venu le consoler en lui disant "ne soit pas triste, par ce que plus quelqu'un s'élève spirituellement, plus son penchant et la force de sa nature s'élève avec lui". Ce que le talmud veut dire, c'est que la torah n'est pas un rapport de violence au corps, c'est au contraire un travail d'acceptation de son corps.

19- Lorsque les sages conseillent d’au contraire ils cassent la violence qu'il y aurait dans la dialectique corps-esprit, qui deviendrait un rapport absurde d’alternance de violence pure, si on ne faisait pas de transition. La torah cherche à créer une harmonisation entre le corps et l'esprit, un "être la" du corps au moment de spiritualité et ceci grâce a la pudeur, qui est un hommage rendu au corps par l'esprit. Et cette harmonisation permet de redonner un sens au tissu social puisque c'est une communication.

©2018 by Uriel Aviges.