• Rav Uriel Aviges

Omer 5778


  1. Le Omer et l’enfer

La Mishna dans le traité de Eduyot (chapitre 2 Mishna 10) cite l’opinion de rabi Yohanan Ben Nouri : « le jugement des mécréants en enfer dure 7 semaines, la période qui correspond aux sept semaines qui sépare pessah de chavouot. » rabi Yohanan Ben Nourri associe la période du Omer a l’enfer.

Rabi Yohanan ben Nouri déduit son enseignement des derniers versets d’Isaïe (chapitre 66), ces versets parlent de la rédemption messianique et curieusement ils associent cette rédemption avec la punition des mécréants.

Les versets disent « Et l'on amènera tous vos frères du milieu de chaque nation, comme tribut à l'Eternel, sur des chevaux, sur des chars, dans des litières, sur des mulets, sur des dromadaires, vers ma sainte montagne à Jérusalem, dit l'Eternel, comme les enfants d'Israël apportent leurs tributs, dans des vases purs, au temple du Seigneur. 21 Bien plus, j'en élirai parmi eux comme pontifes, comme lévites, dit l'Eternel. 22 Oui ! Comme ces cieux nouveaux et comme cette terre nouvelle que je ferai naître dureront devant moi, dit l'Eternel, ainsi subsisteront votre race et votre nom. 23 Et il arrivera constamment, à chaque néoménie, et d’un Chabat a l’autre, que toute chair viendra se prosterner devant moi, dit l'Eternel. 24 Et on sortira pour contempler les cadavres de ces hommes qui se révoltèrent contre moi, car le ver qui les ronge ne mourra point, ni le feu qui les consume ne s’éteindra ; et ils seront ainsi un objet d'horreur pour toute créature. »

Lorsque le verset dit « d’un sabbat a l’autre, que toute chair viendra se prosterner devant moi, dit l'Eternel. 24 Et on sortira pour contempler les cadavres de ces hommes qui se révoltèrent contre moi. ». Pour rabi yohanan ben Nouri il est questions de pessah et de chavouot. Car la fête de pessah est appelée Chabat, puisque la torah dit (lévitique 23) « vous compterez à partir du lendemain du Chabat » et chavouot est aussi appelée Chabat, puisque le verset « vous conterez jusqu’au lendemain du septième Chabat ».

Rabi yohanan ben Nouri ne peut pas expliquer le verset dans son sens littéral, comme faisant référence au jour du shabbat hebdomadaire, pour deux raisons ; d’abord puisque le feu de l’enfer s’arrête le jour du Chabat, on ne peut donc pas dire que l’on va contempler le feu de l’enfer le jour du Chabat et aussi par ce qu’il n’y pas de mitswah de péleriner au temple le jour du Chabat, au contraire il est dit au sujet du Chabat, « que personne ne sorte de son endroit », or puisque le verset parle d’un pèlerinage, il ne peut s’agir que d’un autre Chabat, lequel ? celui de pessah et chavouot.

La torah semble donc associer la période du Omer a l’enfer

A priori ce rapprochement peut paraitre étonnant, puisque la sortie d’Egypte et le don de la torah, sont des évènements joyeux et la période qui lie ces deux évènements devrait être considérée comme une période de joie.

Comme le dit Nahmanide dans son commentaire sur la torah (lévitique 23, 37), la période du Omer est même une période de demi fête, qui a le statut de « hol amoed ».

Nahmanide dit en effet : « Et il commanda les sept jours de la fête des Matsot, avec la sainteté devant eux (la veille de la fête de pessah on apporte l’agneau pascal) et après eux, (le compte du Omer suit la fête de pessah.) 'car ils sont tous saints et parmi eux est le Seigneur.' Il compta quarante-neuf jours, sept semaines, comme les jours éternels (ou universels), et il sanctifia le huitième, (le jour de chavouot) comme (il sanctifia) le huitième [jour] de la fête (de Soucoth).

Et les jours comptés pendant le Omer ont le même statut que les jours intermédiaires de la fête (hol ha-amoed) entre le premier et le huitième jour du pessah. Et (le huitième jour) c'est le jour du don de la Torah, sur lequel Il leur montra son grand feu. Et par conséquent, en tout lieu, nos rabbins, que leur mémoire soit béni, ont appelé la Fête des Semaines, (chavouot), la convocation (atseret) - comme c'est le cas pour le huitième jour de [Soucoth], que le verset appelle de même ». Les jours du Omer ont le statut de hol amoed, « ce sont les jours éternels parmi lesquelles D réside » pour reprendre l’expression de Nahmanide.

Alors, comment comprendre que dans la Mishna rabi yohanan ben Nuri pense que la période du Omer est la période qui détermine la punition des mécréants en enfer ?

Pour répondre à cette question il faut essayer de comprendre la nature de l’enfer selon la torah.

Le talmud dans Chabat 104 dit « le prince de l’enfer dit au Saint béni soit-Il, « Souverain de l’Univers ! À la mer [YaM]  tous [KoL] ! » (Que tous les êtres humains soient consignés en enfer) Mais le Saint, béni soit-Il, le réprimande, « AHaS, Bet, GIF » Je [les ai] épargnés, parce qu'ils ont méprisé [Ba ' aTu] les plaisirs sensuels“ (littéralement, par ce qu’ils se sont révoltés contre leur corps). Selon le talmud l’enfer attends ceux qui ne se sont pas révolté contre leur corps.

Pour la torah l’enfer est une purification de l’âme dont la nature aurait été souillées par les plaisirs sensuels. En effet, pour la torah il y a une contradiction irréductible entre le confort et le plaisir du corps d’une part et la spiritualité d’autre part. Ce n’est pas que le corps ou que les plaisirs corporels sont essentiellement mauvais ou condamnables, c’est plutôt qu’ils pervertissent l’âme.

Lorsque l’âme se sépare du corps, plus l’âme a été pervertie par le corps, plus elle a besoin de passer par un processus de purification pour se retrouver elle-même.

Ainsi, on peut comprendre pourquoi la période du Omer est associée au cycle de l’enfer. Pessah est le début de la moisson, chavouot, c’est le milieu de la moisson, dans une société agricole, cette période de l’année est la période la plus joyeuse, puisque le cultivateur remplie sa grange et récolte enfin le fruit de son travaille, en général il comprend qu’il aura de quoi subsister au moins jusqu’à l’année prochaine, son compte en banque est plein.

Ces bénédictions matérielles que D envoie au peuple peuvent être vécue comme des malédictions spirituelles, puisque le confort est essentiellement une perversion de l’âme. C’est ce qui explique le double aspect de la période du Omer, c’est d’une part un période de joie et de remerciements à D, pour toutes les bénédictions matérielles qu’il envoie, mais c’est aussi une période difficile, puisque toute bénédictions matérielles cachent en elles une perversion de l’âme. Ces bénédictions matérielles doivent donc s’accompagner d’un processus de purification.

  1. Comment le corps peut-il souiller l’âme ?

Selon la tradition rabi Chimon Bar Yohay est sortie de sa grotte le trente troisième jour du Omer, et c’est aussi la date à laquelle il est décédé.

Or, lorsque l’on regarde le récit de cette aventure dans le talmud on se rend compte que c’est la relation au confort qui est le point focal de tout le récit.

Le talmud dit Chabat 33b :

« Maintenant, pourquoi est-il [R. Judah fils de R. Ila'i] a appelé le premier orateur en toutes occasions ? - R. Judah, R. Yossi et R. Siméon étaient assis, et Juda, un fils de prosélytes, était assis près d'eux. R. Juda a commencé la discussion en disant : « Que les œuvres de ce peuple (les romains) sont belles ! 15 Ils ont fait des rues, ils ont construit des ponts, ils ont construit des bains. R. Yossi était silencieux. R. Siméon b. Yohay répondit et dit : « Tout ce qu'ils ont fait, ils l'ont fait pour eux-mêmes ; ils construisaient des places de marché pour y mettre des prostituées ; bains, pour se rajeunir ; ponts, de percevoir des péages pour eux. »

Maintenant, Juda, le fils des prosélytes, est allé raconter leur discours, qui a atteint le gouvernement. Ils décrétèrent : Juda, qui nous a exaltés, sera exalté, (il sera le premier orateur en toute occasion) Yossi, qui était silencieux, sera exilé à Sepphoris, Siméon, qui critiqua, devra être exécuté.

Lui et son fils allèrent se cacher dans la Beth Midrash, et sa femme leur apporta du pain et une cruche d'eau et ils dînèrent.20 [Mais] quand le décret devint plus sévère, il dit à son fils : Les femmes sont instables de tempérament : elle peut être mise à la torture et nous exposer. » Ils allèrent donc se cacher dans une caverne.

Un miracle s'est produit et un caroubier et un puits d'eau ont été créés pour eux. Ils se dépouillaient de leurs vêtements et s'asseyaient jusqu'à leur cou dans le sable. Toute la journée ils étudiaient ; quand il était temps pour les prières, ils se vêtaient, se couvraient, priaient, puis il se dépouillaient à nouveau de leurs vêtements, afin qu'ils ne s'usent pas. Ainsi ils habitèrent douze ans dans la caverne.

Alors, Élie vint et se tint à l'entrée de la caverne et s’exclama : Qui informera le fils de Yohaï que l'empereur est mort et son décret annulé ?  Alors ils émergèrent. Voyant un homme labourer et semer, ils s’écrièrent : « Ils abandonnent la vie éternelle et s'engagent dans la vie temporelle ! Tout ce sur quoi ils jetaient leurs regards était immédiatement brûlé. Alors un écho céleste est sorti et a crié : « Avez-vous émergé pour détruire mon monde : Retournez dans votre caverne !»

Alors ils revinrent et demeurèrent là douze mois, en disant : 'La punition des méchants dans la Géhenne est [limitée à] douze mois. » Un Écho céleste est alors sorti et a dit :« Sors de ta caverne ! Ainsi.’ ; ils sont sortis, là où R. Eléazar blessait, 28 R. Simeon guérissait. Il lui dit : « Mon fils ! Moi et toi nous sommes suffisants dans le monde ».

La veille du sabbat, avant le coucher du soleil, ils ont vu un vieil homme tenant deux ballots de myrte et courant au crépuscule. À quoi servent-ils ? ils lui ont demandé. « Ils sont en l'honneur du sabbat », répondit-il. « Mais un vous suffirait ? - L'un est pour "Souviens-toi" et l'autre pour "Observe" 31. Il dit à son fils : "Vois combien les commandements sont précieux pour Israël." Ainsi, leurs esprits ont été tranquillisés.

R. Pinhas b. Ya ‘Ir, son beau-fils, a entendu que son beau-père était sorti et il est allé à sa rencontre. Il l'a pris dans les bains et a massé sa chair. Voyant les fentes dans son corps, il pleura et les larmes coulèrent de ses yeux. « Malheur à moi qui te vois dans un tel état ! il a crié ». « Heureux êtes-vous que vous me voyez ainsi », rétorqua-t-il, « car si vous ne me voyiez pas dans un tel état, vous ne me trouveriez pas ainsi ». Car à l'origine, lorsque R. Siméon b. Yohay soulevait une difficulté, R. Phineas b. Ya ‘Ir lui donnerait treize réponses, alors que par la suite quand R. Phineas b. Ya ‘Ir a soulevait une difficulté, R. Siméon b. Yohay lui donnait vingt-quatre réponses.

Puisqu'un miracle s'est produit, (dit rabi chimon bar yohay), laissez-moi aller et améliorer quelque chose dans la ville, car il est écrit, et Jacob est venu complet [à la ville de Sichem], que Rab interprété. Physiquement entier, financièrement entier, et entier dans son apprentissage. Et il était gracieux à la ville.  Rab a dit : Il a institué la monnaie pour eux. Samuel a dit : Il a institué des marchés pour eux ; R. Johanan a dit : Il a institué des bains pour eux. »

Tout d’abord rabi chimon bar yohay est condamné à l’exil par ce qu’il critique le confort et la modernité que l’empire romain ont apportés en Israël. Ils ont fait des marchées pour y mettre des prostituées, ils on fait des ponts pour collecter des péages, ils ont fait des bains pour se donner du plaisir ». Rabi chimon bar yohay est le précurseur de la critique de la société de consommation, il est contre les i phones et internet et tout le confort moderne.

Par la suite il doit lui-même s’exiler et vivre dans une grotte enfouie dans la terre, ce qui symbolise le dénouement le plus totale et le rejet de tout ce qui est lié au progrès, au confort et a la modernité, il devient zadiste.

Quel est le résultat ? d’un côté le talmud nous explique que ce rejet du monde moderne a apporte une ascèse spirituelle de taille, puisque rabi chimon bar yohay explique que c’est grâce a cette enfermement et grâce à ces sévices corporels qu’il a atteint un niveau spirituel presque indépassable.

Mais, d’un autre côté, le talmud semble dire que rabi chimon bar yohay se reconcilie avec le confort sensuel et la modernité, puisqu’on le retrouve au bain puis dans un salon de massage entrain de se faire masser, et que par la suite, il veut améliorer que confort de la ville. Il cite lui-même a ce sujet l’exemple de Jacob qui lorsqu’il est rentré de chez Laban sain et sauf a décidé de faire des bains des marchés et d’instituer un système monétaires stable pour améliorera le confort des gens de la ville pour exprimer ainsi sa gratitude à D.

Du coup, on comprend plus pourquoi rabi chimon bar yohay avait critiqué l’empire romain, puisque les romains n’ont fait que copier le comportement de Jacob.

Le talmud veut nous expliquer qu’il est certain que le confort pervertie l’âme, c’est-à-dire que le confort et le plaisir physique amené l’homme à trahir sa véritable personnalité.

Par confort et par paresse l’homme perd petit à petit sa volonté propre et son désir profond, il va petit à petit en venir à penser comme il vit, plutôt qu’à vivre comme il pense. C’est à cet égard que la matérialité gomme la spiritualité de l’homme, par ce qu’elle gomme ou elle déforme sa volonté.

Cependant, dans un deuxième temps la volonté de l’homme ne peut que se rebeller face a cette aliénation, car dans le long terme l’homme sent le vide et la trahison de lui-même qu’il y a dans le désir du confort et dans le plaisir physique.

L’homme qui par paresse, ou par facilité, se laisse séduire par les plaisirs et le confort de la vie, est condamné, dans un deuxième temps, à les rejeter et à chercher à se retrouver lui-même spirituellement.

Cette quette et cette révolte qui a lieu, justement, lorsque l’on sent que l’on s’est trahi soit même, par confort ou par intérêt, nous amène à un niveau de connaissance de nous-même et une élévation spirituelle supérieure.

La matérialité n’est pas condamnable en soi, bien qu’elle amène toujours une chute spirituelle, par ce que cette chute apportera toujours une ascèse dans un deuxième temps, car l’âme humaine ne peut pas se satisfaire éternellement de l’aliénation a la paresse et au confort.

L’ascèse est douloureuse, puisque dans cette ascèse l’homme doit se libérer des carcans et des aliénations qu’il s’était créé lui-même. Mais cette douleur est en elle-même une libération.

Ce sont ces douleurs et cette libération que la torah appelle enfer.

Le talmud dit avodah zarah 4b « R. Siméon b. Lakish dit : Il n'y a pas de Géhenne dans le Monde Futur, mais le Saint, béni soit-Il, fait sortir le soleil de son fourreau, de sorte qu'il est féroce : les méchants sont punis, les justes sont guéris. Les méchants sont punis par elle, comme il est dit : Car voici, le jour vient, il brûle comme une fournaise ; et tous les orgueilleux et tous ceux qui font le mal seront comme du chaume ; et le jour qui vient les embrasera, dit le Seigneur des armées, et il ne leur laissera ni racine ni rameau1. Il ne leur laissera ni racine, ni ce monde, ni branche, dans le monde à venir. Les justes sont guéris par cela, comme il est dit : Mais pour vous qui craignez mon nom, le soleil de la justice se lèvera avec la guérison dans ses ailes. De plus, ils s'en délecteront, comme il est dit, et vous sortirez et vous gambaderaient comme les veaux de l’étable. »

Le paradis et l’enfer sont une seule et même chose, c’est la redécouverte de soi et la libération de toutes les aliénations que l’on s’est créés de son vivant. Cette redécouverte est en même temps une source de joie et une grande libération, et une grande douleur.

(Cette redécouverte de soi est comparable aux ruptures des couples, en général dans la rupture on se rend compte que l’on s’était aliéné par confort a une relation ou l’on se trahissait soi-même, dans la rupture on redécouvre sa liberté, mais on souffre aussi de la perte du confort, on ressent dans le même mouvement une jouissance et une douleur atroce).

Le compte du Omer signifie que même si dans le court terme la matérialité (l’abondance des récoltes) que D nous envoie parait une malédiction spirituelle, dans le long terme après une crise existentielle inévitable, elle aura pour but de renouveler en nous l’acceptation de la torah d’une manière plus profonde.

La modernité et le confort moderne et toute sa bêtise, ne sont que qu’un ustensile qui nous permettra à termes de nous retrouver nous même avec beaucoup plus d’authenticité et de profondeur, nous n’avons qu’a compter les jours et attendre cet avènement.

  1. Le compte du Omer et le cycle de la nida

Le compte du Omer est associé au compte de la nida (zohar parashat emor 97a). Le compte dans la torah exprime la préparation a une union entre deux entités qui ne peuvent pas vraiment se fondre l’une dans l’autre. Le compte, ou le décompte, c’est le contraire de l’unique. L’homme et la femme doivent s’unir mais cette union ne peut pas être une symbiose parfaite, c’est pour cela que pour préparer cette union la femme doit compter les jours et s’isoler, pour se retrouver elle-même, et découvrir l’équilibre qu’elle veut instaurer dans sa relation avec l’homme. De même, le don de la torah symbolise l’union de la raison humaine avec la raison divine, a pessah nous apportons l’offrande du Omer qui est une offrande d’orge non transformée par l’homme, c’est la nourriture de l’animal, alors qu’a chavouot on apporte du pain, qui symbolise la nature transformée par l’homme.

Recevoir la torah, c’est accepter de faire, mais aussi de comprendre, c’est créer un équilibre entre la raison humaine et la raison divine.

Les juifs ont reçu lors du don de la torah la capacité à interpréter la loi, même contre l’avis de D lui-même, (baba metsiah 59b), il y a donc a chavouot une fusion entre la raison humaine et la raison divine, comparable a l’union qui a lieu entre l’homme et la femme.

Dans l’union de deux essences qui ne peuvent pas se confondre le but est plus de créer une synergie positive, plutôt que de créer une osmose. Pendant la période du Omer l’homme doit penser à la place qu’il veut laisser à D dans sa vie, et a quel point il veut au contraire s’assumer en tant qu’être humain face a lui.

« Entouré d’élèves, mais en quête de maitre, il se fend d’une série de vers nouveaux et laisse sur place un rouleau de sa main »


Les documents

Eduyot chapitre 2 mishnah 10

MISHNAH10. ALSO HE USED TO SAY: THERE ARE FIVE THINGS OF [THE DURATION OF] TWELVE MONTHS: THE JUDGMENT OF THE GENERATION OF THE FLOOD [CONTINUED] TWELVE MONTHS;68 THE JUDGMENT OF JOB [CONTINUED] TWELVE MONTHS;69 THE JUDGMENT OF THE EGYPTIANS [CON TINUED] TWELVE MONTHS; THE JUDGMENT OF GOG AND MAGOG71 IN THE TIME TO COME [WILL CONTINUE] TWELVE MONTHS; THE JUDGMENT OF THE UNGODLY IN GEHENNA [CONTINUES] TWELVE MONTHS, FOR IT IS SAID, AND IT WILL BE FROM ONE MONTH UNTIL ITS [SAME] MONTH. R. JOHANAN B. NURI SAYS: [AS LONG AS] FROM PASSOVER TO PENTECOST,FOR IT IS SAID, AND FROM ONE SABBATH UNTIL ITS [NEXT] SABBATH.

Isaie 66

 Et l'on amènera tous vos frères du milieu de chaque nation, comme tribut à l'Eternel, sur des chevaux, sur des chars, dans des litières, sur des mulets, sur des dromadaires, vers ma sainte montagne à Jérusalem, dit l'Eternel, comme les enfants d'Israël apportent leurs tributs, dans des vases purs, au temple du Seigneur. 21 Bien plus, j'en élirai parmi eux comme pontifes, comme lévites, dit l'Eternel. 22 Oui! Comme ces cieux nouveaux et comme cette terre nouvelle que je ferai naître dureront devant moi, dit l'Eternel, ainsi subsisteront votre race et votre nom. 23 Et il arrivera constamment, à chaque néoménie, à chaque sabbat, que toute chair viendra se prosterner devant moi, dit l'Eternel. 24 Et on sortira pour contempler les cadavres de ces hommes qui se révoltèrent contre moi, car le ver qui les ronge ne mourra point, ni le feu qui les consume ne s'éteindra; et ils seront ainsi un objet d'horreur pour toute créature.

Chabat 33b

Maintenant, pourquoi est-il [R. Judah fils de R. Ila'i] a appelé le premier orateur en toutes occasions? - R. Judah, R. Jose et R. Siméon étaient assis, et Juda, un fils de prosélytes, était assis près d'eux. R. Juda a commencé la discussion en disant: «Que les œuvres de ce peuple sont belles! 15 Ils ont fait des rues, ils ont construit des ponts, ils ont construit des bains. R. Jose était silencieux. R. Siméon b. Yohai répondit et dit: «Tout ce qu'ils ont fait, ils l'ont fait pour eux-mêmes; ils construisaient des places de marché pour y mettre des prostituées; bains, pour se rajeunir; ponts, de percevoir des péages pour eux. Maintenant, Juda, le fils des prosélytes, est allé raconter leur discours16, qui a atteint le gouvernement. Ils décrétèrent: Juda, qui nous a exaltés, sera exalté, 18 José, qui était silencieux, sera exilé à Sepphoris, 19 Siméon, qui censura, le laissa être exécuté.

Lui et son fils allèrent se cacher dans la Beth Hamidrash, et sa femme lui apporta du pain et une gorgée d'eau et ils dînèrent.20 [Mais] quand le décret devint plus sévère, il dit à son fils: Les femmes sont instables tempérament: elle peut être mise à la torture et nous exposer. »22 Ils allèrent donc se cacher dans une caverne. Un miracle s'est produit et un caroubier et un puits d'eau ont été créés pour eux. Ils dépouillaient leurs vêtements et s'asseyaient jusqu'à leur cou dans le sable. Toute la journée ils ont étudié; quand il était temps pour les prières, ils se sont vêtus, se sont couverts, ont prié, puis ont de nouveau mis leurs vêtements, afin qu'ils ne s'usent pas. Ainsi ils habitèrent douze ans dans la caverne.23 Alors Élie vint et se tint à l'entrée de la caverne et s'exclama: Qui informera le fils de Yohaï que l'empereur est mort et son décret annulé? 24 Alors ils émergèrent. Voyant un homme labourer et semer, ils s'écrièrent: «Ils abandonnent la vie éternelle et s'engagent dans la vie temporelle! Tout ce sur quoi ils jetaient leurs regards était immédiatement brûlé. Alors un écho céleste est sorti et a crié: «Avez-vous émergé pour détruire mon monde: Retournez dans votre caverne!» 25 Alors ils revinrent et demeurèrent là douze mois, en disant: 'La punition26 des méchants dans la Géhenne est [limitée à] douze mois. »27 Un Écho céleste est alors sorti et a dit:« Sors de ta caverne! Ainsi.'; ils ont émis: où R. Eleazar blessé, 28 R. Simeon guéri. Il lui dit: «Mon fils! La veille du sabbat, avant le coucher du soleil, ils ont vu un vieil homme tenant deux ballots de myrte et courant au crépuscule. À quoi servent-ils? ils lui ont demandé. «Ils sont en l'honneur du sabbat», répondit-il. «Mais vous suffirait? - L'un est pour "Souviens-toi" et l'autre pour "Observe" 31. Il dit à son fils: "Vois combien les commandements sont précieux pour Israël." Thereat leurs esprits ont été tranquillisés.

Maintenant, pourquoi est-il [R. Judah fils de R. Ila'i] a appelé le premier orateur en toutes occasions? - R. Judah, R. Jose et R. Siméon étaient assis, et Juda, un fils de prosélytes, était assis près d'eux. R. Juda a commencé la discussion en disant: «Que les œuvres de ce peuple sont belles! 15 Ils ont fait des rues, ils ont construit des ponts, ils ont construit des bains. R. Jose était silencieux. R. Siméon b. Yohai répondit et dit: «Tout ce qu'ils ont fait, ils l'ont fait pour eux-mêmes; ils construisaient des places de marché pour y mettre des prostituées; bains, pour se rajeunir; ponts, de percevoir des péages pour eux. Maintenant, Juda, le fils des prosélytes, est allé raconter leur discours16, qui a atteint le gouvernement. Ils décrétèrent: Juda, qui nous a exaltés, sera exalté, 18 José, qui était silencieux, sera exilé à Sepphoris, 19 Siméon, qui censura, le laissa être exécuté.

Lui et son fils allèrent se cacher dans la Beth Hamidrash, et sa femme lui apporta du pain et une cruche d'eau et ils dînèrent.20 [Mais] quand le décret devint plus sévère, il dit à son fils: Les femmes sont instables tempérament: elle peut être mise à la torture et nous exposer. »22 Ils allèrent donc se cacher dans une caverne. Un miracle s'est produit et un caroubier et un puits d'eau ont été créés pour eux. Ils dépouillaient leurs vêtements et s'asseyaient jusqu'à leur cou dans le sable. Toute la journée ils ont étudié; quand il était temps pour les prières, ils se sont vêtus, se sont couverts, ont prié, puis il se sont de nouveau dépouillés de leurs vêtements, afin qu'ils ne s'usent pas. Ainsi ils habitèrent douze ans dans la caverne.23 Alors Élie vint et se tint à l'entrée de la caverne et s'exclama: Qui informera le fils de Yohaï que l'empereur est mort et son décret annulé? 24 Alors ils émergèrent. Voyant un homme labourer et semer, ils s'écrièrent: «Ils abandonnent la vie éternelle et s'engagent dans la vie temporelle! Tout ce sur quoi ils jetaient leurs regards était immédiatement brûlé. Alors un écho céleste est sorti et a crié: «Avez-vous émergé pour détruire mon monde: Retournez dans votre caverne!» 25 Alors ils revinrent et demeurèrent là douze mois, en disant: 'La punition26 des méchants dans la Géhenne est [limitée à] douze mois. »27 Un Écho céleste est alors sorti et a dit:« Sors de ta caverne! Ainsi.'; ils ont émis: où R. Eleazar blessé, 28 R. Simeon guéri. Il lui dit: «Mon fils! Moi et toi nous sommes suffisant dans le monde » La veille du sabbat, avant le coucher du soleil, ils ont vu un vieil homme tenant deux ballots de myrte et courant au crépuscule. À quoi servent-ils? ils lui ont demandé. «Ils sont en l'honneur du sabbat», répondit-il. «Mais un vous suffirait? - L'un est pour "Souviens-toi" et l'autre pour "Observe" 31. Il dit à son fils: "Vois combien les commandements sont précieux pour Israël." Ainsi, leurs esprits ont été tranquillisés.

R. Phinchas b. Ya'ir, son beau-fils, l'a entendu et est sorti à sa rencontre. Il l'a pris dans les bains et massé32 sa chair. Voyant les fentes dans son corps, il pleura et les larmes coulèrent de ses yeux. «Malheur à moi qui te vois dans un tel état! il a crié. «Heureux êtes-vous que vous me voyez ainsi», rétorqua-t-il, «car si vous ne me voyiez pas dans un tel état, vous ne me trouveriez pas ainsi» .34 Car à l'origine, lorsque R. Siméon b. Yohai a soulevé une difficulté, R. Phinehas b. Ya'ir lui donnerait treize réponses, alors que par la suite quand R. Phinéas b. Ya'ir a soulevé une difficulté, R. Siméon b. Yohai lui donnair vingt-quatre réponses.

Puisqu'un miracle s'est produit, dit-il, laissez-moi aller et modifier quelque chose, car il est écrit, et Jacob est venu complet [à la ville de Sichem], 36 que Rab interprété. physiquement entier, financièrement entier, et entier dans son apprentissage. Et il était gracieux à la ville. 37 Rab a dit: Il a institué la monnaie pour eux.38 Samuel a dit: Il a institué des marchés pour eux; R. Johanan a dit: Il a institué des bains pour eux.

Psaume 65

Au chef des chantres. Psaume de David. Cantique. 2 A toi, ô Dieu, qui résides dans Sion, le silence pour toi est  louange! Envers toi, on s’acquitte de ses vœux. 3 Tu entends les prières: toute créature se présente devant toi. 4 Des actes criminels avaient pris le dessus sur moi: nos fautes, c’est toi qui les effaces

Psaume 87

 Heureux l’homme qui met sa force en toi, dont le cœur connaît les vraies routes! 7 En traversant la vallée des larmes, ils en font un pays de sources, qu’en outre une pluie précoce couvre de bénédictions. 8 Ils s’avancent avec une force toujours croissante, pour paraître devant Dieu à Sion.

Eruvin 19

R. Jérémie b. Eléazar a ensuite déclaré: Venez et voyez que la relation humaine2 n'est pas comme celle avec le Saint, béni soit-Il. Dans la relation humaine2 quand un homme est condamné à mort pour [une offense contre] un gouvernement, un crochet doit être placé dans sa bouche afin qu'il ne puisse [pas] maudire le roi, mais dans la relation avec le Saint béni soit-Il, quand un homme encourt [la peine de mort] pour [une offense contre] l'Omniprésent il garde le silence, comme il est dit: Vers toi le silence3 est louange; 4 et il, en outre, offre la louange, car il est déclaré: «louange»; et non seulement cela, mais il le regarde aussi comme s'il offrait un sacrifice, car il est dit dans l'Écriture: Et à Toi le vœu est accompli.7 Ceci est exactement dans la ligne de ce que R. Joshua b. Lévi a dit: Quelle est la signification de ce qui est écrit: En traversant la vallée de Baca, ils en font un lieu de sources; oui, la première pluie l'habille de bénédictions, 9 'passer' est une allusion à 10 hommes qui transgressent la volonté du Saint, béni soit-Il; «vallée» [est une allusion à ces hommes] pour qui la géhenne est faite profonde, 12 'de Baca signifie qu'ils pleurent et versent des larmes, 13 ils en font un lieu de sources, 14 comme le flux constant de 15 l'autel draine; 16 'Oui, la première pluie l'habille de bénédictions', ils reconnaissent la justice17 de leur châtiment et déclarent devant lui, 'Seigneur de l'univers, 18 Tu as bien jugé, Tu as bien condamné, et bien pourvu la Géhenne pour les méchants

Avodah zarah 4a

R. Siméon b. Lakish dit: Il n'y a pas de Géhenne dans le Monde Futur, 30 mais le Saint, béni soit-Il, fait sortir le soleil de son fourreau, de sorte qu'il est féroce: les méchants sont punis, les justes sont guéris. Les méchants sont punis par elle, comme il est dit: Car voici, le jour vient, il brûle comme une fournaise; et tous les orgueilleux et tous ceux qui font le mal seront comme du chaume; et le jour qui vient les embrasera, dit le Seigneur des armées, et il ne leur laissera ni racine ni rameau1. Il ne leur laissera ni racine, ni ce monde, ni branche, dans le monde à venir. Les justes sont guéris par cela, comme il est dit: Mais pour vous qui craignez mon nom, le soleil de la justice se lèvera avec la guérison dans ses ailes. De plus, ils s'en délecteront, comme il est dit, et vous sortirez et vous gambaderaient comme les veaux de l’étable.

MISHNAH. A QUATRE SAISONS LE JUGEMENT EST PASSÉ SUR LE MONDE: 1 A PESSAH POUR LA PRODUCTION; À LA PENTECÔTE À L'ÉGARD DES FRUITS.

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