• Rav Uriel Aviges

Vayetse 5775



Les documents

Genèse 30 -31

Donne moi mes femmes et mes enfants, ces femmes pour lesquelles je t'ai servi et que je m'en aille: car tu sais toi même avec quel zèle je t'ai servi." 27 Laban lui répondit: "Ah! Si je trouvais grâce à tes yeux! J'avais bien auguré; l'Éternel m'a béni à cause de toi." 28 II continua: "Dicte moi ton salaire, je le donnerai." 29 Il lui répondit: "Tu sais comment je t'ai servi et ce qu'est devenu ton bétail entre mes mains. 30 Oui, de faible qu'il était avant moi, il s'est accru considérablement et l'Éternel t'a béni grâce à moi. Et maintenant, quand travaillerai-je à mon tour pour ma famille?" 31 II répondit: "Que te donnerai-je?" Jacob répliqua: "Tu ne me donneras rien; mais si tu m'accordes la chose que voici, je recommencerai à conduire ton menu bétail, à le surveiller. 32 Je passerai en revue tout ton bétail aujourd'hui pour en écarter tous les agneaux pointillés et mouchetés et tous les agneaux bruns, parmi les brebis et les chevreaux mouchetés et pointillés, parmi les chèvres: ce sera mon salaire. 33 Mon droit parlera pour moi au jour à venir, où tu viendras vérifier mon salaire par tes yeux tout ce qui ne sera pas pointillé ou moucheté parmi les chèvres, brun parmi les brebis, je l'aurai volé." 34 Laban répondit: "Bien; qu'il en soit comme tu as dit." 35 Il mit à part, ce jour même, les boucs rayés ou mouchetés, toutes les chèvres pointillées ou mouchetées, tout ce qui était mêlé de blanc et toutes les brebis brunes et il les remit entre les mains de ses fils. 36 Il mit une distance de trois journées entre lui et Jacob; et Jacob conduisit paître le reste du troupeau de Laban. 37 Or, Jacob se pourvut de rameaux verts de peuplier, d'amandier et de platane; il y pratiqua des entailles blanches en mettant à découvert la blancheur des rameaux. 38 Il fixa les rameaux, ainsi écorcés, dans les rigoles, dans les auges où le menu bétail venait boire en face du menu bétail et entrait en chaleur en venant ainsi boire. 39 Les brebis s'échauffèrent devant les rameaux et produisirent des agneaux rayés, pointillés, mouchetés. 40 Ces agneaux, Jacob les tenait à distance et il tournait la face du bétail de Laban, du coté des tachetés et des bruns; plus tard il les réunit en troupeau pour lui seul et ne les mêla point au bétail de Laban. 41 Or, chaque fois que les brebis se livraient avec ardeur à l'accouplement, Jacob exposait les rameaux à leurs regards, dans les rigoles, pour qu'elles conçussent devant ces rameaux, 42 mais quand elles s'y livraient languissamment, il ne le faisait point: de sorte que les agneaux débiles furent pour Laban, les vigoureux pour Jacob. 43 Cet homme s'enrichit prodigieusement; il acquit du menu bétail en quantité, des esclaves mâles et femelles, des chameaux et des ânes.

 Or, il fut instruit des propos des fils de Laban, qui disaient: "Jacob s'est emparé de tout ce que possédait notre père; c'est des biens de notre père qu'il a créé toute cette opulence." 2 Jacob remarqua que la face de Laban n'était plus à son égard comme précédemment. 3 Et l'Éternel dit à Jacob: "Retourne au pays de tes pères, dans ton lieu natal; je serai avec toi." 4 Alors Jacob envoya quérir Rachel et Léa aux champs, près de son troupeau; 5 et il leur dit: "Je vois, au visage de votre père, qu'il n'est plus pour moi comme hier ni avant hier; mais le Dieu de mon père a été avec moi. 6 Pour vous, vous savez que j'ai servi votre père de toutes mes forces, 7 tandis que votre père s'est joué de moi et dix fois a changé mon salaire; mais Dieu n'a pas permis qu'il me fit du tort. 8 Lorsqu'il parlait ainsi: ‘Les bêtes pointillées seront ton salaire’, tout le bétail produisait des animaux pointillés; disait-il: ‘Les rayés seront ton salaire’, tout le bétail en produisait des rayés. 9 C'est Dieu qui a dégagé le bétail de votre père et me l'a donné. 10 Or, à l'époque où les troupeaux s'accouplent, je levai les yeux et j'eus une vision et voici que les mâles qui fécondaient le bétail étaient rayés, pointillés et grivelés. 11 Un envoyé du Seigneur me dit dans la vision: ‘Jacob!’ Je répondis: ‘Me voici.’ 12 II reprit: ‘Lève les yeux et regarde; tous les mâles qui fécondent le bétail sont rayés, pointillés et grivelés. C'est que j'ai vu la conduite de Laban à ton égard. 13 Je suis la Divinité de Béthel, où tu as consacré un monument, où tu as prononcé un vœu en mon honneur. Maintenant, dispose-toi à sortir de ce pays et retourne au pays de ta naissance.’ " 14 Pour réponse, Rachel et Léa lui dirent: "Est il encore pour nous une part et un héritage dans la maison de notre père? 15 N'avons nous pas été considérées par lui comme des étrangères, puisqu'il nous a vendues? Il a consommé, oui, consommé notre bien! 16 Certes, toute la fortune que Dieu a retirée à notre père, elle est à nous et à nos enfants; et maintenant, tout ce que Dieu t'a dit, fais le."

Baba kamah 27

R. Hisda dispatched [the following query] to R. Nahman: As there has already been fixed a fine12  of three sela's13  for kicking with the knee; five for kicking with the foot; thirteen for a blow with the saddle of an ass — what is the fine for wounding with the blade of the hoe or with the handle of the hoe? — The reply was forwarded [as follows]: 'Hisda, Hisda! Is it your practice in Babylon to impose fines? (For the judicial right to impose fines is confined to Palestinian judges)  Tell me the actual circumstances of the case as it occurred.' He15  thereupon dispatched him thus: There was a well belonging to two persons. It was used by them on alternate days.16  One of them, however, came and used it on a day not his. The other party said to him: 'This day is mine!' But as the latter paid no heed to that, he took a blade of a hoe and struck him with it. R. Nahman thereupon replied: No harm if he would have struck him a hundred times with the blade of the hoe. For even according to the view that a man may not take the law in his own hands17  for the protection of his interests, in a case where an irreparable loss is pending18  he is certainly entitled to do so.

It has indeed been stated: Rab Judah said: No man may take the law into his own hands for the protection of his interests, whereas R. Nahman said: A man may take the law into his own hands for the protection of his interests. In a case where an irreparable loss is pending, no two opinions exist that he may take the law into his own hands for the protection of his interests: the difference of opinion is only where no irreparable loss is pending. Rab Judah maintains that no man may take the law into his own hands for the [alleged] protection of his interests, for since no irreparable loss is pending let him resort to the Judge; whereas R. Nahman says that a man may take the law into his own hands for the protection of his interests, for since he acts in accordance with [the prescriptions of the] law, why [need he] take the trouble [to go to Court]?

R. Kahana [however] raised an objection; Ben Bag Bag said;19  Do not enter [stealthily] into thy neighbour's premises for the purpose of appropriating without his knowledge anything that even belongs to thee, lest thou wilt appear to him as a thief. Thou mayest, however, break his teeth and tell him, 'I am taking possession of what is mine.'20

רא"ש מסכת בבא קמא פרק א סימן כ

והר"מ הלוי ז"ל כתב הא דאמרינן אי תפס לא מפקינן מיניה היינו דוקא כשיעור נזקיה או בציר מנזקיה אבל טפי מנזקיה כגון תשלומי כפל וד' וה' אי תפס מפקינן מיניה דלא אשכחן דאמור רבנן גבי נזקין דאי תפס לא מפקינן מיניה אלא במאן דלא תפס טפי מנזקיה כגון פלגא נזקא או כגון ההוא תורא דאלס ידיה דינוקא לקמן בפרק החובל (דף פד א) ועוד תקנתא דעבדו ליה לניזק הוא וכי עבדו ליה לניזק תקנתא בקרנא דלא ליפסוד ממוניה אבל לארווחיה מידי ממונא דאחריני לא תקינו ליה ולא נראה לי דלאו תקנתא היא אלא דינא הוא דמדאורייתא מחייב ליה אלא שאין לו דיין בבבל שיכופנו ליתן לו בכל כה"ג עביד איניש [דינא] לנפשיה ולא מפקינן מיניה עד דיהיב כל דמחוייב ליה מדאורייתא ויראה לי שאם בא הניזק לפני ב"ד ואמר קבלו עדותי שאם אתפוש ממונו היום או מחר שלא יוציאנו מידי שאין ב"ד נזקקין לקבל עדותו דכיון דאין דנין דיני קנסות בבבל גם אין נזקקין לקבל עדותו לזכותו אם יתפוס כדאמרינן דאין מועד בבבל דאין ב"ד נזקקין לקבל העדאה אע"פ שאין עתה הוצאת ממון אבל אם תפס הניזק ותבעו המזיק לדין אמרינן לניזק שיביא עדים ואם יראה לדיינים שבדין תפס אומרים למזיק אין אנו דנין לחייבך קנס אבל אם תרצה לפדות מה שתפס משלך תן לו כך וכך ממון דהכי אמור רבנן אי תפיס לא מפקינן מיניה ואם תפס יותר אמרינן לו להחזיר המותר ואם לא הביא עדים שראוי לזכות בהם אומרים לו שיחזיר מה שתפס

Et le rav moshe levy a ecrit  « même si un homme est autorisé de prendre la chose qui lui a été volée c’est uniquement l’equivalant de sa perte, mais il ne peut pas prendre le double  le triple ou le quadruple.., mais moi il me semble que ce n’est pas un decret d’ordre rabinique mais bien une loi de la torah. Donc, il se trouve que celui qui a pris de force, mérite de droit, selon la torah, le double le triple ou le quadruple. Si une personne vient au beth din en disant « recevez mon temoignage !, puisque je vais prendre chez mon ami ce qu’il me doit », on ne recoit pas son temoignage. Mais, si il  va de lui même chez son ami prendre le double le triple ou le quadruple, et que la personne cambriolé vient se plaindre, on dit a la personne qui a été cambriolé, « si tu veux reprendre tes biens, tu dois payer tant et tant d’argent ». Si le cambrioleur a pris plus que le montant des pénalités prevues, alors on l’oblige a payer la difference.

Berahot 5 b

Once four hundred jars of wine belonging to R. Huna turned sour. Rab Judah, the brother of R. Sala the Pious, and the other scholars (some say: R. Adda b. Ahaba and the other scholars) went in to visit him and said to him: The master ought to examine his actions.18  He said to them: Am I suspect in your eyes? They replied: Is the Holy One, blessed be He, suspect of punishing without justice? — He said to them: If somebody has heard of anything against me, let him speak out. They replied: We have heard that the master does not give his tenant his [lawful share in the] vine twigs. He replied: Does he leave me any? He steals them all! They said to him: That is exactly what the proverb says:19  If you steal from a thief you also have a taste of it! (Even if your tenant is a thief this does not free you from giving him his lawful share.)  He said to them: I pledge myself to give it to him [in the future]. Some report that thereupon the vinegar became wine again; others that the vinegar went up so high that it was sold for the same price as wine.

Ketouvoth 52b

IF SHE SUSTAINED AN INJURY IT IS HIS DUTY TO PROVIDE FOR HER MEDICAL TREATMENT. Our Rabbis taught: A widow is to be maintained from [her husband's] orphans' estate; and if she requires medical treatment, it is regarded7  as maintenance. R. Simeon b. Gamaliel ruled: Medical treatment of a limited liability may be deducted8  from her kethubah but one which has no limited liability9  is regarded10  as maintenance. Said R. Johanan: Blood letting in the Land of Israel11  was regarded as medical treatment of no limited liability.12  R. Johanan's relatives had [to maintain] their father's wife who required daily medical treatment. When they came to R. Johanan (Seeking advice on how to escape the constant drain on their resources.)  he told them: Proceed to arrange with a medical man an inclusive fee. (go fix something for him, for a healer'. Since their liability would thereby become limited they would be entitled to deduct it from the woman's kethubah)  [Later, however], R. Johanan remarked: 'We have put ourselves [in the unenviable position] of15  legal advisers'. (  'those who arrange (the pleas) before the judges'. It is forbidden for a judge to act, even indirectly, as legal adviser to one of the litigants, v. Aboth) What, however, was his opinion at first, (When he gave his advice to his relatives.) and why did he change it in the end!18  At first he thought [of the Scriptural text,] And that thou hide not thyself from thine own flesh”,( teaching the obligation of assisting one's relatives),  but ultimately he realized [that the position of] a noted personality is different [from that of the general public]. (A judge must subject himself to greater restrictions in order to be free from all possible suspicion of partiality.)

©2018 by Uriel Aviges.