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  • Rav Uriel Aviges

Yitro 5777



Les documents

Le lendemain, Moïse s’assit pour rendre la justice au peuple et le peuple se tint debout autour de Moïse, du matin jusqu'au soir. 14 Le beau-père de Moïse, voyant comme il procédait à l'égard du peuple, lui dit: "Que signifie ta façon d'agir envers ce peuple? Pourquoi sièges-tu seul et tout le peuple stationne t-il autour de toi du matin au soir?" 15 Moïse répondit à son beau-père: "C'est que le peuple vient à moi pour consulter le Seigneur. 16 Lorsqu'ils ont une affaire, elle m'est soumise; alors je prononce entre les parties et je fais connaître les décrets du Seigneur et ses instructions." 17 Le beau-père de Moïse lui répliqua: "Le procédé que tu emploies n'est pas bon. 18 Tu succomberas certainement et toi-même et ce peuple qui t'entoure; car la tâche est trop lourde pour toi, tu ne saurais l'accomplir seul. 19 Or, écoute ma voix, ce que je veux te conseiller et que Dieu te soit en aide! Représente, toi seul, le peuple vis-à-vis de Dieu, en exposant les litiges au Seigneur; 20 notifie-leur également les lois et les doctrines, instruis-les de la voie qu'ils ont à suivre et de la conduite qu'ils doivent tenir. 21 Mais, de ton côté, choisis entre tout le peuple des hommes éminents, craignant Dieu, amis de la vérité, ennemis du lucre et place-les à leur tête comme chiliarques, centurions, cinquanteniers et décurions. 22 Ils jugeront le peuple en permanence; et alors, toute affaire grave ils te la soumettront, tandis qu'ils décideront eux-mêmes les questions peu importantes. Ils te soulageront ainsi en partageant ton fardeau. 23 Si tu adoptes cette conduite, Dieu te donnera ses ordres et tu pourras suffire à l'œuvre; et de son côté, tout ce peuple se rendra tranquillement où il doit se rendre."

Rashi

Pour consulter Eloqim Comme le rend le Targoum Onqelos : « pour demander un enseignement », c’est-à-dire pour demander l’instruction de la bouche du Tout-Puissant.

Sois toi pour le peuple en face de ha-Eloqim Messager et intermédiaire entre eux et Hachem, et lui demandant de rendre des jugements.

Yomah 75

‘Gad’, because it revealed to Israel whether the child was one of nine months’ pregnancy from the first husband, or of seven months’ [pregnancy] from the second.22 ‘White’,23 because it makes white [cleanses] the sins of Israel.

    It was taught: R. Jose said: Even as the prophet would tell Israel what is to be found in clefts or holes so would the manna reveal to Israel what is to ‘be found in clefts or holes’. How that? If, e.g., two men came before Moses with a law-suit, one saying: You have stolen my servant, the other saying: You have sold him to me, Moses would say to them: To-morrow judgment will be pronounced. To-morrow, then: If his [the slave's] ‘omer was found in the house of his first master, it was evidence that the other one had stolen him; if it was found in the house of his second master, that was proof that the former had sold him to the latter. Similarly, if a man and a woman came before Moses with a suit, he saying: She acted offensively against me, and she asserting: He acted offensively against me, Moses would say to them: To-morrow judgment will be pronounced. On the morrow: If her ‘omer was found in her husband's house, that was proof that she had acted offensively, but if it was found in her father's house, that was evidence that he had acted offensively towards her.24

Avot 1 -1

MISHNAH 1. MOSES RECEIVED THE TORAH1 AT2 SINAI AND TRANSMITTED IT TO JOSHUA,3 JOSHUA TO THE ELDERS,4 AND THE ELDERS TO THE PROPHETS, AND THE PROPHETS TO THE MEN OF THE GREAT SYNAGOGUE.5

(5) Kenesseth hagedolah: A body of 120 men founded by the leaders of the Jews who returned from the Babylonian captivity

Berahot 3

MISHNAH. IF ONE [IN PRAYING] SAYS 'MAY THY MERCIES EXTEND TO A BIRD'S NEST',16  'BE THY NAME MENTIONED FOR WELL-DOING', OR 'WE GIVE THANKS, WE GIVE THANKS', HE IS SILENCED

GEMARA. We understand why he is silenced if he says 'WE GIVE THANKS, WE GIVE THANKS', because he seems to be acknowledging two powers;18  also if he says, 'BE THY NAME MENTIONED FOR WELL-DOING', because this implies, for the good only and not for the bad, and we have learnt, A man must bless God for the evil as he blesses Him for the good.19  But what is the reason for silencing him if he says 'THY MERCIES EXTEND TO THE BIRD'S NEST? — Two Amoraim in the West, R. Jose b. Abin and R. Jose b. Zebida, give different answers; one says it is because he creates jealousy among God's creatures,20  the other, because he presents the measures taken by the Holy One, blessed be He, as springing from compassion, whereas they are but decrees.21  A certain [reader] went down [before the Ark] in the presence of Rabbah and said, 'Thou hast shown mercy to the bird's nest, show Thou pity and mercy to us'. Said Rabbah: How well this student knows how to placate his Master! Said Abaye to him: But we have learnt, HE IS SILENCED? — Rabbah too acted thus only to test22  Abaye.

A certain [reader] went down in the presence of R. Hanina and said, O God, the great, mighty, terrible, majestic, powerful, awful, strong, fearless, sure and honoured. He waited till he had finished, and when he had finished he said to him, Have you concluded all the praise of your Master? Why do we want all this? Even with these three that we do say,23  had not Moses our Master mentioned them in the Law24  and had not the Men of the Great Synagogue come and inserted them in the Tefillah, we should not have been able to mention them, and you say all these and still go on! It is as if an earthly king had a million denarii of gold, and someone praised him as possessing silver ones. Would it not be an insult to him?

ספר מורה הנבוכים חלק ג פרק מח

ולא תקשה עלי באמרם על קן צפור יגיעו רחמיך וגו', כי הוא לפי אחת משתי הדעות אשר זכרנום, ר"ל דעת מי שחושב שאין טעם לתורה אלא הרצון לבד, ואנחנו נמשכנו אחר הדעת השני

Or ce que le talmud exprime en disant que D n’a pas pitié des nids d’oiseaux, cela suit un des avis qui pensent que les commandements n’ont pas de sens, mais nous pensons qu’elles ont un sens

Guide des egarees 1 29

 Tu connais aussi un passage célèbre des docteurs auquel je voudrais que toutes leurs paroles fussent semblables; bien que ce soit un passage qu'on sait par cœur, je vais te le citer textuellement, afin d'appeler ton attention sur les idées qu'il renferme. Voici ce qu'ils disent(3) « Quelqu'un, venu en présence de Rabbi 'Hanînà, s'exprima ainsi (en faisant sa prière) 0 Dieu grand, puissant, redoutable, magnifique, fort, craint, imposant! Le Rabbi lui dit(en l'interrompant) As-tu achevé toutes les louanges de ton Seigneur? Certes, même les trois premiers (attributs), si Moïse ne les avait pas énoncés dans la Loi  et que les hommes du grand Synode (2) ne fussent pas venus les fixer dans la prière, nous n'oserions pas les prononcer; et toi, tu en prononces un si grand nombre ! Pour faire une comparaison un roi mortel par exemple, qui posséderait des millions de pièces d'or, et qu'on vanterait pour (posséder des pièces) d'argent, ne serait-ce pas là une offense pour lui » » Voilà comment s'exprimait cet homme de bien.

 Remarque d'abord quelle était sa répugnance et son aversion pour l'accumulation d'attributs affirmatifs (3), et remarque aussi qu'il dit clairement que, si nous étions abandonnés à notre intelligence seule (4) nous ne dirions (5) jamais les attributs et nous n'en prononcerions aucun; mais puisque, par la nécessité de parler aux hommes de manière à leur donner (de Dieu)une idée quelconque, on a été forcé de décrire Dieu avec leurs (propres)perfections [conformément à ces paroles l'Écriture s'est exprimée selon le langage des hommes (2)] nous devrions, en dernier lieu, nous arrêter aux (trois) mots en question (3), et encore ne devrions-nous jamais les employer comme noms de Dieu, si ce n'est lorsque nous en faisons la lecture dans le Pentateuque. Que si cependant les hommes du grand Synode, qui étaient (en partie) des prophètes, sont venus ensuite en sanctionner l'emploi dans la prière, nous devrions toujours nous borner à ces seuls mots .

 En substance donc, il (R. 'Hanînâ) expose qu'il se rencontre deux  nécessités pour que nous les employions dans la prière une première, c'est qu'ils se trouvent dans le Pentateuque; une seconde, c'est que les prophètes les ont fixés dans la prière.

 Sans la première nécessité, nous ne les prononcerions pas (du tout); sans la seconde, nous ne les aurions pas ôtés de leur place (primitive), pour nous en servir dans la prière; et toi (ajoutait-il), tu accumules les attributs (5) ? Il t'est clair aussi par ces paroles(de R. 'Haninà) qu'il ne nous est pas permis d'employer dans la prière, ni de prononcer, toutes les épithètes que tu trouves attribuées à Dieu dans les livres des prophètes; car il ne dit pas (seulement) « Si Moïse ne les avait pas dits, nous n'oserions pas les dire a, mais (il ajoute comme) une autre condition « et que les hommes du grand Synode ne fussent pas venus les fixer dans la prière », et depuis lors seulement, il nous a été permis de les employer dans la prière.

 Mais non pas comme  ont fait ces hommes vraiment ineptes, qui se sont efforcés d'insister longuement(sur les attributs),dans des prières de leur composition et des oraisons de leur façon, par lesquelles ils croyaient s'approcher de Dieu, et où ils lui ont donné des attributs qui, lors même qu'on les donnerait à un être humain, impliqueraient une imperfection C'est que, ne comprenant pas ces sujets sublimes, trop étrangers aux intelligences du vulgaire, ils abordaient Dieu avec leurs langues téméraires, se servaient à son égard de tous les attributs et de toutes les allocutions qu'ils croyaient pouvoir se permettre (2) et insistaient là-dessus, afin de l'émouvoir, comme ils se l'imaginaient, de manière à ce qu'il fût affecté(parleurs paroles).Surtout quand ils trouvaient à cet égard quelque texte d'un discours prophétique, ils croyaient pouvoir se permettre d'employer ces mêmes termes, qui, de toute manière, ont besoin d'être allégoriquement interprétés; ils les prenaient dans leur sens littéral, en dérivaient (d'autres termes), en formaient des ramifications  et construisaient là-dessus des discours. Ce genre de licence est fréquent chez les poètes et les orateurs, ou chez ceux qui ont la prétention de faire des vers; de sorte qu'il s'est composé des discours qui, en partie, sont de la pure irréligion, et en partie trahissent une faiblesse d'esprit et une corruption de l'imagination à faire naturellement rire un homme, quand il les écoute, et à le faire pleurer, quand il considère qu'un pareil langage a été tenu à l'égard de Dieu. S'il ne m'était pas pénible d'abaisser les auteurs, je t'en citerais quelque chose pour attirer ton attention sur ce qu'il y a là d'impie. mais ce sont des discours dont le vice est trop évident pour celui qui sait comprendre, et tu dois te dire en y réfléchissant si c'est un grave péché de médire et de faire une mauvaise réputation à autrui (2), combien, à plus forte raison, (est-on coupable)de laisser un libre cours à sa langue quand il s'agit de Dieu, et de lui donner des attributs au dessus desquels il est élevé? Je n'appellerais pas cela un péché, mais une offense, et un blasphéme commis inconsidérément par la foule qui écoute et parce sot qui dit (de telles paroles).Mais quant à celui qui comprend ce qu'il ya de vicieux dans de pareils discours, et qui (malgré cela) les prononce, il est, selon moi, du nombre de ceux dont il a été dit et les enfants d'Israël imaginèrent sur Dieu des paroles qui n' étaient pas convenables … Si donc tu es de ceux qui respectent la gloire de leur Créateur, tu ne dois nullement y prêter l'oreille; et comment alors oserais tu les prononcer, et comment (à plus forte raison) oserais-tu en faire de semblables? Car tu sais combien est grand le péché de celui qui lance des paroles vers le ciel (2). Il ne faut aucunement t'engager dans des attributs de Dieu (exprimés) par affirmation, en croyant parl à le glorifier, et il ne faut pas sortir de ce que les hommes du grand Synode ont fixé dans les prières et les bénédictions il y en a là assez pour le besoin, et grandement assez, comme l'a dit R. 'Hanînâ. Pour ce qui se trouve en outre (en fait d'attribut) dans les livres des prophètes, on peut le lire en y passant, pourvu qu'on admette, comme nous l'avons exposé, que ce sont des attributs d'action, ou qu'ils indiquent la négation de leur privatif(5). Et cela, il ne faut pas non plus le divulguer à la multitude; au contraire, ce genre d'étude appartient aux hommes d'élite qui ne croient pas glorifier Dieu en disant ce qui ne convient pas, mais en comprenant comme il faut.

 Je reviens maintenant achever mes remarques sur les paroles de R. 'Hanînâ et leur sage disposition (1). Il ne dit pas « Pour faire une comparaison, un roi mortel, par exemple, qui posséderait des millions de pièces d'or, et qu'on vanterait pour (posséder) cent pièces »; car cette comparaison (ainsi conçue) indiquerait que les perfections de Dieu sont plus grandes que celles qu'on lui attribue, mais qu'elles sont pourtant de la même espèce, tandis que, comme nous l'avons démontré, il n'en est point ainsi. Mais la sagesse de cette comparaison consiste dans ces mots pièces d'or et qu'on vanterait pour (posséder des pièces) d'argent », qui indiquent que Dieu n'a rien qui soit de la même espèce que ces perfections qu'on nous trouve, et que celles-ci, au contraire, sont des imperfections à son égard, comme il l'explique en disant « Ne serait-ce pas là une offense pour lui? » Ainsi, je t'ai fait connaître que tous ces attributs que tu crois être une perfection (1) constituent une imperfection à l'égard de Dieu, s'ils sont de la même espèce que celles que nous possédons. Déjà Salomon nous a instruits à cet égard d'une manière suffisante, en disant: Car Dieu est dans le ciel, et toi sur la terre; que tes paroles donc soient peu nombreuses (Ecclésiaste, V,l).

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