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  • Rav Uriel Aviges

Chemot 5778


Dans la parasha de Chemoth on peut lire le texte suivant : « Or, Moïse faisait paître les brebis de Jéthro son beau-père, prêtre de Madian. Il avait conduit le bétail au fond du désert et était parvenu à la montagne divine, au mont Horeb. 2 Un ange du Seigneur lui apparut dans un jet de flamme au milieu d'un buisson. Il remarqua que le buisson était en feu et cependant ne se consumait point. 3 Moïse se dit : "Je veux m'approcher, je veux examiner ce grand phénomène : pourquoi le buisson ne se consume pas." 4 L'Éternel vit qu'il s'approchait pour regarder ; alors Dieu l'appela du sein du buisson, disant : "Moïse ! Moïse !" Et il répondit : "Me voici."”

Au début de la parasha moshe risque sa vie et fait une croix sur sa carrière et son futur pour sauver un juif frappé par un égyptien. D ne se révèle pas à lui après cet acte héroïque, au contraire après cet acte de bravoure, Moshe doit s’enfuir de son pays pour vivre en exil en Afrique.

Par contre D se révèle a moshe lorsqu’il voit que par curiosité, il se détourne pour regarder le buisson ardent. Le texte indique que le buisson ardent brulait sans se consumer depuis des temps immémoriaux sur le mont Sinaï, mais personne ne s’était détourné pour le contempler, ou pour comprendre son fonctionnement, personne ne se sentait interpelé par ce phénomène, moshe a été le premier à s’être détourné pour aller voir le buisson. Ce n’est qu’à ce moment, lorsque D se rend compte que moshe s’est détourné pour aller observer ce phénomène naturel, que D s’adresse a moshe, et qu’il l’appelle en lui disant moshe moshe. La curiosité intellectuelle de moshe semble plus valeureuse aux yeux de D que son acte héroïque.

Il semblerait donc que la curiosité et l’ouverture d’esprit soient des vertus qui rapproche l’homme de D et qui lui permettent de s’élever spirituellement. Ce passage du buisson ardent est à mettre en relation avec celui de l’ânesse de Bil’am, ou D fait parler l’âne, et ou Bil’am reste complétement insensible à ce miracle, au point où il veut c’est tuer son âne ! Bil’am est compare a son âne par ce qu’il se met des ornières et qu’il s’empêche de voir les chose qui sont en face de lui. Bil’am est aveugle, par ce qu’il est enfermé dans une problématique personnelle, tout ce qu’il veut savoir c’est s’il peut maudire les juifs ou pas, la terre peut s’ouvrir devant lui son âne peut parler, il ne voit rien, il est complètement enfermé dans sa problématique.

La torah semblerait donc nous indiquer que la curiosité et l’ouverture d’esprit sont des vertus positive, alors que l’étroitesse d’esprit est négative. Pourtant, d’autre passages semblent indiquer le contraire.

Le talmud par exemple, nous raconte que rav, un des auteurs du talmud n’a jamais regardée à l’extérieur de ses 4 coudées. Après sa mort deux de ses élèves rav Chechet et rav Yossef vont essayer d’eux même de garder ce comportement et comme ils n’y arrivent pas ils décident de s’aveugler.

Comme le dit « le livre des généalogies » : (Rabi Abraham bar chemouel zakut 1452, 1515, un des conseillers et des instigateurs du voyage ou Christophe Colomb a découvert l’Amérique) « Et il y a dix aspects de piété que l’on retrouvait chez rav. Et après sa mort chacun de ses élèves ont cherché à en garder un, et ils n’ont pas réussi. Un des dix aspects, c’est qu’il regardait toujours le sol, et que jamais il ne tournait sa tête pour regarder d’un côté ou de l’autre, pour ne pas voir de faute. Et rav Chechet et rav Yossef ont cherché à garder ce niveau, mais ils n’ont pas pu, alors ils sont devenus aveugles. Et Rashi a déjà expliqué cette idée dans le traité de nida 24 a (rav ne reconnaissait pas ses interlocuteurs car il ne décollait pas ses yeux du sol). »

Si Eve mange le fruit défendu, c’est d’abord par curiosité, elle veut savoir ce qu’est le bien et le mal. Dans le talmud l’ange de la mort est associé à la curiosité, il a soixante dix yeux et il veut tout voir, (avodah zarah 20 a) dans cette optique la curiosité serait plus une source de mort qu’une source de vie. Alors comment comprendre, que chez moshe c’est la curiosité qui rapproche du divin ?

Si on relit l’histoire de moshe en oubliant tout ce que l’on a dit sur lui, ce qui frappe le plus, c’est qu’en réalité il a du mal à croire en D. malgré tous les miracles dont il est témoin, et malgré son rapport privilégie avec D qui lui parle face à face, il n’est jamais vraiment certain de l’aide d’ashem.

Déjà, lorsque D veut qu’il parle à pharaon, il refuse, car il ne pense pas être capable d’accomplir cette mission. Or n’importe qui d’autre aurait accepté, par ce qu’il se serait dit, si D me demande de le faire, c’est qu’il va m’aider à le faire. On retrouve toujours ce manque de confiance en D chez moshe tout au long de sa vie. A chaque foi que D lui demande de parler à pharaon, il dit : « pourquoi, si déjà les juifs ne me croient pas comment pharaon va-t-il me croire ? », aucun autre prophète n’aurait remis en doute l’ordre de D.

Un autre prophète aurait été confiant de la réussite de sa mission, ou au pire, il aurait accompli sa mission même s’il savait qu’elle été vouée à l’échec. Lorsque les juifs demandent de la viande, lorsque D promet qu’il va en donner le lendemain, moshe remet en doute la parole de D. lorsque les juifs arrivent devant la mer, il est paniqué et il prie, jusqu’à ce que D lui dise : « mais pourquoi pries-tu ? ».

Les juifs sont constamment entourés de colonnes de feux et de nués, D a fait des miracles incroyables en Egypte, alors pourquoi moshe a-t-il peur lorsqu’ils arrivent devant la mer rouge ? Si quelqu’un lit objectivement le livre de l’exode et celui des nombres, il se rend compte que le manque de confiance des juifs dans le désert ne fait que refléter le manque de confiance de Moshe. C’est le scepticisme de Moshe la cause de toutes les rebêlions du désert.

Ceci d’ailleurs des le début de la première révélation de D à Moshe. « Va rassembler les anciens d'Israël et dis-leur : ‘L'Éternel, Dieu de vos pères, Dieu d’Abraham, d'Isaac et de Jacob, m'est apparu en disant : J'ai fixé mon attention sur vous et sur ce qu'on vous fait en Égypte 17 et j'ai résolu de vous faire monter, du servage de l'Égypte, au territoire du Cananéen, du Héthéen, de l'Amorréen, du Phérézéen, du Hévéen et du Jébuséen, contrée ruisselante de lait et de miel.’ 18 Et ils écouteront ta voix ;”

Ce à quoi moshe réponds, sans se démonter, « Moïse prit la parole et dit : "Mais certes, ils ne me croiront pas et ils n'écouteront pas ma voix, parce qu'ils diront : L'Éternel ne t'est point apparu. » ce a quoi D répond « Le Seigneur lui dit : "Qu'as-tu là à la main ?" Il répondit : "Une verge. » et Rashi commente « Qu’est cela (mazè) dans ta main Le terme mazè (« qu’est cela ? ») est écrit en un seul mot [au lieu de ma zè, en deux mots], ce qui donne lieu à l’explication du midrach : mizè (« de cela ») – c’est avec cet objet que tu tiens à la main que tu mériteras d’être puni, pour avoir porté des soupçons sur des innocents [en disant : « Et voici, ils ne me croiront pas ! » le midrash fait ici allusion au passage ou moshe frape le rocher, a cette occasion D va punir moshe en lui interdisant d’entrer en Israël. La raison que D met en avant pour justifier la punition c’est le manque de emounah de moshe. Le verset dit nombre 20 « Mais l'Éternel dit à Moïse et à Aaron : "Puisque vous n'avez pas assez cru en moi pour me sanctifier aux yeux des enfants d'Israël, aussi ne conduirez-vous point ce peuple dans le pays que je leur ai donné. »

Ce ne sont pas les juifs qui doutent, c’est moshe, mais puisque moshe est le leader a cause de lui tout le peuple doute.

Mais peut-on dire sérieusement que Moshe doute de D ? Cela parait complètement absurde ! puisque c’est moshe qui reçoit le plus haut niveau de prophétie et qui fait les plus grands miracles jamais vu sur la terre !

Pour répondre à ces questions, il faut relire attentivement le début de notre parasha.

Le passage du buisson ardent nous explique la nature profonde de la relation de moshe avec D, et de sa relation avec le peuple d’Israël.

Reprenons le narratif de la parasha, moshe nous est au départ présenté comme un héros qui veut sauver les esclaves asservis injustement par pharaon, puis, après avoir accompli un acte héroïque, apres avoir tué un garde égyptien, un acte ou la religion n’a a priori rien à voir, il s’enfuit, il se marie et il devient berger.

C’est étrange, c’est un peu comme si le Che Guevara ou Fidel Castro, après leurs premiers attentats contre le gouvernement avaient décidé de se ranger, et d’ouvrir un garage dans un petit village. En général, les leaders révolutionnaires, ne s’arrêtent pas en chemin. L’histoire nous montre que ceux qui ont l’âme de leader révolutionnaires, s’arrêtent rarement après leur premier coup. Soit, ils meurent, soit ils réussissent. Mais, sans que l’on sache vraiment pourquoi, moshe décide de se ranger de se marier et d’avoir des enfants.

Il reste comme cela pendant plusieurs années, jusqu’à ce que, sa curiosité soit attirée par un buisson, et la D se révèle à lui et lui commande de faire advenir son rêve, de libérer les hébreux. Et là, moshe traine la pâte, il ne veut pas vraiment y aller jusqu’à que D l’oblige carrément à le faire. C’est étrange comme histoire !

Pour essayer de comprendre la rationalité du texte, il faut d’abord en dégager un axe principal de lecture. Ce qui apparait clairement dans le texte, c’est que moshe est en fuite de lui-même. Il a senti en lui un désir révolutionnaire violent, il a tué quelqu’un, il a voulu tuer d’autres, puis, il a été lui-même apeuré par cette violence qu’il a senti en lui, et pour cette raison il décide de s’enfuir. Mais, ce qui est intéressant, c’est que moshe ne s’est pas réfugié dans un isolement méditatif, dans la prière, ou dans l’étude, non, il s’est réfugié dans le mariage et la vie de famille.

Autre point intéressant, et à mon avis primordial, il reste curieux, il s’intéresse a ce qui se passe autours de lui. Cela montre que moshe n’est pas un traumatisé, ce n’est pas le prototype du type ambitieux, qui s’est pris des claques, et qui se réfugie frustré et aigris dans la vie de famille et le train-train du boulot, pour oublier qu’il a tout raté.

Non, moshe est en fuite de lui-même certes, mais, il reste ouvert et curieux a ce qui se passe autours de lui. Par ce que pour moshe la fuite c’est une manière d’être. Moshe fuit la révolution dans le train-train du quotidien, mais il fuit le quotidien par la curiosité.

Moshe reste en phase avec lui-même, mais il crée une distance avec ce qu’il est.

Si on veut comprendre le noyau du message de moshe, c’est qu’il reste tout à fait sceptique  face à une émotion qui est trop intense. Pour Moshe, plus une émotion est forte plus plus elle est fausse, plus elle est mise en scène et factice. Pour qu’une émotion sont vraie il faut qu’elle soit peu intense et très raffinée, il faut qu’elle soit le fruit d’une curiosité, pas le fruit d’une passion.

Moshe croit en D, tant que D ne se révèle pas à lui, mais dès que D commence à faire des miracles, moshe devient sceptique. Pas par ce qu’il ne croit pas que D existe, mais par ce qu’il sait que toute révélation qui est trop intense, est fausse. L’histoire lui donne raison, juste après la révélation sinaique, les juifs font le veau d’or. Ils ne voient pas vraiment la différence entre le D qui donne la loi et celui qui ordonnerait la débauche, par ce qu’ils vivent une émotion religieuse trop forte.

Moshe doute et fait douter le peuple, par ce qu’il pense que plus les miracles sont grands, plus il faut douter, pour ne pas sombrer dans la passion.

Le midrash dit que toutes les mitswot de la torah ont été données pas moshe sauf l’interdit de la représentation de D qui a été donne par D lui-même. Il faut évidemment comprendre, ce midrash a l’opposé, le midrash veut dire que pour comprendre l’essence du message de moshe, il faut se concentrer sur l’interdit de représenter D. pourquoi moshe est il tellement ferme sur cette interdiction ? par ce que la représentation de D entrainerait une émotion religieuse trop forte, or une émotion trop forte, or pour Moshe une émotion trop forte c’est une mise en scène, une comédie ou une tragédie, mais ça ne vaut rien.

La curiosité et l’ouverture d’esprit permettent à Moshe de prendre ses distances face ses émotions, ou ses sentiments religieux. Pour Moshe, ce n’est que grâce a cette mise a distance qu’une véritable relation est possible avec le divin. Plus la révélation de D est grande, plus il éprouve le besoin de prendre ses distances face à ces révélations. C’est ce qui explique que dans la vision du buisson ardent, après s’être détourné pour voir, lorsqu’il est devant la révélation, moshe couvre sa face pour ne pas voir.

Moshe cherche à purifier ses sentiments religieux et relationnels, par une sorte de détachement et de mise a distance. Une des manières pour lui de prendre du recul face à ses sentiments, c’est d’être curieux et ouvert a ce qui se passe autours de lui. D révèle sa présence a moshe et il fait les plus grands prodiges à travers lui, par ce qu’il sait que moshe est le seul être humain capable de voir de si grand prodige sans perdre son sang-froid et sa raison. Plus Moshe se montre capable de sang froid et de recul, plus D accomplie des prodiges et se révèle à lui.

Cependant, rav et ses élèves recherchent la pureté et la proximité à D d’une autre manière. Rav ne cherche pas à recevoir une révélation du divin par le miracle ou la révélation prophétique, au contraire, rav quitte Israël et il part vivre en exile en Babylonie, il cherche à retrouver D à travers la raison et la spéculation logique.

Pour cela il doit limiter au maximum le rôle de l’imagination dans son travail de réflexion, puisque l’imagination s’apparente encore à la prophétie et a la révélation. Or plus un homme cherche à refouler ses émotions et son imagination, plus inconsciemment elles risquent de refaire surface dans les résultats de son travail ou de son étude.

C’est pour cette raison que rav choisit au contraire de Moshe de vivre pleinement ses émotions, de les ressasser au maximum sans jamais s’en distraire. Il ne sort jamais de ses quatre coudées, il reste constamment conscient et concentré sur son vécu intérieur, de cette manière, paradoxalement il devient capable d’émettre un jugement objectif sur lequel son vécu personnel n’a pas d’impact.



Les documents

Or, Moïse faisait paître les brebis de Jéthro son beau-père, prêtre de Madian. Il avait conduit le bétail au fond du désert et était parvenu à la montagne divine, au mont Horeb. 2 Un ange du Seigneur lui apparut dans un jet de flamme au milieu d'un buisson. Il remarqua que le buisson était en feu et cependant ne se consumait point. 3 Moïse se dit: "Je veux m'approcher, je veux examiner ce grand phénomène: pourquoi le buisson ne se consume pas." 4 L'Éternel vit qu'il s'approchait pour regarder; alors Dieu l'appela du sein du buisson, disant: "Moïse! Moïse!" Et il répondit: "Me voici."

 Balaam se leva le matin, sangla son ânesse, et partit avec les princes de Moab. 22 Mais Dieu étant irrité de ce qu'il partait, un ange du Seigneur se mit sur son chemin pour lui faire obstacle. Or, il était monté sur son ânesse, et ses deux jeunes esclaves l'accompagnaient. 23 L'ânesse, voyant l'ange du Seigneur debout sur son passage et l'épée nue à la main, s'écarta de la route et alla à travers champs; Balaam frappa l'ânesse pour la ramener sur la route. 24 Alors l'ange du Seigneur se plaça dans un chemin creux entre les vignes, clôture deçà, clôture delà. 25 L'ânesse, voyant l'ange du Seigneur, se serra contre le mur, et froissa contre le mur le pied de Balaam, qui la frappa de nouveau. 26 Mais de nouveau l'ange du Seigneur prit les devants, et il se plaça dans un lieu étroit, où il n'était possible de s'écarter ni à droite ni à gauche. 27 L'ânesse, voyant encore l'ange du Seigneur, se coucha sous Balaam; enflammé de colère, Balaam la frappa de son bâton. 28 Alors le Seigneur ouvrit la bouche de l'ânesse, qui dit à Balaam: "Que t'ai-je fait, pour que tu m'aies frappée ainsi à trois reprises?" 29 Balaam répondit à l'ânesse: "Parce que tu te joues de moi! Si je tenais une épée, certes, je te tuerais sur l'heure!"

ספר יוחסין מאמר שני סדר האמוראים אות הרי"ש

ועשרה מילי דחסידותא נמצאו ברב שכל אחד מתלמידיו ותלמידי תלמידיו היה לוקח מהם ולא יכלו לעמוד בהם, ואחד מהם שהיה פונה לארץ פניו ולא לצדדין שלא לראות שום עבירה, ונהג זה רב ששת ורב יוסף אחריו ונסתמו עיניהם. וכבר רמז זה רש"י בפרק המפלת שאמר לשימי בר חייא בנו שימי את וכו', וכן בכל אחד [מהשאר] כמו שזה בא בארוכה ערך חסיד בערוךקח [ואלו הן: א' שלא היה רואה לעילא מד' אמות, ב' לא הלך בגלוי הראש, ג' מקיים ג' סעודות, ד' מכוין לבו לתפלה, ה' דלא הביט לצדדין, ו' היה מקיף שלא להטריח הצבור, ז' לא אכל בסעודת רשות

Et il y a dix aspects de piété que l’on retrouvait chez rav. Et après sa mort chacun de ses élèves ont cherché à en garder un, et ils n’ont pas réussi. Un des dix aspects, c’est qu’il regardait toujours le sol, et que jamais il ne tournait sa tête pour regarder d’un côté ou de l’autre, pour ne pas voir de faute. Et rav Chechet et rav Yossef ont cherché à garder ce niveau, mais ils n’ont pas pu, alors ils sont devenus aveugle. Et Rashi a déjà expliqué cette idée dans le traité de nida 24 a (rav ne reconnaissait pas ses interlocuteurs car il ne décollait pas ses yeux du sol) ... Et voila les dix attributs, le premier il n’a jamais regardé plus loin que deux mètres, 2, il ne marchait pas la tête découverte, 3, il mangeait seoudah chelichit, 4, il avait toujours l’intention dans la prière, 5, il ne regardait jamais sur les côtés, 6, il faisait un détour pour ne pas fatiguer les juifs, 7, il ne mangeait jamais d’un repas qui n’était pas une mitswah…

אורחות חיים לרא"ש ליום ו

קח. אל תהי להוט לדעת הסתרים שבין אדם לחברו ודבר המכוסה ממך.

Ne sois pas désireux de connaitre les secrets des relations humaines, et ne cherche pas a découvrir les choses qui sont cachées de toi.

Haguigah 13

תלמוד בבלי מסכת חגיגה דף יג עמוד א

שכן כתוב בספר בן סירא: במופלא ממך אל תדרוש ובמכוסה ממך אל תחקור, במה שהורשית התבונן, אין לך עסק בנסתרות.

for so it is written in the Book of Ben Sira:3 Seek not things that are too hard for thee,4 and search not things that are hidden from thee. The things that have been permitted5 thee, think thereupon; thou hast no business with6 the things that are secret.7

sanhedrin 21

R. Isaac also said: Why were the reasons of [some] Biblical laws not revealed? — Because in two verses reasons were revealed, and they caused the greatest in the world [Solomon] to stumble. Thus it is written: He shall not multiply wives to himself,33  whereon Solomon said, 'I will multiply wives yet not let my heart be perverted.' Yet we read, When Solomon was old, his wives turned away his heart.34  Again it is written: He shall not multiply to himself horses;35 concerning which Solomon said, 'I will multiply them, but will not cause [Israel] to return [to Egypt].' Yet we read: And a chariot came up and went out of Egypt for six [hundred shekels of silver].3

Mais le serpent était rusé, plus qu'aucun des animaux terrestres qu'avait faits l'Éternel-Dieu. Il dit à la femme: "Est-il vrai que Dieu a dit: vous ne mangerez rien de tous les arbres du jardin?" 2 La femme répondit au serpent: "Les fruits des arbres du jardin, nous pouvons en manger; 3 mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: Vous n'en mangerez pas, vous n'y toucherez point, sous peine de mourir." 4 Le serpent dit à la femme: "Non, vous ne mourrez point; 5 mais Dieu sait que, du jour où vous en mangerez, vos yeux seront dessillés, et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal." 6 La femme jugea que l'arbre était bon comme nourriture, qu'il était attrayant à la vue et précieux pour l'intelligence; elle cueillit de son fruit et en mangea; puis en donna à son époux, et il mangea. 7 Leurs yeux à tous deux se dessillèrent, et ils connurent qu'ils étaient nus; ils cousirent ensemble des feuilles de figuier, et s'en firent des pagnes.

Et vous n’y toucherez pas Elle en a rajouté à l’ordre qu’elle avait reçu. C’est pourquoi elle en viendra à lui ôter [de son efficacité] (Beréchith raba 19, 3). Aussi est-il écrit : « N’ajoute pas à Ses paroles » (Michlei 30, 6).

תלמוד בבלי מסכת עבודה זרה דף לה עמוד ב

דרש רב נחמן בריה דרב חסדא, מאי דכתיב: לריח שמניך טובים, למה ת"ח דומה? לצלוחית של פלייטין, מגולה ריחה נודף, מכוסה אין ריחה נודף; ולא עוד, אלא דברים שמכוסין ממנו מתגלין לו, שנאמר: עלמות אהבוך, קרי ביה עלומות; ולא עוד, אלא שמלאך המות אוהבו, שנא': עלמות אהבוך, קרי ביה על מות; ולא עוד, אלא שנוחל שני עולמות, אחד העוה"ז ואחד העוה"ב, שנא': עלמות, קרי ביה עולמות.

R. Nahman the son of R. Hisda gave the following exposition:8  What is the meaning of the verse, Thine ointments have a goodly fragrance [thy name is as ointment poured forth]? To what may a scholar9  be compared? To a flask of poliatum:10  When opened,11  its odour is diffused, but if covered up its odour does not diffuse; moreover things that are hidden become revealed to him, as it is said, Therefore do the maidens love thee:12  which may be read to mean 'the hidden [love thee].' What is more, even the Angel of Death loves him.for the words may be read to mean, 'The one [appointed] over Death [loves thee];' still more, he inherits both worlds — this world and the world to come — for the words may be read to mean, worlds [love thee].'

תוספות מסכת עבודה זרה דף לה עמוד ב

דברים המכוסין ממנו מתגלין לו - פי' שבני אדם מגלין לו רזיהן לפי שנהנין ממנו עצה ותושיה כמו שמפרש במס' אבות (פ"ו מ"א)

C’est a dire que les gens leur racontent tous leurs secrets pour avoir des conseils.

תלמוד בבלי מסכת עבודה זרה דף כ עמוד א

ונשמרת מכל דבר רע - שלא יסתכל אדם באשה נאה ואפילו פנויה, באשת איש ואפי' מכוערת,  ולא בבגדי צבע [של] אשה, ולא בחמור ולא בחמורה ולא בחזיר ולא בחזירה ולא בעופות בזמן שנזקקין זה לזה, ואפילו מלא עינים כמלאך המות; אמרו עליו על מלאך המות, שכולו מלא עינים, בשעת פטירתו של חולה, עומד מעל מראשותיו וחרבו שלופה בידו וטיפה של מרה תלויה בו, כיון שחולה רואה אותו מזדעזע ופותח פיו וזורקה לתוך פיו, ממנה מת, ממנה מסריח, ממנה פניו מוריקות!

But is even mere looking permitted? The following can surely be raised as an objection: 'Thou shalt keep thee from every evil thing16  [implies] that one should not look intently at a beautiful woman, even if she be unmarried, or at a married woman even if she be ugly, nor at a woman's gaudy garments, nor at male and female asses, or a pig and a sow, or at fowls when they are mating; even if one be all eyes like the Angel of Death! (It is said of the Angel of Death that he is all full of eyes. When a sick person is about to depart, he stands above his head-pillow with his sword drawn out in his hand and a drop of gall hanging on it. As the sick person beholds it, he trembles and opens his mouth [in fright]; he then drops it into his mouth. It is from this that he dies, from this that [the corpse] deteriorates, from this that his face becomes greenish)'?

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