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  • Rav Uriel Aviges

Hoshana Rabba 5768

La Mishna dans le traite de soucah nous décrit le service du temple spécifique au jour de hoshaana Rabah (le septième jour de soucoth)  comment accomplie t on la mitswah du saule? il y avait un endroit appelle motsah en bas de Jérusalem, et on récoltait de la bas des grandes tiges de saule et on dressait ces tiges sur les coins de l’autel (du mizbeah) et les pointes des tiges recouvraient les angles de l’autel, on sonnait dans les trompètes et on marchait autour de l’autel, chaque jour on tournait une fois et on disait ana hachem oshiana je t’en supplie hachem sauve par pitié ana hasehm hatslihana, je ten supplie hachem fait réussir par pitié, rabbi yehudah dit on disait ani vahu hoshiana  lui et moi sauve par pitié, le septième jours on tournait autour du mizbeah sept fois et lorsqu’on avait fini les sept tours du septième jours qui est hoshaana Rabah on  disait en quittant l’autel comme c’est beau  pour toi l’autel, comme cest beau pour toi l’autel, rabbi Eliezer dit on disait pour lui (le mizbeah) (l’autel) nous somme reconnaissant et cest vers toi, d que nous adressons nos louanges. De nos jours au lieu de tourner autour de l’autel on tourne autour de la tevah ou se trouve le sefer torah, et a hoshanah Rabah on tourne sept fois en disant lui et moi sauve hachem par pitié en suite on prend cinq branche de saule que l’on frape sur le sol en disant que tu sois battue et non bénie, {il ya une discussion parmi les commentaire il y en a qui explique que c’est a la aravh que lon s’adresse en disant que tu sois battu et non béni, (maharcha), il y en a qui explique que c’est sur le sol sur lequel nous frappons que nous disons qu’il soi battu et non béni (ben ish hai)} cinq fois. Quel est le sens de ce rite qui remonte a l’époque des prophètes?  Le premier point qu’il faut comprendre  cest de savoir  qui lon parle lorsque lon dit lui et moi sauve hachem par pitié qui est le lui? De plus comment peut on parle a l’autel en disant que nous lui somme reconnaissant comme si c’était un être vivant, cest même presque de l’idolâtrie comme le remarque la gemarah en commentant cette Mishna! Dans les commentaires on peut retrouver quelques éclaircissements  partiels sur ces points. Le premier sur le la phrase ani vahu hoshiana lui et moi sauve hachem, Rashi dit que cela fait partie du nom fait de 72 groupe de trois lettres qui est code dans les trois verset de 72 lettres qui introduisent le récit du miracle de la mère rouge ani moi est le premier groupe de trois lettres et vahu et lui celui du milieu. Tosfot explique que ces deux nom ani et vahu (moi et lui) sont des références a des prophéties ou D s’associe a la souffrance d’Israël lorsqu’ils sont dans l’exile. En ce qui concerne les tours autours de la torah le maharcha explique que cest une référence aux tours que Josué a fait pour faire tomber les murailles de Jéricho, (qui sont entre sous terre le septième jour après que Josué ai fait sept fois le tours des murailles en sonnant du chofar,) ainsi dit le maharcha il y a une muraille autour de la torah qu’il faut faire tomber, or les mauvais tournent autours comme dit le verset des psaumes, lorsque la muraille tombe, les mauvais sont détruits par la lumière de la torah. cest pour cela qu’après avoir fait sept fois le tour du sefer torah on prend les branches de saule qui symbolisent les juifs qui ne font pas les mitsvot et qui n’étudient pas la torah puisque cest un arbre non fruitier et qui na pas d’odeur, et on les frapes par terre pour dire qu’ils sont détruits. Le problème que pose se maharcha c’est de savoir quel est la muraille qui entoure la torah, de plus lorsque lon tourne autours de la torah avec le saule on s’identifie au mauvais qui tournent autours, comment peut on faire une tel chose? N’aurait il pas  mieux valu que lon mette le saule au milieu et que l’on tourne avec le sefer torah pour dire que la torah fait tomber la muraille qui retient les mauvais? Une autre source que je voudrais rapporter avant de commencer mon analyse c’est le ramhal le rav luzato qui dit dans son livre le chemin de d que la soucah est une défense contre les forces du mal alors que le loulav est une arme offensive car il ressemble a un glaive. Il faut comprendre de quelle force du mal il s’agit. Si on reste sur une interprétation simple des paroles du ramhal on pourrait dire que lorsque le mal intervient de manière offensive c’est lorsqu’il pousse l’homme a la faute, a ce moment l’homme aurait besoin de la protection de la soucah, par contre lorsque le mal intervient de manière passive c’est qu’il veut empêcher l’homme de faire le bien alors il a besoin d'une arme offensive qui est le loulav.

A mon avis l’explication littérale serait que ce qui peut empêcher L’homme de faire une faute c’est le fait d’être conscient de l’omniscience de d et de sa présence partout a travers la nature comme le maharal l’explique dans son commentaire sur la Mishna dans pirkei avot ou la Mishna dit regarde 3 choses et tu ne te rapprocheras pas de la faute saches d'ou tu viens ou tu vas et devant qui tu va être juge, le maharal demande sur cette Mishna on sait que la plus part des êtres humains savent parfaitement d’où ils viennent c’est a dire dune goute de pourriture et ou il vont c’est adire se faire manger par les vers et malgré tout ca n’empêche personne de fauter! Mais il répond qu’en effet le fait de savoir sa fin et son origine ne peut rien apporter au niveau de la morale car même si l’homme sait qu’il est condamne a mort dans un futur plus ou moins proche  il est prit dans la passion   du présent et pour l’homme  naturellement le présent qu’il vit a plus de prise que le futur, ce qui apporte un changement morale cest de savoir devant qui on est juge cest a dire que dans l’instant même  a travers la présence de la nature on prend conscience d’être devant d qui nous juge, cest cette connaissance qui peut empêcher l’homme de fauter les deux autres idée que la Mishna rapporte ne sont la que pour que l’homme puisse mieux avaler la pilule de la présence de d dans le monde, si l’homme n’arrive pas a comprendre que la matérialité du présent est insignifiante et qu’il vit dans une soucah , il ne peut pas vivre avec l’idée d’être en la présence de d. cest donc ca la défense de la soucah dont parle le ramhal d est partout dans le monde, la nature n’est qu’un voile léger et temporaire, en entrant dans la soucah je me met directement sous la présence divine et sous sa dépendance. C’est pour cela que le talmud dit que la  soucah représente d lui même de même que le nom de d tombe sur le sacrifice il tombe sur les murs et les décorations de la soucah, dans la soucah l’homme rentre dans un  rapport directe avec d la soucah est la seule mitswah positive de la torah ou l’on ne demande rien a l’homme de faire spécifiquement il doit habiter de dans s'assoir et ne rien faire, c’est le rapport direct de l’homme a d qui dépasse le culte la prière et les mitsvot c’est le fait de croire en d. je vais citer un enseignement de  mon rav qui disait toujours pourquoi  les prophètes disent que le mashiah et la résurrection des  morts viendra aux juifs par le mérite de la emounah de la foi en d et pas par la prière ou d’autre mitsvot et il répondait par ce que la foi c’est ce qui lie l’homme a d directement c’est ce qui viens du cœur directement chez le créateur sans avoir besoin de passer par la parole ou l’action, c’est exactement le sens de la soucah. Mais d’un autre cote ce rapport a d qui passe par le cœur est contradictoire au message de la torah la loi qui soumet le rapport a d par l’application de la loi, cest ici ou les force du mal attaque a nouveau mais cette fois ci en disant ne fait pas le bien, car quel peut être le sens du culte? Cest pour cela que lon a besoin de larme offensive du loulav lorsque que lon tournait autour de l’autel et que lon disait moi et lui sauve d cela veut dire moi et lui cest l’autel cest la torah cest a dire la loi on demande a d de sauver notre rapport a la loi cest d le tu auquel la prière est adresse, cest ce que le maharsah explique qu’il faut détruire la saule a la fin car la saule symbolise le juif qui croit en d mais qui ne veut pas étudier et qui ne vaut pas faire les mitsvot, par ce qu’il a d dans son cœur, c’est ce rapport que nous avons acquis en restant dans la soucah que nous devons détruire. C’est pour cela aussi que l’on recouvrait l’autel de saule pour montrer que l'on voulait intégrer notre rapport subjectif a d au rituel des sacrifice et des lois de la torah. En brisant la muraille qu’il ya autour de la torah, on demande au d auquel on croit et avec lequel on vit sans intermédiaire de sauver la torah de casser la muraille mais comment ca marche?

Pour expliquer plus avant le processus qui lie le juif et d et la torah on est oblige de rentrer dans des concepts kabbalistiques, et de hassidouth donc attachez vos ceinture et préparez vous au décollage, c’est parti! (on ma demande de donner un exemple de réflexion hassidique alors en voila un!) Dans la prière que l’on fait avant de frapper la aravah sur le sol on dit que par le fait que l’on frape la aravah sur le sol, d casse les 5 forces qui correspondent aux 5 lettres double de mem noun tsadick peh caf le baal hataniah dit que ces 5 lettres représentent la partie infini qu’il ya dans le fini et c’est par ces 5 lettres que l’homme peut capter un rapport au divin dans son infinité. Qu’est  ce que ca veut dire?

Le talmud dans chabat analyse de manière cabalistique l’alphabet nous prendrons simplement les lettres qui nous intéressent sur le même le talmud s'interroge pourquoi ya t il deux mem, le mem finale et le mem en milieux du mot et il répond il ya le maamar satoum et le mamar patouah c’est a dire une parole fermée et une parole ouverte qu’est que ca veut dire? (Je ne cite pas ici l’interprétation de Rashi pour ne pas allonger un mail déjà très long et ennuyeux,) le maharcha explique que le talmud dit que le monde a été créé en 10 parole alors que si on fait le compte on en trouve que 9, mais le talmud répond Bereshit aussi est une parole créatrice, bien qu’il n’est pas mentionne dans la torah et d dit au commencement, du fait qu’il n'y avait pas d’autres essence a part celle de d il n'y avait pas de lui et de tu on ne pouvait pas dire et d dit qu’après la première création la parole du commencement c’est  la parole cache celle qui précède la parole dévoilée voila le sens des deux mems. Sur une deuxième lettre double du peh ouvert et du peh finale le talmud commente c’est normale qu’il y ait deux peh (peh veut dire bouche en hébreux) il y a la bouche ouverte et la bouche fermée. (La encore je skip Rashi) le maharcha commente en effet l’enfant lorsqu'il est dans le ventre de sa mère a la bouche fermée et un ange lui apprend toute la torah par ce que c’est par le cordon ombilicale que le savoir passe, lorsqu’il sort, le cordon ombilical se referme et la bouche s’ouvre, il oublie donc toute le torah qu’il connaissait, et qu’il ne pouvait connaitre que par une situation statique, car le monde de la parole est le monde de la dialectique, toute connaissance absolue est donc impossible, car la parole est oublie c’est ca le sens de la bouche ouverte et de la bouche ferme. (Je pense qu’ici si vous vous penchez par le hublot vous pouvez apercevoir Uranus sur la gauche et pluton sur la droite) préparez vous a l'atterrissage. Je laisse le tsadick et le noun pour une autre foi ou pour ceux qui veulent voir le talmud dans chabat 104 a et le talmud na rien dit sur le caf

En fait pour comprendre ce que dit le talmud il faut reprendre les idées de Raymond Ruyer. Une des affirmation première de ruyer au sujet de la conscience a été de s'opposer a Husserl qui pensait que la conscience est avant out et essentiellement la conscience de quelque chose d’autre husserl dit il ne peut ya avoir une conscience de rien la conscience est avant tout une ouverture ce a quoi ruyer répond si c’était le cas la conscience ce diluerait a l’infini et l’homme perdrait conscience d’être lui même un sujet a partir duquel par la conscience.  Ruyer explique aussi que la conscience n’est pas essentiellement réflexive il pense que si l’homme peut prendre conscience de lui même et se parler a la deuxième personne c’est une illusion (du fait qu’il peut voir certaine partie de son corps bouger comme ses mains et ses pieds etc.. il pense donc ne pas être son corps) mais en fait la conscience de l’homme est une immédiateté du présent qui n’est pas réflexive qui ne dialogue pas avec elle même et qui ne fait que vivre, si la conscience était réflexive par essence elle pourrait se décupler a l’infini et on deviendrait fou par exemple je prendrait conscience que je prend conscience que je prend conscience que j'écris, or  du fait que la conscience réflexive a une fin on en déduit que cette réflexivité de la conscience n’est qu’une propriété seconde de la conscience. Dans le même ordre d’idée Ruyer dit que l’on ne peut pas expliquer le lien entre le atomes en cherchant a analyser de manière de plus en plus microscopique les liens entre les atomes car tout les crochets sont formes d’autre crochets et ainsi de suite a l’infini on est oblige d’accepter que le lien entre les atome est un lien que l’on arrête de décomposer a un certain point et que l’on accepte comme une réalité métaphysique. Pour Ruyer toute réalité existe spirituellement  en elle même, comme conscience delle même, et parallèlement elle existe pour les autres comme  un corps physique que l’on ne peut disséquer qu’à travers une analyse infinie. Cette dissection ne découvrira jamais l’essence de la chose mais uniquement sa forme, ce n’est que pour l’autre que la chose existe comme un corps. Cependant ce que Ruyer ne dit pas cest qu’il y a essentiellement un lien entre la réalité métaphysique de la conscience immédiate en soi (de chaque chose pour elle même) et la structure de sa forme  (quelle est pour l’autre). C’est ca la partie infinie qu’il y a dans le fini dont parle la hassidouth. Si d parle pour créer, même si la parole créatrice n’est pas d, puisqu’elle s’écrit dans une langue et quelle fait intervenir un lui et un moi et un tu qui ne sont pas des concepts divin. Il n’en demeure pas moins que la parole divine première de Bereshit bara qui ne s’adresse a personne qui est l’essence de l’infini est inclues dans les 9 paroles suivante de la création. La première parole de Bereshit qui ne s’adresse à personne  est la conscience de d lui même dans l’acte créateur, c’est à dire la partie silencieuse d’où part chaque discours, l’infini qu’il y a dans le fini.

Chaque parole est un masque, mais elle nous apprend  que celui qui la dit porte un masque, et cest déjà beaucoup.

 De la même manière l’enfant existe de manière essentielle avant de parler, cette existence est  la conscience de soi qui ne passe pas par l’autre, et qui échappe au regard de l’autre, c’est la bouche ferme le peh satoum.

Lorsque l’enfant  parle et prend conscience de l’autre, (et  qu’il se rend compte par la même qu’il est lui même un autre, en se parlant a lui même comme a un autre,) il oublie la torah, c’est a dire qu’il perd le rapport essentielle a la conscience infinie qu’il y a dans l'existence, c’est la bouche ouverte lepeh patouach du rapport a la structure physique corporelle qui s’oppose au peh satoum du rapporta l’essence spirituelle. Par le fait de frapper la aravah  on essaie de livrer l’essence de l’infini qui réside dans le finie, recréer le lien entre la spiritualité et la matérialité de tel manière qu’il n'y est plus de contradiction entre le moi et le lui, c’est à dire mon essence spirituelle et la loi de la torah et le rite des prières.