• Rav Uriel Aviges

Ki Tissa 5776



Les documents

Le peuple, voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, s'attroupa autour d'Aaron et lui dit: "Allons! fais-nous un dieu qui marche à notre tête, puisque celui-ci, Moïse, l'homme qui nous a fait sortir du pays d'Égypte, nous ne savons ce qu'il est devenu." 2 Aaron leur répondit: "Détachez les pendants d'or qui sont aux oreilles de vos femmes, de vos fils et de vos filles et me les apportez." 3 Tous se dépouillèrent des pendants d'or qui étaient à leurs oreilles et les apportèrent à Aaron. 4 Ayant reçu cet or de leurs mains, il le jeta en moule et en fit un veau de métal; et ils dirent: "Voilà tes dieux, ô Israël, qui t'ont fait sortir du pays d'Égypte!" 5 Ce que voyant, Aaron érigea devant lui un autel et il proclama: "A demain une solennité pour l'Éternel!" 6 Ils s'empressèrent, dès le lendemain, d'offrir des holocaustes, d'amener des victimes rémunératoires; le peuple se mit à manger et à boire, puis se livra à des réjouissances.

Rashi

Ils se levèrent de bon matin Le Satan a excité leur zèle afin qu’ils pèchent.

Pour s’amuser (letsa‘héq) Le mot letsa‘héq (« pour s’amuser ») contient une connotation de débauche sexuelle, comme il est écrit : « pour se rire (letsa‘héq) de moi » (Beréchith 39, 17), et aussi une connotation de meurtre, comme il est écrit : « Que les jeunes gens se lèvent et qu’ils s’amusent (wissa‘haqou) devant nous ! » (II Chemouel 2, 14). Ici aussi, ‘Hour ayant été assassiné.

L'Éternel descendit dans la nuée, s'arrêta là, près de lui et proclama nominativement l'Éternel. 6 La Divinité passa devant lui et proclama: "ADONAÏ est l’Étre éternel, tout puissant, clément, miséricordieux, tardif à la colère, plein de bienveillance et d'équité; 7 il conserve sa faveur à la millième génération; il supporte le crime, la rébellion, la faute, mais il ne les absout point: il poursuit le méfait des pères sur les enfants, sur les petits-enfants, jusqu'à la troisième et à la quatrième descendance." 8 Aussitôt Moïse s'inclina jusqu'à terre et se prosterna; 9 et il dit: "Ah! si j'ai trouvé faveur à tes yeux, Seigneur, daigne marcher encore au milieu de nous! Oui, ce peuple est indocile, mais tu pardonneras notre iniquité et nos péchés et nous resterons ton héritage." 10 Il répondit: "Eh bien! je renouvelle le pacte: à la face de tout ton peuple, je ferai des prodiges qui n'ont encore été opérés dans aucun pays, chez aucune nation; et tout le peuple qui t'entoure verra combien est imposante l'oeuvre de l'Éternel, que j'accomplirai par toi." 11 Mais prends garde à ce que je te commande aujourd'hui. Voici, j'écarterai de devant toi l'Amorréen, le Cananéen, le Héthéen, le Phérézeen, le Hévéen et le jébuséen. 12 Garde-toi de contracter alliance avec l'habitant du pays que tu vas occuper: il deviendrait un danger au milieu de toi. 13 Au contraire, vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs monuments, vous abattrez leurs bosquets. 14 Car tu ne dois pas te courber devant une divinité étrangère, parce que l'Éternel a nom JALOUX, c'est un Dieu jaloux! 15 Garde-toi de faire alliance avec l'habitant de ce pays: prostitué au culte de ses dieux, il leur sacrifierait et il te convierait à ses sacrifices et tu en mangerais. 16 Puis, tu choisirais parmi ses filles des épouses à tes fils; et ses filles, s'abandonnant au culte de leurs dieux, entraîneraient tes fils dans leur culte. 17 Tu ne te fabriqueras point des dieux de métal.

Rashi

Tu mangeras de son sacrifice En croyant que ce n’est pas punissable. Mais moi je te le compterai comme si tu adhérais à leur culte, car tu en viendras à « prendre parmi ses filles pour tes fils » (‘Avoda zara 8a)

Avodah zarah 53b

and it is as Rab Judah said in the name of Rab: If an Israelite set up a brick to worship [but did not do so] and an idolater came and worshipped it, it is prohibited.5  Whence have we that it is prohibited?6  — R. Eleazar said: It is the same as happened at the beginning of the settlement in the land of Israel; for the Divine Law declared, And burn their Asherim with fire.7  Now it was an inheritance to [the Israelites] from their ancestors8  and a man cannot make prohibited what does not belong to him!9  If [it is assumed that the reason was] on account of those [Asherim] which existed there originally,10  then just an annulment would have sufficed!11  But inasmuch as the Israelites worshipped the Golden Calf, they revealed their proneness for idolatry, so12  when the idolaters came [and worshipped Asherim] they acted according to [the Israelites'] bidding.13  Similarly when an Israelite set up a brick, he revealed his proneness for idolatry; therefore when a heathen came and worshipped it he acted according to [the Israelite's] bidding. But perhaps the proneness was only for the Golden Calf and for nothing else!14  — No; Scripture states, These be thy gods, O Israel,15  which proves that they lusted for many gods. Conclude, then, that all [the Asherim] which existed at the same time as the Golden Calf are prohibited, but those planted subsequently16  are permitted!17  — Who is able to distinguish between them?

Sanhedrin 63b

Rab Judah said in Rab's name: The Israelites knew that the idols were nonentities, but they engaged in idolatry only that they might publicly satisfy their (incestuous) lusts. R. Mesharshia objected: As those who remember their children, so they longed for their altars, and their graves by the green trees etc;28  which R. Eleazar interpreted. As one who yearns for his son [so they yearned]?29  — That was after they became addicted thereto.30  Come and hear: And I will cast your carcases upon the carcases of your idols.31  It was related of Elijah the Righteous, that whilst searching for those who were languishing with hunger in Jerusalem, he once found a child faint with hunger lying upon a dungheap. On questioning him as to the family to which he belonged, he replied, 'I belong to such and such a family.' He asked: 'Are any of that family left,' and he answered, 'None, excepting myself.' Thereupon he asked: 'If I teach thee something by which thou wilt live, wilt thou learn?' He replied, 'Yes.' 'Then,' said he, 'recite every day, Hear O Israel, the Lord is our God, the Lord is one.' But the child retorted, 'Be silent, for one must not make mention of the name of the Lord.'1  [He said this] because his father and mother had not taught him [to serve the Lord], and straightway he brought forth an idol from his bosom, embracing and kissing it, until his stomach burst, his idol fell to the earth, and he upon it, thus fulfilling the verse, And I shall cast your carcases upon the carcases of your idols.2  — That too was after they became addicted thereto

Sanhedrin 61

It has been taught; If one engages in idolatry through love or fear [of man, but does not actually accept the divinity of the idol], Abaye said, he is liable to punishment; but Raba said, he is free from a penalty. Abaye ruled that he is liable, since he worshipped it; but Raba said that he is free: only if he accepts it as a god is he liable, but not otherwise.

Mnemonic; 'ebed yishtahaveh lemoshiah.)13 Abaye said, how do I know it? Because we have learnt, HE WHO ENGAGES IN IDOL WORSHIP, IT IS ALL ONE WHETHER HE SERVE IT etc. Surely it means: whether he serve it through love or fear, [or whether he sacrifice to it as a god].14  But Raba answers you: That is not so, but as R. Jeremiah resolved the difficulty.15       

     Abaye [further] said, Whence do I know it? For it has been taught: Thou shalt not bow down thyself to them:16  thou mayest not bow down to them, but thou mayest bow down to a human being like thyself. I might think that this applies even to one who is worshipped, like Haman; but the Writ adds, nor serve them.17  But Haman was thus served through fear.18  Raba, however, explains it thus: 'like Haman, but not altogether so. [To bow down to one] 'like Haman' [is forbidden], since he set himself up as a divinity; 'but not altogether so,' for Haman was worshipped through fear, whilst the prohibition of this verse applies only to a voluntary action

Dans la philosophie tantrique, c’est le chemin qui mène à l’orgasme qui importe plus que l’orgasme en lui-même. Ainsi, on ne fait pas l’amour pour parvenir au coït mais pour tout le plaisir et la relaxation qui provient de l’union et de la fusion du couple et de l’alchimie qui s’en dégage. Mieux vaut d’ailleurs parler de découverte (charnelle) de nos sens que d’acte sexuel

La vie sexuelle freud

Les frustrations majeures s’opèrent dans le domaine de la sexualité, mais Freud fait remarquer qu’une liberté sexuelle illimitée accordée dès la naissance ne conduirait pas à un meilleur résultat. C’est que la satisfaction facile tue le désir, que les obstacles font croître : “Il faut un obstacle pour faire monter la libido, et là où les résistances naturelles à la satisfaction ne suffisent pas, les hommes en ont, de tout temps, introduit de conventionnelles pour pouvoir jouir de l’amour”(3)                    

Cet interdit, qui est la condition du désir, ne fait, pour la psychanalyse, qu’un avec celui qui frappe l’inceste. La prohibition de l’inceste trace en effet la ligne de démarcation entre animalité et humanité, et débouche sur la constitution des lois sociales. C’est aussi ce qui fait du désir une dimension spécifiquement humaine.                     

Non seulement l’interdit ne s’oppose pas au désir, mais celui-ci ne se supporte que de la Loi, c’est à dire d’un système de règles symboliques qui barre définitivement l’accès à une jouissance primordiale.                    

Dans ces conditions, la conciliation entre les exigences de la civilisation et les revendications des pulsions apparaît tout à fait impossible, elle n’a lieu qu’au prix de la constitution d’une catégorie originale, celle du désir. Et précisément, l’éducation que prône Freud est une éducation à la “réalité”, consistant à amener l’enfant à tenir compte de la réalité extérieure, mais aussi de la réalité psychique, c’est à dire de la réalité du désir.                    

Mais Freud introduit progressivement un nouveau dualisme, entre pulsions sexuelles et pulsions du Moi, ce qui apporte des éléments nouveaux dont il enrichit sa conception de l’éducation. Seul le Moi deviendrait éducable, alors même que les pulsions sexuelles resteraient rétives à toute influence extérieure. L’éducation vient alors préserver l’enfant de l’affrontement brutal avec l’existence. Les mesures éducatives le conduisent à supporter une certaine dose de déplaisir, par renoncement aux satisfactions pulsionnelles immédiates, en vue d’obtenir un autre plaisir. La récompense en est l’amour, qui est lui-même une composante des pulsions sexuelles. On renoncerait donc à satisfaire certaines pulsions sexuelles pour conserver le bénéfice d’autres satisfactions, également libidinales, mais favorisant les pulsions du Moi : “ On ne tardera pas à constater qu’être aimé est un avantage auquel on peut et on doit sacrifier beaucoup d’autres”.                  

La crainte de perdre l’amour est un puissant moteur éducatif, dans la mesure où elle représente de surcroît la garantie d’être protégé du monde extérieur, ce qui va dans le sens des pulsions du Moi

Nedarim 20

R. Johanan b. Dahabai said: The Ministering Angels told me four things: People are born lame because they [sc. their parents] overturned their table [i.e., practised unnatural cohabitation]; dumb, because they kiss 'that place'; deaf, because they converse during cohabitation; blind, because they look at 'that place'. But this contradicts the following: Imma Shalom26  was asked: Why are thy children so exceedingly beautiful? She replied: [Because] he [my husband] 'converses' with me neither at the beginning nor at the end of the night, but [only] at midnight; and when he 'converses', he uncovers a handbreadth and covers a hand breadth, and is as though he were compelled by a demon. And when I asked him, What is the reason for this [for choosing midnight], he replied, So that I may not think of another woman,1  lest my children be as bastards.2  — There is no difficulty: this refers to conjugal matters;3  the other refers to other matters.

R. Johanan said: The above is the view of R. Johanan b. Dahabai; but our Sages said: The halachah is not as R. Johanan b. Dahabai, but a man may do whatever he pleases with his wife [at intercourse

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