• Rav Uriel Aviges

Nitsavim 5774

La parasha parle de la responsabilité collective et de la responsabilité privée. Il y a une discussion dans le talmud a savoir si la communauté est responsable des actions privées des personnes. Ce qu'un homme fait a l'intérieur de sa maison regarde-t-il la communauté? Selon un avis du talmud, la communauté a pour devoir de purifier la vie privée des individus. Cependant la communauté n'a pas droit de regard sur la vie privée des gens. Dans la société moderne c'est le contraire, elle prône la liberté privée, mais elle s'arroge le pouvoir de surveiller. Comme le disait Foucault, le service juridique permet a la police de surveiller. Dans le judaïsme on punit mais on ne surveille pas. On ne peut avoir une identité que si la vie privée est en phase avec la vie publique et si la liberté privée est respectée.

La foi peut elle être un phénomène social ?

Intro

Avant de commenter la parasha, je vais commencer par raconter une histoire drôle.

C’est l’histoire d’un rabbin qui en a marre de prier. A Yom kippour, il se dit : « plutôt que d’aller à la synagogue tôt le matin, en cachette je vais aller jouer au golf ». Le rabbin part donc jouer au golf au lieu d’aller à la prière. Les anges sont offusqués par le comportement du rabbin, ils disent a D : « D, tu ne peux pas laisser un tel comportement impuni ! ». D répond aux anges : « ne vous inquiétez pas, je m’en occupe, il aura droit a un châtiment exemplaire ! ». Quand il arrive sur le cours de golf, le rabbin réussit tout les coups qu’il tente, il enchaine les albatros sur les eagles, il arrive miraculeusement a finir les 18 trous avec un score fabuleux.  En voyant ca, les anges s’énervent contre D, ils lui disent « mais tu nous avais promis que tu allais le punir ! », et D répond, « mais vous ne comprenez rien, c’est ca la punition !, maintenant, a qui croyez vous qu’il va pouvoir raconter son exploit !»  

Cette histoire, nous montre qu’il y a des secrets qui sont difficiles à garder.

Dans la parasha on peut lire les versets suivants

« Les choses cachées appartiennent au Seigneur, notre Dieu; mais les choses révélées importent à nous et à nos enfants jusqu'aux derniers âges, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette doctrine. » rashi commente : « Les choses cachées sont à Hachem, notre Eloqim, Sans doute pourriez-vous dire : « Que pouvons-nous faire ? Tu punis la collectivité pour les pensées de l’individu ! Il est [en effet] écrit : “… de peur qu’il n’y ait parmi vous une racine…” (verset 17) suivi de : “… ils verront les coups de ce pays-là et ses maladies…” (verset 21). Nul pourtant ne peut connaître les réflexions d’autrui ! » Je ne vous punis pas pour les [pensées] cachées, car elles sont « à Hachem, notre Eloqim ». Seul en répondra l’individu [qui les a formées]. Les « choses manifestes », en revanche, sont « pour nous et pour nos fils », en ce sens que nous devons extirper le mal de chez nous. Et si nous n’en faisons pas justice, la collectivité sera punie. Les lettres formant les mots lanou (« pour nous ») et oulvanénou (« et pour nos fils ») sont surmontées de points, à interpréter comme signifiant : Même pour ce qui est manifeste, Il ne punira la collectivité qu’après qu’ils auront traversé le Yardén, lorsqu’ils auront accepté le serment sur le mont Guerizim et sur le mont ‘Eval et qu’ils seront devenus garants les uns des autres (Sanhèdrin 43b). »

Rashi a choisi d’interpréter les versets en suivant un des avis du talmud, celui de rabbi Nehemia. Selon rabbi Nehemia, la communauté ne peut pas être rendu responsable, des fautes commises par les individus dans le privé.

Pourtant, le talmud rapporte un deuxième avis, celui de rabi Yehudah, qui lui pense que la communauté peut être tenue responsable des autres commises dans le privé. Selon rabi Yehudah, si les lettres formant les mots « lanou » (« pour nous ») et  « oulvanénou » (« et pour nos enfants ») sont surmontées de points, c’est pour nous dire que D a exempté  uniquement la génération de Moise et celle de Josué, vue que l’organisation de l’état n’était pas encore clairement établie. Mais, selon rabi Yehudah,  après la mort de Josué, la communauté peut être punie pour les fautes d’un individu, même si se sont des fautes cachées. L’avis de rabi Yehudah est aussi l’avis du talmud de Jérusalem, rapporté par Tosafoth (Sotah 34a). 

Or, l’avis de rabi Yehudah semble étonnant, comment pourrait-on rendre responsable la communauté des fautes commises en cachette par un individu privé ?  Comme Rashi l’a très bien dit lui-même : « Que pouvons-nous faire ? Tu punis la collectivité pour les pensées de l’individu ! Il est [en effet] écrit : “… de peur qu’il n’y ait parmi vous une racine…” (verset 17) suivi de : “… ils verront les coups de ce pays-là et ses maladies…” (verset 21). Nul pourtant ne peut connaître les réflexions d’autrui ! ». Comment donc comprendre l’avis de rabi Yehudah ?

Rabi Yehudah,  pense-t-il que le Beth din doive s’ingérer dans la vie privée des gens ?  Pourtant la torah interdit clairement a quiconque d’observer l’intimité d’un homme.  C’est ce que le talmud appelle, « endommager un homme par la vue » (Baba Batra 2b). 

Rabi Yehudah hassid, dit même a ce sujet, que si un homme a oublie quelque chose chez lui, si certains membres de la famille, sont restés dans la maison, il ne doit pas chercher lui même l’objet oublié, il doit appeler de l’extérieur les membres de sa famille pour qu’ils le lui donnent.

Car, il est possible que si l’homme rentrait par surprise chez lui, il trouverait sa femme en train de le tromper, ou ses enfants en train de le voler, or, il ne faut pas chercher à prendre un homme en flagrant délit.  

Si le Beth din n’a pas droit de regard sur la vie privée des juifs, comment comprendre l’avis de rabi Yehudah, lorsqu’il responsabilise la communauté, des mauvaises pensées d’un individu ?

Pour comprendre la réponse à cette question je vais devoir raconter une anecdote.

Il n’y a pas si longtemps un des membres de ma famille a célébré une bar mitswah. Il y a dans ma famille proche, des personnes qui sont antireligieuses, par ce qu’elles ont été dégoûtés de la religion, par l’éducation donnée dans les institutions orthodoxes.

J’ai demandé à une de ces personnes s’il ne voulait pas mettre les tefillins exceptionnellement, pour être comme tout le monde sur les photos. Il m’a répondu « ok très bien, je mets les tefillins, uniquement pour te faire plaisir et pour la photo, mais je n’ai pas l’intention de me rendre quitte de la mitswah ». (Or il faut savoir que, selon la halacha, si quelqu’un met les tefillins en disant explicitement qu’il ne veut pas s’acquitter de la mitswah, il n’a pas accompli pas la mitswah, c’est comme si il ne les avait pas mis.)

La question que l’on peut se demander sur cette histoire est la suivante ; pourquoi cette personne a-t-elle eu besoin de me dire explicitement « je mets les tefillins pour faire semblant, et je ne veux pas m’acquitter de la mitswah ? » si il voulait vraiment me faire plaisir, il n’avait qu’a les mettre, en souriant, en pensant dans sa tête, « de toutes les manières c’est des conneries !». Pourquoi a-t-il eu besoin de dire clairement « je mets les tefillins pour la photo » ? Pourquoi il ne pouvait pas mentir, et pourquoi, il ne pouvait pas garder la pensée comme une pensée privée ? 

Pourquoi ce juif ne pouvait-il pas faire comme Barak Obama, Bill Clinton, Georges Bush, qui répètent a tue tête qu’ils croient en D, alors qu’en fait, tout le monde sait qu’ils ne croient en rien du tout ?

Cette histoire nous montre que les rabbins ont structuré le judaïsme d’une telle manière, qu’il est impossible pour un juif de cacher sa foi ou son athéisme. Dans le judaïsme rabbinique, la faute privée ne peut plus exister. On ne peut plus faire semblant de croire ou de ne pas croire.

C’est a mon avis l’explication des paroles de rabi Yehudah lorsqu’il dit que le Beth din est responsable des pensées privées de l’individu. Rabi Yehudah ne veut pas dire que la société peut et doit conditionner l’individu au point ou, même ses pensées les plus intimes sont dévoilées et  prévisibles.

Rabi Yehudah veut dire que la société doit être structurée de telle manière a ce que le rapport a D ne puisse pas être un simulacre. La société doit être structurée  de manière a ce que, quelque soit le point de vue que l’on a sur la question, cela devienne une nécessité vitale de l’exprimer.

Pour le talmud de Jérusalem et pour rabi Yehudah, le Beth din, et le corps rabbinique, ont le devoir d’organiser la société de telle sorte que cela devienne une nécessité absolue pour l’individu d’exprimer ouvertement sa foi ou son athéisme. Il faut que la foi ou l’athéisme deviennent un secret que l’on ne peut pas garder pour soi. Il reste cependant à comprendre, comment le Beth din peut atteindre un tel résultat.

2- Le poids des secrets

Il y a deux types de secrets, les secrets que l’on arrive à garder, et les secrets que l’on n’arrive pas à garder. 

Pour comprendre la différence qu’il y a entre les deux types de secrets, on peut réfléchir a partir de deux exemples. Le premier pourrait être l’histoire du rabbin qui joue au golf à Yom kippour et qui arrive à faire un score fabuleux. L’histoire dit bien que je rabbin aura beaucoup de mal a garder son secret. Le deuxième exemple  que l’on pourrait prendre serait l’histoire de Madoff. Contrairement au rabbin golfeur, Madoff a gardé son secret pendant des années, il n’a jamais eu besoin de le dévoiler a qui que se soit. Pourquoi ?

En fait, les secrets que l’on n’arrive pas à garder se sont les secrets ou l’on a été passif, ou on a l’impression d’avoir été pris sous le contrôle d’une force qui nous dépasse. Le golfeur ne peut pas garder son secret par ce qu’il sait qu’il a été sous l’emprise d’une force pus grande que lui, qui lui a fait réussir des choses qu’il n’aurait jamais été capable de faire par lui même. 

Par contre, Madoff a organisé toute son affaire du début jusqu'à la fin. Madoff, n’a jamais été passif dans la construction de son secret, il a été actif, il été en contrôle de tout. Paradoxalement, c’est pour cela qu’il n’a jamais éprouvé le besoin de raconter son histoire à personne.

Dans les cas d’adultère on retrouve cette distinction très clairement. Si une femme ou homme trompe son conjoint de manière accidentelle dans un moment de faiblesse, ils on beaucoup de mal a garder leur secret, ils doivent le dévoiler. Par contre si un conjoint trompe son époux, avec  préméditation, après avoir organisé la chose de longue date, il est beaucoup plus facile pour lui de garder son secret.

En fait, on ne dévoile pas les secrets pour libérer sa conscience, on dévoile les secret, pour se donner l’impression d’avoir eu le choix, d’avoir été responsable au moment ou les faits se sont déroulés. C’est pour cela que, paradoxalement, moins on est libre, plus on veut être transparent. Car montrer revient à assumer une responsabilité, et donc ressentir une pseudo liberté, après coup.

Dans les années 50, 60, 70, 80, Être transparent et observé constamment été considéré comme la chose la plus mauvaise qui aurait pu arriver a un homme (le panopticon de Foucault,  « big Brother vous regarde » de Orwell). Aujourd’hui, au contraire tout le monde cherche à montrer sa vie sur face book ou instagram et tweeter. Plus on est transparent et visible plus on est heureux, comment en est on arrivé la ?

La réponse est simple, moins l’homme est libre, plus il a besoin de se montrer. Car montrer procure  un sentiment factice de  liberté. L’homme moderne de « face book » est complètement conditionné. Il n’a aucun avis propre, il est parfaitement intégré a la société moderne, il est une sorte d’automate qui doit être heureux et gentil. L’homme de face book est parfaitement contrôlé par un conditionnement social qui est beaucoup plus puissant que lui. Il est comme ce golfeur qui réussit tous ses coups et qui n’en revient pas lui même.

 L’homme moderne doit nécessairement raconter sa vie pour se donner l’impression, après coup, qu’il a choisit, son look, ses études, ses vacances, sa boisson, ses amis. Alors qu’en fait, il n’a fait que subir le conditionnement de son environnement. Montrer c’est assumer, et assumer, c’est presque  choisir. L’homme éprouve le besoin d’assumer lorsqu’il n’a pas pu choisir. (C’est pour cette raison que l’on confesse toujours les erreurs dont on n’est pas responsables, alors qu’on oublie toujours nos véritables fautes.)

L’homme qui a choisi, n’a pas besoin de montrer, par ce qu’il n’a pas besoin d’assumer, l’histoire  de Madoff le montre bien. 

Hitler a caché les camps de concentration, par ce qu’ils ont été organisés et planifiés de longue datte, il n’avait pas besoin de les montrer, il pouvait garder son secret. Par contre, Isis doit montrer les exécutions à la télévision, par ce qu’ils ne font que réagir de manière violente et désordonnée a un conditionnement extérieur. Ils doivent donc revendiquer et assumer pour se donner l’illusion d’avoir choisi. 

On peut cacher les choses que l’on a choisies, mais on ne peut pas cacher les choses que l’on subit. 

Si on applique cette règle a l’enseignement de rabi yehudah et l’organisation de la société suivant la torah, il en ressort, qu’il faut organiser la société de manière a ce que la foi soit vécu comme quelque chose de plus fort que soi, qui nous contrôle et que l’on doit montrer et exprimer. La foi doit être vécue comme une force que l’on doit assumer publiquement par ce qu’elle nous domine.

Mais, comment une organisation sociale pourrait elle créer un tel sentiment  d’allégeance chez l’individu prive ?

En fait pour répondre a cette question si suffit de comprendre comment face book et instagram fonctionnent, ensuite, il suffira de calquer le mécanisme de se fonctionnement  des ces institutions sur le corps rabbinique, pour comprendre l’avis de rabi yehudah.

3- inclusion et exclusion sociale

Lorsqu’on lit les livres de psychologie sociale des années 70. En particulier le livre  de  Duval  et Wicklund  « A theory of objective self awareness », et tous les livres qui ont suivi. Il apparait comme une évidence que prendre conscience de soi à travers une image de soi, (une photographie, ou un film) était vécue comme une expérience pénible et douloureuse par le sujet. 

Lorsque l’on plaçait un individu en face d’une camera, l’individu été gêné et mal a l’aise. On retrouvait la même sensation lorsque l’on faisait écouter à un sujet les battements de son cœur, ou l’enregistrement de sa voix. La prise de conscience  de soi à travers une réfection objective, créait un malaise chez le sujet.

 Aujourd’hui on voit bien que c’est le contraire qui est vrai, les gens aiment prendre des photos d’eux même, ils aiment être filmé. Lorsque l’on Skype on passe au moins autant de temps à regarder sa propre image que celle de l’interlocuteur. 

Comment expliquer ce changement de sentiment face à la conscience objective de soi ? 

Il est intéressant de remarquer, que la conscience objective de soi est liée dans la psychologie sociale la conscience morale de soi. L’expérience prouve par exemple que si on fait passer une interrogation  écrite a deux classes d’élèves, sans les surveiller, et que dans une classe, on place des miroirs sur les murs, les élèves de la classe à miroir tricheront deux fois moins que les autres. L’expérience se vérifie aussi si on fait écouter ses propres battements de cœur à quelqu’un.  La conscience objective de soi est liée à l’image que les autres ont de nous. Lorsqu’un individu est conscient de lui même objectivement, il veut se conformer à l’image que les autres ont de lui, et pour cette raison, il aura tendance à respecter les lois et les interdits. En prenant conscience de son image et de sa présence, l’homme prend conscience des interdits sociaux.

Si on retranscrit le changement du rapport a l’image, comme symptôme d’un changement du rapport a la morale, Il se trouve donc que durant le 20 Emme siècle, le fait de devoir se conformer à une loi était vécu comme un traumatisme, puisque la conscience de soi était vécue comme un malaise. 

 Alors qu’aujourd’hui, le fait de devoir se conformer a une discipline, le fait de devoir être juge par les autres par des critères objectifs, est vécu comme un acte plaisant, puisque prendre conscience de son image est  une sensation plaisante.

 (Ce phénomène se vérifie  dans le succès  des émissions  de télé réalité comme master chef, boss Under cover, Shark tank, etc., ou les protagonistes sont jugés de manière sévère et intransigeante, sans pour autant que le caractère récréatif des émissions puisse être remis en question.)

Deuxième constatation. Dans son livre « self discrepancy and emotion (1986)», Tory Higgins et ses élèves (chlitah), identifient deux types d’émotions liées à deux types de rapports à la morale. Il différencie d’abord deux types d’images de soi. La première « une image idéale de soi », c'est-à-dire l’image idéale que nous avons de nous même ; la manière dont on se représente soi même si on arrive, un jour, au sommet de son épanouissement personnel.  Et puis, il y a l’image sociale de soi, l’image à laquelle on s’identifie aux yeux des autres. Ces deux images représentent deux types de désirs moraux,  d’une part, le désir de se réaliser soi même en s’épanouissant dans sa plénitude, et d’autre part,  le désir d’être accepté socialement.

 Dans cette même étude, les auteurs distinguent deux types d’émotions liées à ces deux consciences de soi. Les deux émotions liées au désir d’épanouissement de soi, sont la joie et la tristesse. Si un homme agit en accord avec l’image idéale qu’il a de lui même, alors il éprouve de la joie, s’il agit en désaccord avec l’image idéale de lui même il éprouve de la tristesse.

 Par contre, c’est l’anxiété et le calme qui anime le rapport a l’image sociale de soi. Si un homme agit en désaccord avec l’image sociale de lui même, il éprouve de l’anxiété, par contre s’il agit en accord avec son image sociale, il éprouve du calme et de la sérénité.

Or, aujourd’hui, lorsqu’un homme  se conforme a son image sociale, en mettant ses photos  sur face book et les réseaux sociaux, il n’éprouve pas de l’anxiété ou du calme, il éprouve de la joie. Il semblerait donc que les réseaux sociaux unifient l’épanouissement personnel avec l’identification sociale.

Comment se fait il que depuis le début du 21 Emme siècle, l’identification a une image sociale semble fusionner avec la réalisation de soi ?

La réponse est très simple. Si le devoir sociale générait de l’anxiété au 19 et 20 Emme siècle, c’est par ce que l’homme vivait sous la menace d’être renvoyer de son clan, s’il ne se comportait pas conformément à ses devoirs.  Par exemple il pensait « Si je ne sort pas la poubelle le lundi soir, peut être que ma femme va me jeter dehors », et ainsi de suite. L’homme appartenait à un clan, il fallait respecter les règles du clan pour ne pas être renvoyé du clan. Ainsi le devoir social était source d’anxiété.

 Aujourd’hui, les choses ont changé, le clan n’existe plus. L’individu n’évolue plus dans un milieu social stable déterminé et défini. On n’est plus à l’intérieur d’un clan duquel on a peur d’être exclue. Au contraire, l’homme cherche à s’introduire dans un clan pour briser son isolement. 

A travers face book et les media sociaux, les être humains cherchent à recréer un milieu social tangible et sensible qui n’existe plus dans le monde réel. Le fait d’afficher son image n’est plus le dédouanement d’un devoir, c’est l’affirmation d’un désir  d’ouverture vers l’autre.

La loi ne risque  plus d’exclure quelqu’un qui est a l’intérieur du groupe, elle permet au contraire de construire un espace sociale, elle sert à inclure des individus,  qui seraient, autrement, socialement isolés. La loi ne délimite plus l’espace social, elle le crée. 

En réalité, pour que l’ordre social fusionne avec l’idéal personnel de l’individu, il suffit de dissoudre la densité de l’espace sociale, il faut créer des espaces. Paradoxalement, dans une société, on crée les espaces en multipliant les possibilités de contactes. Plus on a un grand nombre d’amis, plus on s’éloigne de chacun d’entre eux pris individuellement.

Lorsque rabi yehudah dit que la société est responsable de l’intériorité des individus, il signifie qu’il faut désenclaver la société, pour que le rapport à la morale définisse l’espace sociale.  De sorte que la loi ne soit plus imposée par le regard de l’autre, mais qu’elle devienne un désir vital qui nous dépasse.  

A partir, de cette explication on peut comprendre un passage énigmatique du talmud de Jérusalem (sotah) le talmud dit « rabi Levy dit : « a Yavneh, (après la destruction du temple) les rabbins ont dénoué les fouets, et  une voix du ciel a dit «  a partir de maintenant vous n’êtes plus responsables pour les fautes privées ».

 Techniquement, ce passage est difficile par ce que si le talmud de Jérusalem pense comme rabi yehoudah que le corps rabbinique est responsable, selon la torah, des fautes privées d’un individu, on ne comprend pas comment les rabbins, ont pu s’exempter de ce devoir après la destruction du temple. Les commandements de la torah sont immuables, et ils ne peuvent pas disparaitre après la destruction du temple. 

Mais,  en suivant le développement que nous avons présenté, on peut comprendre les paroles du talmud de Jérusalem. Le rôle des rabbins consistait à créer des espaces sociaux, pour désenclaver la société, afin que l’espace social existe principalement a travers la morale et la loi.  En exil cet état de fait se réalise de facto, puisque le peuple est  éparpillé et sans terre, le Beth din n’a donc plus de raison d’exister. 


Les documents

Vous êtes placés aujourd'hui, vous tous, en présence de l'Éternel, votre Dieu: vos chefs de tribus, vos anciens, vos préposés, chaque citoyen d'Israël; 10 vos enfants, vos femmes et l'étranger qui est dans tes camps, depuis le fendeur de bois jusqu'au puiseur d'eau, 11 afin d'entrer dans l'alliance de l'Éternel, ton Dieu, et dans son pacte solennel, par lesquels il traite avec toi en ce jour, 12 voulant te constituer aujourd'hui pour son peuple, et lui-même être ton Dieu, comme il te l'a déclaré, et comme il l'avait juré à tes pères Abraham, Isaac et Jacob. 13 Et ce n'est pas avec vous seuls que j'institue cette alliance et ce pacte; 14 mais avec ceux qui sont aujourd'hui places avec nous, en présence de l'Éternel, notre Dieu, et avec ceux qui ne sont pas ici, à côté de nous, en ce jour. 15 Car vous savez le séjour que nous avons fait au pays d'Égypte, et nos pérégrinations parmi les peuples où vous avez passé; 16 vous avez vu leurs abominations et leurs immondes idoles, le bois et la pierre; l'argent et l'or déifiés chez eux. 17 Or, il pourrait se trouver parmi vous un homme ou une femme, une famille, une tribu, dont l'esprit, infidèle aujourd'hui déjà à l'Éternel, notre Dieu, se déterminerait à servir les dieux de ces nations; il pourrait exister parmi vous quelque racine d'où naîtraient des fruits vénéneux et amers. 18 C'est-à-dire qu'après avoir entendu les termes de cette imprécation, cet homme se donnerait de l'assurance dans le secret de son cœur, en disant: "Je resterai heureux, tout en me livrant à la passion de mon cœur;" et alors la passion assouvie entraînerait celle qui a soif. 19 L'Éternel ne consentira jamais à lui pardonner! Oui, alors, la colère de l'Éternel et son indignation s'enflammeront contre cet homme, et toutes les malédictions consignées dans ce livre s'abattront sur lui, et le Seigneur effacera son nom de dessous le ciel. 20 Et il le distinguera, par le malheur, entre toutes les tribus d'Israël, en lui infligeant toutes les malédictions du pacte formulé dans ce livre de la doctrine. 21 Alors, quand les générations futures, vos descendants qui naîtront plus tard, et l'étranger venu d'une contrée lointaine, observeront les plaies de ce pays-là et les calamités dont le Seigneur l'aura affligé: 22 terre de soufre et de sel, partout calcinée, inculte et improductive, impuissante à faire pousser une herbe; ruinée comme Sodome et Gomorrhe, Adma et Séboïm, que l'Éternel bouleversa dans sa colère et dans son courroux; 23 et quand ils diront, tous ces peuples: "A quel propos l'Éternel a-t-il ainsi traité ce pays? Pourquoi s'est allumée cette grande colère?" 24 On répondra: "Parce qu'ils ont abandonné l'alliance de l'Éternel, Dieu de leurs pères, l'alliance qu'il avait contractée avec eux, après les avoir fait sortir du pays d'Égypte; 25 parce qu'ils sont allés servir des divinités étrangères et se prosterner devant elles, des divinités qu'ils ne connaissaient point et qu'ils n'avaient pas reçues en partage. 26 Alors la colère de l'Éternel s'est allumée contre ce pays-là, au point de diriger sur lui toutes les malédictions écrites dans ce livre; 27 et l'Éternel les a arrachés de leur sol avec colère, animosité, indignation extrême, et il les a jetés sur une autre terre comme cela se voit aujourd'hui." 28 Les choses cachées appartiennent au Seigneur, notre Dieu; mais les choses révélées importent à nous et à nos enfants jusqu'aux derniers âges, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette doctrine.

אבן עזרא דברים פרק כט פסוק יח

והטעם: שלום יהיה לי, אעפ"י שאלך בשרירות לבי, כי בצדקת הצדיקים אחיה, כי הם רבים, ואני יחיד חוטא,

Even Ezra

J’aurais la paix car le mérite des justes me protégera vu qu’ils sont nombreux alors que je suis minoritaire

Rashi

Les choses cachées sont à Hachem, notre Eloqim Sans doute pourriez-vous dire : « Que pouvons-nous faire ? Tu punis la collectivité pour les pensées de l’individu ! Il est [en effet] écrit : “… de peur qu’il n’y ait parmi vous une racine…” (verset 17) suivi de : “… ils verront les coups de ce pays-là et ses maladies…” (verset 21). Nul pourtant ne peut connaître les réflexions d’autrui ! » Je ne vous punis pas pour les [pensées] cachées, car elles sont « à Hachem, notre Eloqim ». Seul en répondra l’individu [qui les a formées]. Les « choses manifestes », en revanche, sont « pour nous et pour nos fils », en ce sens que nous devons extirper le mal de chez nous. Et si nous n’en faisons pas justice, la collectivité sera punie. Les lettres formant les mots lanou (« pour nous ») et oulvanénou (« et pour nos fils ») sont surmontées de points, à interpréter comme signifiant : Même pour ce qui est manifeste, Il ne punira la collectivité qu’après qu’ils auront traversé le Yardén, lorsqu’ils auront accepté le serment sur le mont Guerizim et sur le mont ‘Eval et qu’ils seront devenus garants les uns des autres (Sanhèdrin 43b).

Josue 7

Mais les Israélites se rendirent coupables d'une violation de l'anathème: Akhan, fils de Carmi, fils de Zabdi, fils de Zérah, de la tribu de Juda, s'appropria quelque chose des objets interdits, ce qui attira la colère divine sur les enfants d'Israël. 2 Josué envoya, de Jéricho, des hommes vers Aï, ville voisine de Beth-Avên, à l'orient de Béthel, en leur disant: "Allez explorer cette région." Et ces hommes allèrent explorer Aï. 3 Revenus auprès de Josué, ils lui dirent: "Il ne faut pas que le peuple entier y monte; deux ou trois mille hommes suffisent pour triompher d'Aï. Ne fatigue pas tout le peuple à cette expédition, car ils sont peu nombreux." 4 Environ trois mille hommes du peuple y furent donc envoyés; mais ils lâchèrent pied devant les habitants d'Aï. 5 Ceux-ci leur tuèrent trente-six hommes, les poursuivirent depuis la porte de la ville jusqu'à Chebarim, et les défirent sur le versant de la colline. Alors, le coeur du peuple défaillit et se fondit en eau. 6 Josué déchira ses vêtements, se jeta face contre terre devant l'arche de l'Eternel et resta ainsi jusqu'au soir, ainsi que les anciens d'Israël, et ils répandirent de la poussière sur leurs têtes. 7 Et Josué dit: "Ah! Seigneur, Elohim! Pourquoi as-tu fait traverser le Jourdain à ce peuple, pour nous livrer au pouvoir des Amorréens, pour nous faire périr? Que ne sommes-nous, de préférence, restés sur l'autre bord du Jourdain! 8 De grâce, Seigneur, que dirai-je, après qu'Israël a tourné le dos à ses ennemis? 9 Ils l'apprendront, les Cananéens et les autres habitants du pays, et ils vont se jeter sur nous, et effacer notre nom de la terre... Ne feras-tu rien pour ton nom glorieux à toi?" 10 L'Eternel dit à Josué: "Relève-toi! Pourquoi rester ainsi couché sur ta face? 11 Israël a péché! II a violé le pacte que je lui avais imposé! Oui, on a pris de ce qui était anathème, on l'a volé, on l'a dissimulé, on l'a enfoui parmi ses bagages! 12 Eh bien! Les Israélites ne pourront plus tenir devant leurs ennemis, désormais ils leur tourneront le dos, ils sont sous le poids de l'anathème! Non, je ne serai plus avec vous, si vous ne faites disparaître du milieu de vous l'objet de l'anathème! 13 Va, sanctifie le peuple en lui disant: Sanctifiez-vous pour demain, car ainsi a parlé l'Eternel, Dieu d'Israël: L'anathème est dans ton sein, Israël! Tu ne pourras pas résister à tes ennemis, tant que tu ne l'auras pas extirpé de ton sein! 14 Vous vous avancerez donc, demain matin, par tribus; et alors, la tribu que l'Eternel aura désignée s'avancera par familles, et la famille que l'Eternel aura désignée s'avancera par groupes, et le groupe désigné s'avancera par individus. 15 Et l'individu désigné comme ayant violé l'anathème sera livré au feu, lui et tout ce qui lui appartient, pour avoir transgressé l'alliance du Seigneur et commis un acte déshonorant, en Israël!" 16 Dès le lendemain matin, Josué fit avancer Israël par tribus, et c'est la tribu de Juda qui se  trouva prise. 17 Puis il fit approcher les familles de Juda, et le sort frappa la famille de Zérah; puis il fit passer cette famille par groupes d'individus, et Zabdi fut pris. 18 Et quand on eut fait défiler les siens, homme à homme, le sort désigna Akhan, fils de Carmi, fils de Zabdi, fils de Zérah, de la tribu de Juda. 19 Josué dit à Akhan: "Mon fils, reconnais la gloire de l'Eternel, Dieu d'Israël, et rends-lui hommage; déclare-moi, je te prie, ce que tu as fait, ne me cache rien." 20 Akhan répondit à Josué: "C'est vrai, j'ai péché envers l'Eternel, Dieu d'Israël, et voici ce que j'ai fait. 21 Avisant, parmi le butin, un beau manteau de Sennaar, deux cents sicles d'argent, un lingot d'or du poids de cinquante sicles, j'en ai eu envie et m'en suis emparé; ces objets sont enfouis en terre dans ma tente, l'argent par dessous." 22 Et Josué dépêcha des envoyés, qui coururent à la tente; le larcin y était caché, et l'argent par dessous. 23 Ils emportèrent le tout de la tente, le présentèrent à Josué et à tous les enfants d'Israël, et on le versa devant Dieu. 

תלמוד בבלי מסכת סנהדרין דף מג עמוד ב

כתנאי: +דברים כ"ט+ הנסתרת לה' אלהינו והנגלת לנו ולבנינו עד עולם למה נקוד על לנו ולבנינו ועל עי"ן שבעד? מלמד שלא ענש על הנסתרות עד שעברו ישראל את הירדן, דברי רבי יהודה, אמר ליה רבי נחמיה: וכי ענש על הנסתרות לעולם? והלא כבר נאמר עד עולם. אלא כשם שלא ענש על הנסתרות - כך לא ענש על עונשין שבגלוי עד שעברו ישראל את הירדן. אלא עכן מאי טעמא איענוש? - משום דהוו ידעי ביה אשתו ובניו.

This point is disputed by Tannaim: The secret things belong unto the Lord our God, but the things that are revealed belong unto us and to our children for ever.25  Why are the words: Lanu u-lebanenu, [unto us and to our children] and the 'ayin of the word 'ad, [for ever] dotted?26  — To teach that God did not punish for transgression committed in secret, until the Israelites had crossed the Jordan:27  this is the view of R. Judah. Said R. Nehemia to him; Did God ever28  punish [all Israel] for crimes committed in secret; does not Scripture say for ever? (Translating, To us and our children belong only the revealed or open things; but the secret offender will 'for ever' be alone responsible to God, and will not implicate the whole people.) But just as God did not punish [all Israel] for secret transgressions [at any time], so too did He not punish them [corporately] for open transgressions until they had crossed the Jordan. (According to R. Nehemia the absence of corporate responsibility for secret sins, irrespective of peril, is expressly stated in the words for ever. The dot on the [H] in [H] however, indicates a change of responsibility for revealed transgressions in the time they crossed the Jordan.) Then in the case of Achan, why were they punished? — Because his wife and children knew thereof (It was therefore no longer secret.)

שו"ת אבני נזר חלק יורה דעה סימן קכו

מקום להתיר עפ"י דברי מהר"ל מפראג זצ"ל בביאור טעם שלא נתערבו ישראל זה לזה רק אחר שעברו את הירדן וביאר מהר"ל זצ"ל דארץ ישראל מיוחדת לישראל והיא עושה את כל ישראל השוכנים עלי' כאיש אחד ע"כ כשבאו לא"י נעשו ערבים עכ"ד. והנה זה פשוט דאף עכשיו שישראל בגלות נשאר הערבות. והטעם ברור דאף שגלו מ"מ מקומם של ישראל בא"י וכשאנחנו בארץ אחרת נחשבנו גולים כי אין כאן מקומינו. רק מקומינו בא"י ומצוה לדור בא"י. ע"כ עדיין חשיב כאילו כולנו בא"י אף שאין אנו בפועל בא"י. מ"מ זה מקומינו. והנה מומר אף דאפי' חטא ישראל הוא. מ"מ גוי הוא ג"כ. ועושה יי"נ. וקנאים פוגעים במומרת כמו בגוי' כמבואר בפוסקים באהע"ז בענין מומר זוקק ליבום יע"ש. ובדרישה דע"ז של מומר נאסר מיד כמו ע"ז של נכרי. וכיון שדינו כנכרי ג"כ. פשוט שיש בו לאו דלא ישבו בארצך פן יחטיאו אותך לי. וכיון שאסור לדור בארץ ישראל אין א"י מקומו כלל ופקע הערבות בעד המומר. ואין לזוז מהוראת הש"ך:

Il est probable que l’alliance ne s’applique pas a quelqu’un qui a choisit de s’exclure de la communauté, car l’alliance était basée sur la mitswah d’habiter en Israël, et celui qui ne croit pas en D il n’a aucune mitswah d’habiter en Israël au contraire, il faut le rejeter du pays.

שו"ת אבני נזר חלק יורה דעה סימן טו

ה) אך באמת הא דאשתו ובניו ידעו בי' צריך עיון טובא. דמ"מ למה יענשו ישראל הלא הם לא הי' בידם למחות ולמה יענשו ישראל על מה שלא מיחו בו אשתו ובניו. ואפשר לומר דהנה ידוע מה שהמשיל הזוהר את החוטא האומר למי עשיתי כי אם לעצמי לשוטה המנקב את הספינה במקום עמידתו שהמים באים בכל הספינה. אך שיש סברא לומר כי קלקלתו תקנת אחרים וביותר בעונות החמורים כגון חייב לו צירוף עמהם ושוב אינו מזיק אל הכלל. אך אם יש אנשים שיודעים ואינם מוחים. יש לו צירוף אל האנשים ההם שגם הם אינם נקיים. ואותם אנשים אל הכלל מאחר שאינם חוטאים גמורים כמו העושה מעשה. וע' ר"פ שבועת הדיינין רשעים דעלמא בדין הקל. ובאמצעות האנשים ההם המים באים אל הספינה בכולה דוק והבן. אך בשאין אנשים שבידם למחות לא איכפת לן בפרהסיא. כן יש לומר. מ"מ לא נסמוך ע"ז למעשה:

Cependant il est difficile de comprendre pourquoi les juifs seraient punis, uniquement par ce que la femme et les enfants de ahan savaient,  et il y a lieu de répondre suivant l’enseignement du Zohar, qui explique que, celui que penser que quand on faute on ne fait de mal qu’a soi même,  c’est une folie, car celui qui fait un trou dans la coque d’un bateau, ou il se trouve l’eau rentre par la suite dans tout le bateau. Cependant il y a lieu d dire que si il fait des fautes graves qui l’exclue de la communauté il ne fait plus de mal a la communauté, cependant si il y a des gens qui savent et qui ne disent rien, ces gens créent un lien entre la communauté et l’individu, et de ce fait ils font couler le bateau.

Chronique 2 35

Tous les Israélites qui se trouvaient là célébrèrent la Pâque en ce temps-là ainsi que la fête des Azymes durant sept jours. 18 L’on n’avait pas célébré une telle Pâque en Israël depuis l’époque du prophète Samuel, et aucun des rois d’Israël n’avait rien fait de comparable à la Pâque que célébra Josias ainsi que les prêtres, les Lévites, tout Juda et Israël qui se trouvaient là et les habitants de Jérusalem. 19 C’est dans la dix-huitième année du règne de Josias que fut célébrée cette Pâque. Après que Josias eut ainsi organisé tout le service du temple, Nekho, roi d’Égypte, monta guerroyer à Kharkhemich sur l’Euphrate, et Josias sortit à sa rencontre. 21 Mais Nekho lui fit dire par des messagers: "Qu’y a-t-il entre moi et toi, roi de Juda? Ce n’est pas à toi que j’en ai aujourd’hui, mais à la maison avec qui je suis en guerre, et Dieu m’a ordonné de me hâter. Laisse faire à Dieu, qui est avec moi, afin qu’il ne te détruise pas." 22 Mais Josias ne se détourna point de lui. Il se déguisa pour se battre avec lui et n’écouta pas les paroles de Nekho, inspirées de Dieu. Il vint livrer bataille dans la plaine de Meghiddo. 23 Les archers tirèrent sur le roi Josias, et le roi dit à ses serviteurs: "Transportez-moi, car je suis grièvement blessé." 24 Ses serviteurs l’enlevèrent de son char, le mirent sur un autre char qu’il avait et le conduisirent à Jérusalem, où il mourut. Il fut enseveli dans le sépulcre de ses ancêtres, et tout Juda et Jérusalem prirent le deuil pour Josias.

Taanith 22

And the archers shot at king Josiah; and the king said to his servants: Have me away, for I am sorewounded.2 What is meant by, ‘For I am sore wounded’? Rab Judah said in the name of Rab: This teaches that his whole body was perforated like a sieve.3 R. Samuel b. Nahmani said in the name of R. Jonathan: Josiah was punished because he should have consulted Jeremiah and he did not. On what did Josiah rely? — On the divine promise contained in the words, Neither shall the sword go through your land.4 What sword? Is it the warring sword? It is already stated [in the same verse], And I will give peace in the land.4 It must surely refer to the peaceful sword. Josiah, however, did not know that his generation found but little favour [in the eyes of God]. When he was dying Jeremiah observed that his lips were moving and he feared that perhaps, Heaven forefend, [Josiah] was saying something improper because of his great pain; he thereupon bent down and he overheard him justifying [God's] decree against himself saying, The Lord is righteous; for I have rebelled against His word.5 He [Jeremiah] then cited of him, The breath of our nostrils, the anointed of the Lord.

תוספות מסכת סוטה דף לד עמוד א

אמר ר' לוי ביבנה הותרה הרצועה יצתה בת קול ואמרה אין לכם עסק בנסתרות.

Talmud de Jerusalem sotah

Rabi Levy a dit a Yavneh ils ont dénoué le fouet, il y a une voix du ciel qui est venue et qui a dit a partir de maintenant vous n’avez plus a vous occuper des choses cachées.

©2018 by Uriel Aviges.