• Rav Uriel Aviges

Pessah 5774

Dans ce cours nous parlons de la fete du pessah. La recherche du hamets c'est la recherche des tresors caches que nous avons enfouis en nous et que nous avons oublie. Raconter c'est toujours oublier quelque chose, car on court toujours vers la conclusion pour savoir ce qui arrive a la fin. c'est pour cette raison que l'on n'est jamais fatigue d'ecouter une histoire que l'on a oubliee. La fete de pessah c'est la fete ou l'on capture le present du recit, ou l'on se souvient de tous les tresors que l'on a oublies en nous par ce que nous étions trop presses de connaître la fin de l'histoire.

La fête de Pessah est appelée la fête de notre libération. A Pessah nous sommes devenus libres. A priori la liberté est d’abord un état de l’individu, un homme est libre lorsqu’il peut agir suivant sa propre volonté. Il est difficile d’envisager la liberté au comme un état collectif.

Les philosophes modernes expliquent qu’un état ou qu’une nation, sont libres, justement lorsque les individus qui la constituent jouissent de la plus grande liberté possible. Les philosophes pensent, qu’en général, un état démocratique est plus libre qu’une monarchie, par ce que les individus ont plus de liberté dans une démocratie que lorsqu’ils sont soumis au pouvoir absolu d’un tyran. Il apparait, à première vue, que la liberté est une affaire personnelle, pas l’affaire d’un groupe. 

Car, si la collectivité ou l’état s’arroge le droit de définir la liberté, de facto la liberté de l’individu se trouve réduite. Il est donc étonnant de constater qu’à Pessah, la liberté n’est pas envisagée au niveau de l’individu mais au niveau collectif.

En effet, la liberté de l’individu lui est acquise à sa naissance, la sortie d’Égypte ne semble pas avoir ajouté de liberté au particulier, elle a simplement permis à la nation d’Israël d’exister. La fête de Pessah devrait s’appeler le jour de notre indépendance, le véritable « hag ahatsmaout », pas le jour de notre libération. 

Toutes les mitsvot relative à la fête de Pessah sont des mitsvot collectives, il faut raconter la sortie d’Égypte à ses enfants, manger l’agneau pascal en groupe. La fête de Pessah ne laisse aucune place à la méditation solitaire et à l’isolement. S’il y a une libération personnelle, elle a plutôt lieu à Yom kippour qu’à Pessah. Alors pourquoi la fête de Pessah est-elle appelée le temps de notre libération ?

La réponse à cette question est très simple. On peut la comprendre à partir d’un exemple moderne. Prenons l’exemple du « mouvement de libération de la femme ». Que doivent faire les femmes pour se libérer ? Les modernes orthodoxes ont trouvé une réponse très simple à cette question, il suffit qu’elles étudient le talmud, et qu’elles mettent les tefillin en allant à la synagogue tous les matins comme les hommes, qu’elles deviennent rabbin, en se comportant comme des hommes, les femmes se libèrent automatiquement de leurs condition féminine. (Je pense que si elles voulaient être honnêtes avec elles même, les modernes orthodoxes devraient aussi pratiquer l’excision, car, là, elles seraient vraiment libres). Si D avait demandé aux hommes de casser des cailloux dans une clairière tous les matins et tous les soirs pendant une demi-heure, les femmes se sentiraient libérés si elles en cassaient pendant une heure. Tant que les femmes peuvent faire ce que les hommes font, elles sont libres !

La stupidité des revendications des femmes modernes montre bien qu’il est difficile d’être libre. L’homme a tendance à croire qu’il est libre lorsqu’il peut s’opposer à une loi ou à une identité. Il a tendance à penser que se libérer de la condition féminine c’est être un homme. Se libérer de la condition juive c’est se comporter comme un non juif. Se libérer de la domination d’une mère, c’est devenir gay. Pourtant la caricature de liberté proposée par les féministes montre bien que s’opposer radicalement à un conditionnement extérieur ce n’est pas être libre.

Si les juifs s’étaient définis comme « les non égyptiens », ils n’auraient pas été libres, ils auraient encore été aliénés à l’Égypte, par ce qu’ils auraient été obligés de s’opposer de manière systématique à tout ce que les égyptiens faisaient.

La liberté individuelle est difficile à définir. Sartre et les philosophes existentiels, n’ont pas vraiment réussi à le faire, pour eux la liberté est presque un malaise, puisqu’elle débouche sur l’absurde. Si l’individu cherche à se libérer de tous les conditionnements extérieurs, si il veut décider librement de son comportement, alors tout devient absurde, le bien et le mal n’existent plus, le choix n’a plus sens réel. Si Sartre a raison, l’homme devrait fuir la liberté comme la peste, pourtant, on voit bien que tous les individus aspirent à la liberté, pourquoi ?

Pour Nietzche, l’homme éprouve le besoin de se conformer à une règle morale par ce qu’il aime obéir. L’homme a besoin d’obéir et de se conformer à une loi pour éprouver de l’amour propre et pour s’estimer lui même. Selon lui, derrière toute moral il y a le « tu obéiras, si non tu perdras l’estime que tu as de toi-même ».

Je pense que Nietzche, s’est trompé. L’homme a besoin d’une morale uniquement par ce qu’il veut se sentir libre de la transgresser ou de la suivre. Ce que l’homme cherche à travers la définition des valeurs du bien et du mal, c’est la liberté de se conformer à ces lois ou bien de les transgresser. L’homme ne cherche pas à obéir, il cherche à créer un espace où le choix a un sens, où la tentation existe, où il peut se sentir libre. 

Qu’est ce que l’homme cherche à travers la liberté, à travers le choix, à travers la remise en question du passe ? Il cherche à renaitre. 

L’homme désir la liberté, car à travers la liberté, il pense revivre sa naissance, son renouveau. Lorsqu’un homme ressent qu’il a un choix à faire, et que ce choix remet en question son passé et son conditionnement actuel, il a l’impression de renaitre. Il a l’impression de rajeunir, de rester un enfant. L’homme cherche la liberté par ce que la liberté est pour lui la jeunesse éternelle. 

L’homme recherche la jeunesse, l’enfance et la renaissance à travers la liberté. Mais pourquoi l’homme cherche-t-il tellement à se sentir jeune ? 

Il me semble que la réponse à cette question est la suivante. L’enfant se sent de manière spontanée en osmose avec le monde. Le fait de se sentir « un » avec le monde chez l’enfant, vient du fait qu’il n’a pas une conscience clair de son corps. Au début, l’enfant n’a qu’une conscience diffuse de son corps et de ses sensations, par contre il a une conscience claire de lui-même. Cette conscience de lui même ne le met pas en porte à faux avec l’univers, au contraire, à travers sa conscience de lui même il ressent qu’il fait « un » avec l’univers.

Plus l’enfant prend conscience distinctement de ce que son corps ressent, plus il prend conscience qu’il ne fait pas un avec l’univers. En prenant conscience de son corps, l’enfant crée une identité propre, il s’isole. C'est-à-dire qu’il s’identifie, comme étant n’étant pas « un » avec l’univers. 

Lorsque l’enfant se cogne contre une table, il comprend qu’il a mal, mais que la table n’a pas mal. Il pensait faire un avec l’univers, mais il voit qu’il est séparé de l « ’un » universel. En grandissant l’enfant comprend qu’il est déchiré entre deux rapport avec le monde, soit il fusionne avec l’univers et dans ce cas il se sent étranger à son corps, soit il fusionne avec son corps et dans ce cas il est étranger à l’univers. 

Contrairement à ce que disent Freud et Lacan, je pense que la sensation de fusion avec l’univers n’a rien avoir avec la situation du fœtus dans le corps de la mère, ou même d’un rapport fusionnel avec la mère. Je pense que la sensation de faire « un » avec l’univers vient de la conscience réflective de l’homme.

Dès que l’homme prend conscience du monde qui l’entoure, il prend conscience d’être une partie intégrante de ce monde. En prenant conscience de lui même, l’enfant sait qu’il n’est pas « un » avec son corps, qu’il a un recul par rapport à son corps. Cette « extériorisation » de la conscience, prouve à l’enfant, comme à l’adulte qu’il n’est pas limité par son corps, qu’il n’est pas son corps, qu’au fond, d’une certaine manière, il fait un avec l’univers. 

La sensation d’unité et de symbiose avec le monde n’est pas le sentiment nostalgique d’une période rêvée qui ne reviendra pas, c’est un état présent que chaque être humain ressent du fait même qu’il a conscience de lui-même, qu’il est capable de s’extérioriser de son corps.

Comme nous l’avons dit l’homme se trouve constamment partagé entre deux états contradictoires, soit il fait « un » avec son corps, soit il fait « un » avec l’univers. L’homme est constamment partagé entre ces deux conscience, d’être à « l’intérieur de » son corps et en même temps de le dépasser. 

A travers la liberté l’homme recherche à vivre en osmose avec l’univers. Lorsqu’un homme éprouve un choix, une liberté, il cherche à retrouver l’état virginal, où il faisait un avec le monde, il cherche l’instant du « Bereshit », où tout fait un et tout est possible.

Contrairement à ce que pense Camus, ce n’est pas a travers les sensations de son corps que l’homme arrive à se sentir en osmose avec le monde, c’est à travers la conscience réflective qu’il a de lui même. Contrairement à ce que pense Camus, l’homme s’extrait de cette osmose en prenant conscience de son corps. L’homme crée une identité personnelle en gérant le rapport qu’il lie avec son corps.

Le désir de liberté n’est pas un désir identitaire, c’est au contraire le désir de fuir une identité figée, c’est un désir de faire « un » avec le monde. On comprend donc bien, que la liberté ne peut pas être envisagée comme un état individuel, mais bien au contraire, comme un état collectif. Pour faire « un » avec le monde, il faut faire « un » avec l’autre, il faut que ma conscience de faire « un » avec l’univers me soit rendue par le regard de l’autre. 

L’enfant est traumatisé par le fait que, lorsqu’il se cogne sur une table, il a mal, alors que la table n’a pas mal. Il faut donc que l’autre ne soit pas insensible comme « une table », pour que l’homme puisse me sentir en osmose avec lui. 

Il faut que l’autre prenne conscience de moi pour que je puisse être libre. Si l’autre n’est pas conscient de moi, si je suis conscient de faire « un » avec l’autre, mais que l’autre n’a pas conscience de faire « un » avec moi, je ne peux pas être libre, par ce que je ne peux pas me sentir « un » avec l’univers. 

Dans la nuit de Pessah on accepte le « mauvais », le « Racha », mais on n’accepte pas celui qui sort du groupe, celui qui n’est pas conscient de l’autre. Par ce que pour être libre il faut d’abord être uni sentimentalement et émotionnellement, il faut que l’empathie soit réciproque. Lorsqu’un individu se sent « un » avec le monde qui l’entoure, il est automatiquement libre et il peut renaitre.

La sortie d’Égypte symbolise la sortie d’un environnement toxique qui empêchait aux juifs de se sentir en osmose avec le monde. Les juifs se libèrent à Pessah par ce qu’ils peuvent se sentir en paix avec l’univers environnant, cette paix est recréée chaque année par l’empathie partagée le soir du seder.

On accepte le Racha par ce que l’on sait qu’il fait lui aussi parti de l’univers, et que donc on fait un avec lui et qu’il fait un avec nous.

Le rav Haim de Volozyn dit que l’homme n’a pas besoin de chercher à se rapprocher de D, puisque D est dans l’homme. Ce qu’il veut dire par là, c’est que, dès que l’homme s’échappe de la conscience de son corps et qu’il rentre dans le mode de la conscience réflective, il prend de facto conscience qu’il fait un avec l’univers, comme tous les autres être humains. Des qu’il est dans la modalité de cette prise de conscience, c’est qui D agit a travers lui.

2- l’ordre et le récit, la vie comme un théâtre.

« Parle aux enfants d'Israël et dis-leur: c'est moi, l'Éternel, qui suis votre Dieu! 3 Les pratiques du pays d'Égypte, où vous avez demeuré, ne les imitez pas, »

Lévitique 18

« Nos sages ont dit : « que faisait les égyptiens un homme se mariait avec un homme et une femme avec une femme et une femme se mariait avec deux hommes » (Maimonide, lois des interdits sexuels chapitre 18 -21.)

L’homme sait qu’il fait un avec l’univers à travers la conscience qu’il a du monde. L’homme ne se sent étranger au monde qu’à mesure où il se sent « un » avec son corps. L’homme sait qu’il ne peut être harmonie avec l’univers qu’en s’échappant de son corps. 

La torah propose un système permettant de gérer, le rapport à l’univers et le rapport à son corps. Ce qui s’oppose à ce système c’est la perversion sexuelle.

La torah dit qu’être saint c’est s’éloigner de la perversion sexuelle. Je me suis toujours demandé quel était le lien entre la sainteté, et la morale sexuelle ?

Pourquoi la torah pense-t-elle qu’il faut absolument séparer les hommes et les femmes au moment de la prière ? Pourquoi le lien a D est il opposé au désir sexuel ?

En fait, à travers le sexe et l’amour l’homme cherche à faire « un » avec l’univers et à créer une unité entre la conscience qu’il a de son corps et la conscience qui l’associe a l’univers. A travers l’accouplement, l’homme cherche à fusionner avec l’univers et avec son corps.

La torah propose une solution complètement opposée, par ce qu’elle plaide, au contraire, pour une distinction entre les deux états de la conscience de l’homme. A travers la prière l’homme prend conscience qu’il fait « un » avec l’univers, mais cette prise de conscience s’associe à un détachement d’avec le corps. Au moment de la prière toutes les conditions doivent être réunies pour que l’homme puisse s’échapper graduellement de son identité corporelle.

La torah ne pense pas que l’homme doit prier toute la journée, mais au moment de la prière, il faut que la sensation d’osmose avec l’univers ne soit pas charnelle. 

Le rav Haim de Volozyn explique que la prière est un mouvement de retours de la conscience vers le corps à travers le texte. En demandant à D la santé et la richesse, l’homme recrée une harmonie entre la sensation de faire « un » avec l’univers et la sensation de son corps grâce aux mots de la prière rituelle. 

La prière doit être publique et groupée par ce qu’elle un mouvement d’osmose avec l’univers, et cette osmose ne peut être vécue que si elle est partagée par un groupe. 

La différence entre l’osmose par la prière et l’osmose par la permissivité sexuelle, c’est que dans la prière le retour au corps est ordonné, il suit un ordre graduel, alors que dans l’osmose par la promiscuité, c’est le chaos qui règne. Le désir sexuel ne s’inscrit pas dans un récit construit ayant un début un milieu et une fin, c’est un éclatement désordonné.

La liberté est possible par le « seder » l’ordre. La nuit de seder, tout le protocole du repas est ordonné en détail. L’ordre permet la construction d’un récit, c’est à travers le récit que l’homme peut recréer un lien entre la conscience de son corps, et sa nechamah, c'est-à-dire sa conscience de faire « un » avec l’univers. 

Le récit du seder est une mise en scène, on fait semblant de revivre la sortie d’Égypte. En mettant en scène la sortie d’Égypte on veut montrer que pour nous, la vie est un théâtre. 

Lorsque je disais a un goy que tous les juifs de France allaient en Israël, il m’a répondu : « mais alors, qui va travailler à la radio ou à la télévision maintenant ? », le peuple juif est avant tout un peuple d’acteur.

L’acteur, c’est celui qui se demande : « mais qu’est ce que je fais là ? » mais qui se dit aussi, « faut bien que je joue mon rôle, maintenant que je suis sur scène ! ».

Lorsque l’on va en Israël, tout le monde vous le dira, on se sent àa la maison, les gens disent qu’en Israël il y a une ambiance familiale, je dirais plutôt que c’est une ambiance confraternelle. En Israël on se sent à l’aise, par ce qu’on se sent entre confrères, c'est-à-dire entre comédiens. Israël c’est le pays ou tout le monde se demande, plus ou moins ouvertement : « mais qu’est ce qu’ont fout là ? »

Lorsque l’homme comprend que sa conscience est extérieure à son corps, sa vie devient une pièce de théâtre. L’acteur a du recul face au rôle qu’il doit jouer, ainsi, le soir du seder on comprend que tous les juifs jouent un rôle, que le Racha ne fait que jouer le rôle du Racha, alors qu’en fait, sa conscience et son âme dépasse largement le sens du discours parlé. Il en va de même pour le sage ou l’idiot, ils ne sont que des acteurs qui récitent un rôle. Un des sens du seder de Pessah est de comprendre que pour les juifs la vie est un théâtre. Ceci découle du fait que tous les juifs possèdent au fond la conscience claire de faire « un » avec l’univers.


Les documents

Texte 1 exode 13

Qu'on se souvienne de ce jour où vous êtes sortis de l'Égypte, de la maison de servitude, alors que, par la puissance de son bras, l'Éternel vous a fait sortir d'ici et que l'on ne mange point de pain levé. 4 C'est aujourd'hui que vous partez, dans le mois de la germination. 5 Donc, lorsque l'Éternel t'aura fait entrer dans le pays du Cananéen, du Héthéen, de l'Amorréen, du Hévéen et du Jébuséen, pays qu'il a juré à tes pères de te donner, pays ruisselant de lait et de miel, tu célébreras cette cérémonie dans ce même mois, 6 Sept jours durant, tu te nourriras d'azymes; le septième jour, fête en l'honneur de l'Éternel. 7 On se nourrira de pains azymes durant ces sept jours; et l'on ne doit voir chez toi ni pain levé, ni levain, dans toutes tes possessions. 8 Tu donneras alors cette explication à ton fils: ‘C'est dans cette vue que l'Éternel a agi en ma faveur, quand je sortis de l'Égypte.’

Rashi

C’est pour cela Afin que je puisse accomplir Ses mitswoth comme celles du sacrifice pascal, de la matsa et des herbes amères que voici.

Texte 2 exode 12

Parlez à toute la communauté d'Israël en ces termes: Au dixième jour de ce mois, que chacun se procure un agneau pour sa famille paternelle, un agneau par maison. 4 Celui dont le ménage sera trop peu nombreux pour manger un agneau, s'associera avec son voisin, le plus proche de sa maison, selon le nombre des personnes; chacun, selon sa consommation, réglera la répartition de l'agneau. 5 L'animal doit être sans défaut, mâle, dans sa première année; vous le choisirez parmi les brebis ou les chèvres. 6 Vous le tiendrez en réserve jusqu'au quatorzième jour de ce mois; alors toute la communauté d'Israël l'immolera vers le soir On prendra de son sang et on en teindra les deux poteaux et le linteau des maisons dans lesquelles on le mangera. 8 Et l'on en mangera la chair cette même nuit; on la mangera rôtie au feu et accompagnée d'azymes et d'herbes amères. 9 N'en mangez rien qui soit à demi cuit, ni bouilli dans l'eau mais seulement rôti au feu, la tète avec les jarrets et les entrailles. 10 Vous n'en laisserez rien pour le matin; ce qui en serait resté jusqu'au matin, consumez-le par le feu. 11 Et voici comme vous le mangerez: la ceinture aux reins, la chaussure aux pieds, le bâton a la main; et vous le mangerez à la hâte, c'est la pâque en l'honneur de l'Éternel.

Texte 3 exode 12-39

Ils firent, de la pâte qu'ils avaient emportée d'Égypte, des gâteaux azymes, car elle n'avait pas fermenté parce que, repoussés de l'Égypte, ils n'avaient pu attendre et ne s'étaient pas munis d'autres provisions. 40 Or, le séjour des Israélites, depuis qu'ils s'établirent dans l'Égypte, avait été de quatre cent trente ans. 41 Et ce fut au bout de quatre cent trente ans, précisément le même jour, que toutes les milices du Seigneur sortirent du pays d'Égypte.

Jean de la fontaine

Même beauté, tant soit exquise,

Rassasie et soule à la fin.

Il me faut d’un et d’autre pain ;

Diversité c’est ma devise.

Cette maîtresse un tantet bise

Rit à mes yeux; pourquoi cela ?

C’est qu’elle est neuve ; et celle-là

Qui depuis longtemps m'est acquise

Blanche qu’elle est, en nulle guise

Ne me cause d’émotion.

Son cœur dit oui; le mien dit non ;

D’où vient ? en voici la raison,

Diversité c’est ma devise.

Je l'ai jà dit d'autre façon

Car il est bon que l’on déguise

Suivant la loi de ce dicton,

Diversité c'est ma devise.

Ce fut celle aussi d'un mari

De qui la femme était fort belle.

Il se trouva bientôt guéri

De l'amour qu'il avait pour elle.

Talmud yebamot 63b

R. Isaac, 'A man finds happiness2  only with his first wife; for it is said, Let thy fountain be blessed and have joy of the wife of thy youth';( Qu'ainsi soit bénie ta source, et puisses-tu trouver la joie dans la femme de ta jeunesse! 19 Biche d'amour, gazelle pleine de grâce, que ses charmes t'enivrent en tout temps, et que son amour t'enthousiasme sans cesse )

Berahot 9

R. Abba said: All agree that when Israel was redeemed17  from Egypt they were redeemed in the evening. For it is said: The Lord thy God brought thee forth out of Egypt by night.18  But they did not actually leave Egypt till the daytime. For it is said: On the morrow after the passover the children of Israel went out with a high hand.19  About what do they disagree? — About the time of the haste.20  R. Eleazar b. Azariah says: What is meant by 'haste'? The haste of the Egyptians.21  And R. Akiba says: It is the haste of Israel.22  It has also been taught likewise: 'The Lord thy God brought thee forth out of Egypt by night.' But did they leave in the night? Did not they in fact leave only in the morning, as it says: 'On the morrow after the passover the children of Israel went out with a high hand? But this teaches that the redemption had already begun in the evening.

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