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  • Rav Uriel Aviges

Pourim 5774

Dans ce cours nous parlons du lien existant entre l'integration sociale et le lien au divin tel qu'il apparait dans la meguilah. Nous parlons du sens du déguisement de Pourim et de la necessite de porter un masque pour gerer son rapport aux autres et son rapport a D. L'identité est un masque irrationnel, une invention insensée, mais sans elle, l'individu comme le peuple n'ont pas d'unite.


« La drogue, l’horreur et la colère, le suicide sont, avec la religion, le seul espoir qui demeure » Pier Paolo Pasolini

« Qu’est ce qu’on fait après l’orgie ? » Jean Baudrillard

1- La religion et la construction identitaire

La fête de pourim est célébrée à travers l’accomplissement de quatre commandements : la lecture de la meguilah, l’envoi de nourriture à ses amis, un festin alcoolisé, et le don aux pauvres. Parmi ces quatre mitsvot, il y en a trois « ben Adam lahavero », il y en a trois qui ont trait au rapport avec son prochain. La seule mitsvah de pourim qui n’a pas pour but de resserrer les liens sociaux est la mitsvah de la lecture de la meguilah. 

Ceci peut paraitre étonnant, car en général, lorsque l’on célèbre une fête religieusement, le but de la célébration est de se souvenir des erreurs passées pour les éviter dans le futur. En général, les préceptes associés à une fête s’opposent aux erreurs commises.

Or, dans la meguilah, il n’est jamais mentionné que les juifs ont manqué d’unité à l’époque de la reine Esther. Il n’est jamais dit dans la meguilah que les juifs se détestaient ou qu’ils étaient désunis, au contraire, lorsqu’Hamann veut détruire les juifs, il dit à leur sujet « il y a un peuple uni et éparpillé parmi la nation ». Il est donc étonnant que les mitsvot de pourim soient essentiellement orienté sur l’unification du peuple.

Le talmud explique que les juifs ont été condamnés à être exterminé à l’époque d’Esther, par ce qu’ils se sont prosternés aux idoles païennes, ou par ce qu’ils ont joui du banquet d’Assuérus dans le but de s’assimiler à la nation perse. Ces fautes, sont des fautes commises à l’encontre de D, pas a l’encontre d’autres hommes. Il aurait donc été plus logique que les mitsvot qui commémorent les événements de pourim soit des mitsvot « ben Adam lamakom », des commandements concernant le rapport au divin. Comment se fait il donc que les préceptes de pourim concernent les rapports sociaux les liens aux proches et aux pauvres ?

La réponse à cette question est simple. La reine Esther nous apprend dans la meguilah, que l’on ne peut pas séparer le social du religieux. Tous les problèmes religieux ont une origine sociale. Si un individu peut s’épanouir socialement, il n’a aucune raison d’être « fâché » avec D.

Si les juifs ont cherché à s’assimiler, c’est par ce que socialement, l’identification au judaïsme ne fonctionnait plus.

(En général, toutes les femmes dans la bible et la littérature rabbinique, expriment le fait qu’il ne peut pas y avoir de dévoilement du divin, si l’environnement social est toxique.)

Le message de pourim consiste à dire que si on arrive à créer une société socialement intégrée où tout le monde à sa place, il est évident que D sera présent. Car, lorsqu’un individu est épanoui socialement, il cherche spontanément à se lier au divin. La révolte contre D est toujours une révolte contre un environnement social invivable. 

Comme le dit le talmud, au nom de rabbi Chimon bar Yohai « les juifs ont fait semblant de se prosterner aux idoles, ils n’y croyaient pas vraiment, ainsi à pourim, D a fait semblant de les exterminer ». La révolte contre D n’existe pas, on se révolte toujours contre une condition ou une société inacceptable. La révolte contre D est l’expression d’une révolte contre une identité sociale invivable.

Se révolter contre D, c’est se révolter contre son identité. 

L’Europe est entrée dans une crise identitaire qu’elle ne peut pas résoudre, lorsqu’elle a décidé de se révolter contre D. Il ne peut pas y avoir de construction identitaire sans D, ou même sans religion. 

2- Raison et identité.

A part les quatre mitsvot explicites dans la meguilah, il y a des coutumes associées à pourim, le minhag de se déguiser et celui de se saouler. Le chulhan aruch dit : « un homme doit se saouler à pourim, jusqu'à ce qu’il ne puisse plus faire la différence entre « béni soit Mordehai et maudit soit Hamann ». Pourim est une fête ou l’on célèbre l’irrationnel. La traduction du mot « pourim » est « les sorts » ou « les hasards », le hasard s’opposant à la nécessité de la raison.

Le talmud et le midrash disent que dans le banquet d’Assuérus, la nourriture était cachère, il y avait une séparation entre les hommes et les femmes. Les hommes mangeaient dans un palais et les femmes dans un autre. Si les juifs sont condamnés par la torah pour avoir participé au banquet d’Assuérus, ce n’est pas parce qu’ils ont transgressé la halacha, c’est par ce qu’ils ont voulu s’assimiler à la nation perse, et qu’ils ont renié leur identité juive.

Les juifs étaient prêts à garder la halacha et la pratique des mitsvot, mais ils ne voulaient pas assumer l’identité juive. Ils ne voulaient pas assumer ou rester fidèle à une identité nationale distincte. C’est d’ailleurs ce que Hamann dit a Assuérus « il y a un peuple uni, mais éparpillé dont les lois et les coutumes sont différentes ».

Les juifs étaient unis uniquement par la pratique des commandements, mais, ils n’avaient pas le folklore identitaire qui accompagnait ces commandements. Ils ne mangeaient pas de guefilt fish ou de dafinah, ils ne portaient pas de shtreimel ou de djellaba, il ne faisait pas le henné ou le beideken.

Or, c’est justement le fait d’avoir une identité folklorique qui permet de gérer les rapports avec les nations environnantes. Les français ne comprennent pas vraiment la différence entre Maimonide et Platon, ou entre moise et jésus, mais ils comprennent bien la différence entre un couscous boulette et une blanquette de veau.

L’identité folklorique permet au non juif d’identifier le juif, et, de ce fait elle permet au juif d’assumer son rapport au non juif. L’identité folklorique est un repère nécessaire permettant de s’épanouir socialement et religieusement.

L’identité folklorique est un masque, c’est un déguisement et une comédie, un « pourim spiegel ». L’identité repose toujours sur des coutumes irrationnelles. En s’identifiant à une culture, l’homme sort du monde de la rationalité. C’est le sens de la mitsvah de se saouler à pourim jusqu'à ce que l’on perde conscience du bien ou du mal. Pour assumer une identité il faut sortir du rationnel.

Ce qui est vrai au niveau national est aussi vrai au niveau de l’individu.

Pour gérer son rapport aux autres l’homme doit s’identifier à une image, il doit se créer un masque, même si ce masque n’est pas justifiable par la raison. C’est ce masque qui permet de gérer le rapport à autrui, de filtrer les influences extérieures, à mitiger l’affirmation de soi avec l’adaptation à l’autre. 

C’est en s’identifiant à une image en portant un masque que l’on gère le rapport à autrui. 

L’identification individuelle s’appuie toujours sur des éléments superflus et irrationnels, la couleur de ses cheveux, la taille de son corps, le son de sa voix, le style de ses habits. De même, un peuple s’identifie plus par sa cuisine, ou par son mode vestimentaire, que par sa littérature ou par sa philosophie.

3- Identité et désir

L’identification à une image permet aussi de gérer les désirs. C’est l’image que l’on a de soi et que les autres ont de nous, qui nous permet de contrôler nos pulsions. 

On peut dire qu’il y a deux manière de se sentir exister, soit en désirant, soit en s’identifiant à une image.

Ces deux manière d’être s’excluent mutuellement, plus on s'identifie à une image que l’on a de soi ou que les autres nous renvoie de nous, moins on désire et parallèlement, plus on désire plus on s’abstrait à la conscience d’être une image.

Il existe une contradiction inhérente entre le narcissisme esthétique et le désir.

La femme qui s’identifie à une actrice ou à une model arrive à contrôler son appétit, par ce que l’identification à une image la fige, en la privant de tout désir. De même le bahour yeshivah ou le kollelman arrive à sublimer leur libido en s’identifiant à l’image du pieux portant barbe et chapeau, par ce que l’identification à une image neutralise la sexualité.

Le talmud dans le traité de sotah dit que Josef a pu s’empêcher d’avoir des relations avec la femme de Putiphar, par ce que le visage de son père lui est apparu par la fenêtre. C’est toujours l’image identitaire qui permet le contrôle de la pulsion.

Lorsque l’on sort du rapport esthétisant à l’image de soi on rentre dans le monde de la pulsion. 

Cependant, le rapport à l’identité n’est pas uniquement inhibiteur du désir, c’est aussi paradoxalement, le rapport à l’image identitaire qui est la source du désir.

La dynamique articulant le rapport à l’image identitaire et le désir fonctionne de deux manières.

Soit, un homme décide de s’identifier à une image dans laquelle il ne se reconnait pas vraiment, dans ce cas, le désir s’alimente de la volonté de devenir l’image à laquelle il s’identifie.

Par exemple, lorsqu’une femme s’identifie à une actrice, au fond d’elle même, elle sait qu’elle n’est pas aussi séduisante que l’actrice, elle va donc désirer séduire pour rendre crédible sa projection identitaire. Le désir peut être une volonté de rendre crédible à ses propres yeux l’image identitaire.

De même, le bahour yeshivah désire apprendre le talmud par cœur pour rendre crédible à ses propre yeux son identification à l’image d’un rav.

Soit, au contraire le désir peut être la volonté de s’affirmer contre une image identitaire dans laquelle on se reconnait trop bien.

Lorsque l’identification sociale fonctionne trop bien, lorsque l’homme se sent piégé dans un rôle qu’il connait par cœur, dans ce cas, son désir s’alimente par la volonté de se révolter contre cette image. Dans ce cas, l’homme cherche à se montrer à lui même qu’il est libre et qu’il n’est pas enfermé dans la représentation prédictible qu’il a de lui même.

Dans la bible, ces rapports complexes entre l’identité et le désir sont toujours représentés à travers les enfants de Rachel. 

Tous les enfants de Rachel sont déguisés, les frères de Josef ne le reconnaissent pas, par ce que Josef porte un masque, personne ne sait qu’Esther et juive, elle est déguisée. Personne ne sait ce qu’elle pense au fond, est ce qu’elle aime Mordehai ? Est ce qu’elle aime Assuérus ? De même Daniel cache son attachement à la torah. Ce rapport ambivalent à l’identité est appelé par le talmud la « force du silence ».

Tous les enfants de Rachel sont des numéros deux. Josef est vice roi, Mardochée et Daniel aussi, Esther est une reine, mais son mari à pouvoir de vie ou de mort sur elle. Être un numéro deux signifie vivre un rapport ambivalent avec une image de numéro un, que l’on désir être et que l’on ne sera jamais.

Le roi Saül, le grand père de Mordehai et Esther, aurait du être un numéro deux, il était le premier roi d’Israël, mais son rôle était justement de préparer la royauté des enfants de Leah. Comme son fils Jonathan le dit a David « toi tu seras le roi et moi je serais ton numéro deux »

Pourquoi Saül a-t-il été éradiqué du pouvoir ? Le talmud dit que la raison pour quelle Saül a été évincé du pouvoir, c’est par ce qu’il n’avait aucun défaut, et qu’il n’avait fait aucune faute. (Yomah ~21)

Pourtant, dans le texte de la bible, il apparait que Saül a fauté à deux reprises. D’abord lors de la première guerre contre les philistins, le prophète Samuel a demandé à Saül de l’attendre pour lancer l’attaque contre les ennemis, mais Saül à lance l’attaque seul sans attendre le prophète. A cette occasion le prophète Samuel dit a Saül : « si tu n’avais pas fais cette faute, tu aurais été rois toi et toute ta descendance aussi, mais, puisque tu ne m’a pas attendu, tu seras roi toi mais pas tes enfants. Ensuite, dans une autre guerre, Saül n’a pas tué le roi d’Amalek, contrairement à ce que le prophète lui avait demandé. 

Alors, comment comprendre les paroles du talmud lorsqu’il dit que la raison pour laquelle Saül a été éradiqué c’est par ce qu’il n’avait fait aucune faute ? 

L’explication est la suivante, la raison pour laquelle Saül a fauté, c’est justement par ce qu’il était trop parfait, le script était déjà écrit d’avance. Saül est décrit dans le texte comme l’homme le plus parfait de sa génération, les versets disent que les hommes les plus haut d’Israël lui arrivaient à la taille.

A partir de ce moment là, Saül n’avait plus qu’à réciter son rôle. Il se sentait condamné à jouer un rôle écrit d’avance, où il n’était pas libre. C’est pour cela qu’il a délibérément fait des erreurs, sa vie n’avait plus de sens, elle ne pouvait se terminer que par un suicide.

Saul se suicide après une défaite, mais il aurait pu se suicider après une victoire, pour lui cela ne faisait aucune différence.

Les sages disent que Mordehai et Esther ont réparé la faute commise par le roi Saül. (Je dois le devar torah qui vient, à mon beau frère Franck Benhamou chlitah). Qu’a fait Mardochée ? Il a demandé à Esther de taire son origine. Que se serait-il passé si Esther avait dit à Assuérus qu’elle était juive depuis le début ? Surement qu’Hamann n’aurait même pas essayé de faire un décret contre les juifs, cela aurait été trop risqué pour lui.

De plus, lorsque Mordehai refuse de se prosterner à Hamann il met tous les juifs en danger.

En fait, sans l’intervention de Mordehai l’histoire de pourim n’aurait pas eu lieu. Esther aurait dit qu’elle était juive, les juifs auraient eu beaucoup de droit et de pouvoir, le happy end était écrit d’avance. Mordehai ne veut pas vivre une histoire écrite d’avance, c’est pour cela qu’il dit à Esther de ne pas dire qu’elle est juive, c’est pour cette raison qu’il ne se prosterne pas devant Hamann.

Toute l’histoire de pourim est une simulation, c’est une pièce de théâtre où tout le monde est manipulé par Mordehai. Mordehai laisse Hamann construire son plan, pour pouvoir prendre sa place, plus Hamann cherche à monter, plus Mordehai est sur d’augmenter son pouvoir à la fin.

Mordehai n’a jamais eu peur, il a tout organisé depuis le début, son but est de prendre la place d’Hamann et de faire faire techouvah aux juifs.

Plus Hamann fait des plans, plus il s’enfonce, il ne fait que construire sa propre potence. Mordehai met le peuple en danger pour assouvir ses ambitions personnelles (c’est pour cela qu’a pourim il faut comprendre qu’il n’y a pas de différence entre maudit son Hamann et béni soit Mordehai).

Ce comportement de Mordehai est comparable à celui de Josef, qui ne dit pas à son père qu’il est vivant et qui met ses frères en prison en les accusant d’être des ennemis. Josef comme Mardochée, simule la catastrophe, pour faire peur au juif, leur faire faire techouvah et dans le même temps assoir son pouvoir personnel.

Josef comme Mordehai trouve la solution au désir suicidaire de Saül, en jouant le jeu de l’engagement politique.

Lorsque napoléon a instauré le concours d’agrégation en France, il a dit : « maintenant, j’ai fait un jeu même pour les plus sérieux !». L’engagement politique est une farce, mais il est le seul jeu crédible pour l’élite, l’autre option c’est le suicide.


Les documents

Lettres de Scholem a Hannah Arendt

In an exchange of letters subsequently published in Encounter, Hannah Arendt’s friend, the scholar Gershom Scholem, accused her of using a ‘heartless, frequently almost sneering and malicious tone.’ ‘Your account,’ he wrote, ‘ceases to be objective and acquires overtones of malice.’ Scholem explained why the Jewish critics at least were so upset by the book: ‘In the Jewish tradition there is a concept, hard to define and yet concrete enough, which we know as Ahabath Israel: “Love of the Jewish people....” In you, dear Hannah ... I find little trace of this.’ Since the subject was the destruction of a third of the Jewish people, ‘I have little sympathy with that tone – well expressed by the English word “flippancy” – which you employed so often in the course of your book. To the matter of which you speak it is unimaginably inappropriate.’

In the early edition of the book, subsequently changed, Arendt had referred to Leo Baeck ‘who in the eyes of both Jews and gentiles was the “Jewish Führer.”’ Scholem inveighed: ‘the use of the Nazi term in this context is sufficiently revealing. You do not speak, say, of the “Jewish leader,” which would have been both apt and free of the German word’s horrific connotation – you say precisely the thing that is most false and most insulting.’ Scholem went on to accuse Arendt of a ‘demagogic will-to- overstatement.’ He added ‘your description of Eichmann as a “convert to Zionism” could only come from somebody who had a profound dislike of everything to do with Zionism.... They amount to a mockery of Zionism; and I am forced to the conclusion that this was, indeed, your intention.’

Arendt’s reply to Scholem was unapologetic:

You are quite right – I am not moved by any ‘love’ of this sort, and for two reasons: I have never in my life ‘loved’ any people or collective – neither the German people, nor the French, nor the American, nor the working class or anything of that sort. I indeed ‘love’ only my friends and the only kind of love

I know of and believe in is the love of persons. Secondly, this ‘love of the Jews’ would appear to me, since I am myself Jewish, as something rather suspect....

Texte 2

Article complet a l’adresse suivante

http://www.bloombergview.com/articles/2013-10-03/where-jewish-life-thrives-in-america

AUTHENTIC EXPERIENCE

Inevitably, BMG represents a limited slice of Jewish life. Its curricular focus on the Talmud largely omits Jewish philosophy, history and literature of even the most traditional kind. Its rigorous and restricted life-world will never be right for the vast majority of American Jews, any more than it was for their European predecessors.

But the yeshiva shows that one kind of authentically Jewish experience is flourishing in America -- and that it is autonomous and independent. Its identity isn’t focused on the Holocaust or on Israel, but on intellectual engagement with the Talmud. The yeshiva is neither Zionist nor anti-Zionist.

Only 5 percent of BMG alumni become congregational rabbis. And 25 percent become educators. The rest are engaged in study for its own sake. They will enter the workforce when they are done; armed with skills of logic, formal reasoning and a type of critical thinking, they largely succeed after training in a professional field or going directly into business.

Graduates of institutions such as BMG won’t solve the demographic challenges to American Jewry highlighted by the Pew study. Moreover, the American Jewish community will not be fundamentally transformed by an Orthodox population that hovers near 10 percent. But BMG matters. It matters for the future of Jews in America precisely because it matters for the future of Judaism in America. By privileging ideas and thought over identity, it proudly stakes out a position of genuine durability.

(Noah Feldman, a law professor at Harvard University and the author of “Cool War: The Future of Global Competition,” is a Bloomberg View columnist. Follow him on Twitter at @NoahRFeldman.)

Texte 3

Esther 9 21-23,

leur enjoignant de s'engager à observer, année par année, le quatorzième jour du mois d'Adar et le quinzième jour, 22 c'est-à-dire les jours où les juifs avaient obtenu rémission de leurs ennemis, et le mois où leur tristesse s'était changée en joie et leur deuil en fête à en faire des jours de festin et de réjouissances et une occasion d'envoyer des présents l'un à l'autre et des dons aux pauvres. 23 Les juifs érigèrent en coutume ce qu'ils avaient commencé de faire et ce que Mardochée leur avait recommandé par écrit….. Et on expédia des lettres à tous les juifs dans les cent vingt-sept provinces de l'empire d'Assuérus, comme un message de paix et de vérité, 31 à l'effet d'instituer ces jours de Pourim à leur date, comme le juif Mardochée et la reine Esther les avaient acceptés pour leur compte et pour le compte de leurs descendants, en ce qui concerne les jeûnes et les supplications y afférentes. 32 L'ordre d'Esther fortifia ces règles relatives à Pourim; et il fut consigné dans un document écrit.

Texte 4

Abaye b. Abin and R. Hananiah b. Abin used to exchange their meals with one another.5 Raba said: It is the duty of a man to mellow himself [with wine] on Purim until he cannot tell thedifference between cursed be Haman’ and ‘blessed be Mordecai’.6 Rabbah and R. Zera joined together in a Purim feast. They became mellow, and Rabbah arose and cut R. Zera's throat.7 On the next day he prayed on his behalf and revived him. Next year he said, Will your honour come and we will have the Purim feast together. He replied: A miracle does not take place on every occasion

Texte 5

R. Simon b. Yohai was asked by his disciples, Why were the enemies of Israel12 in that generation deserving of extermination? He said to them: Do you answer. They said: Because they partook of the feast of that wicked one.13 [He said to them]: If so, those in Susa should have been killed, not those in other parts?14 They then said, Give your answer. He said to them: It was because they bowed down to the image.15 They said to him, Did God then show them favouritism?16 He replied: They only pretended to worship,17 and He also only pretended to exterminate them; and so it is written, For he afflicted not from his heart.

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