• Rav Uriel Aviges

Redéfinir le féminisme

Cours donné au centre communautaire

Dans ce cours, nous parlons de la difficulté de définir le féminisme d'une manière positive.


Les documents

L’Éternel-Dieu organisa en une femme la côte qu’il avait prise à l’homme, et il la présenta à l’homme. 23 Et l’homme dit : "Celle-ci, pour le coup, est un membre extrait de mes membres et une chair de ma chair ; celle-ci sera nommée Icha, parce qu'elle a été prise de Ich." 24 C'est pourquoi l'homme abandonne son père et sa mère ; il s'unit à sa femme, et ils deviennent une seule chair. 25 Or ils étaient tous deux nus, l'homme et sa femme, et ils n'en éprouvaient point de honte.

Leurs yeux à tous deux se dessillèrent, et ils connurent qu'ils étaient nus ; ils cousirent ensemble des feuilles de figuier, et s'en firent des pagnes. 8 Ils entendirent la voix de l'Éternel-Dieu, parcourant le jardin du côté d'où vient le jour. L'homme et sa compagne se cachèrent de la face de l'Éternel-Dieu, parmi les arbres du jardin. 9 L'Éternel-Dieu appela l'homme, et lui dit : "Où es-tu ?" 10 Il répondit : "J'ai entendu ta voix dans le jardin ; j’ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché." 11 Alors il dit : "Qui t'a appris que tu étais nu ? Cet arbre dont je t'avais défendu de manger, tu en as donc mangé ?" 12 L'homme répondit ; "La femme - que tu m'as associée - c'est elle qui m'a donné du fruit de l'arbre, et j'ai mangé," 13 L'Éternel-Dieu dit à la femme : "Pourquoi as-tu fait cela ?" La femme répondit : "Le serpent m'a entraînée, et j'ai mangé

Maimonide guide des égarés chapitre 2

La raison que Dieu a fait émaner sur l'homme, et qui constitue sa perfection finale, est celle qu'Adam possédait avant sa désobéissance c'est pour elle qu'il a été dit de lui qu'il était (fait) à l'image de Dieu et à sa ressemblance, et c'est à cause d'elle que la parole lui fut adressée et qu'il reçut des ordres, comme dit (l'Écriture) Et l'Éternel, Dieu ordonna, etc. (Genèse, II, 16), car on ne peut pas donner

d'ordres aux animaux ni à celui qui n'a pas de raison. Par la raison on distingue entre le vrai et le faux, et cette faculté il (Adam) la possédait parfaitement et complétement mais le laid et le beau existent dans les (choses des) opinions probables, et non dans les choses intelligibles (1); car on ne dit pas que cette proposition le ciel est spherique, soit belle, ni que cette autre la terre est plane, soit laide; mais on appelle l'une vraie et l'autre fausse.

Mais lorsque, désobéissant, il pencha vers ses désirs venant de l'imagination et vers les plaisirs corporels de ses sens, comme dit (l'Écriture) Que l'arbre était bon pour en manger et qu'il

était un plaisir pour les yeux (Genèse, III, 6), il fut puni par la privation de cette compréhension intellectuelle; c'est pourquoi il transgressa (t) l'ordre qui lui avait été donné à cause de sa

raison, et, ayant obtenu la connaissance des opinions probables, il fut absorbé par ce qu'il devait trouver laid ou beau, et il connut alors ce que valait la chose qui lui avait échappé et dont il avait

été dépouillé, et dans quel état il était tombé.

Yalkout Chimoni Beréchith

Les élèves de rav Yossef lui ont demandé : « qu’est-ce que Azael ? » il leur a répondu : « Lorsque la génération du déluge a commencé à pratiquer l’idolâtrie, D a été attristé. Deux anges « Chemhazay » et « Azael » ont dit à D : « ne t’avions-nous pas averti que ça ne valait pas la peine de créer l’homme ? » et D a répondu :« mais si je détruis l’homme, alors qui va s’occuper du monde ? » Les anges ont répondu « nous nous en occuperons ». Mais D a dit « si vous descendez sur terre vous aller être pire que les hommes ». Mais Chemhazay et Azael ont demandé à essayer. Dès qu’ils sont arrivés sur terre, les anges ont vu que les filles de l’homme étaient belles et qu’ils ne pouvaient pas contrôler leurs pulsions. Tout

de suite Chemhazay a vu une jeune fille qui s’appelait Astarté, et il a voulu avoir des rapports sexuels avec elle. Mais elle lui a dit « je suis d’accord à condition que tu m’enseignes le nom divin explicite qui vous permet de monter dans le ciel ». Chemhazay lui a enseigné le nom et elle l’a utilisé pour monter au ciel et lui échapper. Lorsque D a vu ça, il a décidé de transformer Astarté en étoile, en la fixant parmi les sept étoiles qui accompagnent le soleil elle est devenue l’étoile de venus. ». « Chemhazay a fait techouvah et il s’est pendu entre le ciel et la terre, en mettant sa tête en bas et ses pieds dans le ciel, mais Azael, lui, a continué à fauter et il est l’ange qui crée les habits colorés pour exciter les désirs de l’homme. C’est pour cela qu’à Yom Kippour on apporte deux boucs. Un bouc pour D afin qu’il pardonne les fautes d’Israël et un autre bouc pour Azael afin qu’il supporte les fautes d’Israël » et c’est lui « azazel » dont il est question dans la torah.

Talmud yomah 54b

Les barres de l'arche poussaient et dépassaient et se collaient contre le rideau vers l'extérieur, et ressemblaient aux deux seins d'une femme poussant contre ses vêtements. Comme il est dit: «Mon bien-aimé est pour moi comme un paquet de myrrhe, qui se trouve entre mes seins» (Cantique des Cantiques 1:13). Pour cette raison, l'Arche d'Alliance, où repose la Présence Divine, est positionnée de sorte que ses portées dépassent à travers le rideau, comme les seins d'une femme.

Poursuivant la discussion précédente, Rav Ketina a déclaré: Lorsque le peuple juif montait pour l'un des festivals de pèlerinage, les prêtres levaient le rideau pour eux et leur montraient les chérubins, qui s'accrochaient les uns aux autres, et leur disaient: Voir comment tu es aimé devant Dieu, comme l'amour d'un homme et d'une femme. Les deux chérubins symbolisent le Saint, Béni soit-Il, et le peuple juif.

Rav Ḥisda a soulevé une objection: comment les prêtres ont-ils pu permettre au peuple de voir cela? Après tout, il est dit en ce qui concerne le Tabernacle: "Mais ils n'entreront pas voir les objets sacrés pendant qu'ils sont couverts, de peur qu'ils ne meurent" (Nombres 4:20), et Rav Yehuda a dit que Rav a dit: Quand les ustensils étaient mis dans leurs conteneurs pour le transport, il était même interdit aux Lévites de les regarder. L'interdiction de voir les récipients devrait être encore plus sévère lorsqu'ils sont fixés dans leur lieu sacré à l'intérieur du Temple. Comment pourraient-ils être affichés publiquement?

Rav Naḥman a répondu: C'est analogue à une épouse; tant qu’elle est fiancée mais toujours dans la maison de son père, elle est modeste en présence de son mari. Cependant, une fois mariée et venue chez son beau-père pour vivre avec son mari, elle n’est plus modeste en présence de son mari. De même, dans le désert, lorsque la Présence Divine n'habitait pas dans un lieu permanent, il était interdit de voir les objets sacrés. En revanche, tous étaient autorisés à voir les objets sacrés à leur place permanente dans le Temple.

L’érotisme et la religion

Aussi, le caractère illusoire des images mentales n’est-il en soi, ni pour le religieux, ni non plus pour l’érotique, une tare mortelle mais bien plutôt en atteste la vitalité même.

A ceci près que l’exubérance des amants, avec ses causes physiologiques, projette en quelque sorte, anticipant sur sa complète expérience vécue par l’esprit, les images qu’elle enfante : bizarres, drôles, touchantes édifiantes, jeu de reflets confus et passager, tandis que le dévot voulant donner forme à une expérience extrême de l’ esprit se voit contraint a puiser dans ce qui est moins spiritualise, et ne saisit

donc jamais que le passé disparu pour toujours : en vérité un monde massif, de granit, projeté par l’immense vitalité des incitations internes dans une matière mortellement pétrifiée ! et, pour cette raison même, un asile permanent a l’usage de ceux qui, en proie aux tribulations de l’existence cherchent abri et protection.

Car il est vrai que la religion conserve les deux caractères que voici : être une chose pour l’ardeur de celui qui la vit et pour la misère de celui qui croit en elle, autre chose lorsqu’elle est une aile que lorsqu’elle sert de béquille.

Lou Andreas Salomé

Exode 19 15

4 Moïse descendit de la montagne vers le peuple, lui enjoignit la pureté et ils lavèrent leurs vêtements. 15 II dit au peuple : "Tenez-vous prêts pour le troisième jour ; n'approchez point d'une femme." 16 Or, au troisième jour, le matin venu, il y eut des tonnerres et des éclairs et une nuée épaisse sur la montagne et un son de cor très intense. Tout le peuple frissonna dans le camp. 17 Moïse fit sortir le peuple du camp au-devant de la Divinité et ils s'arrêtèrent au pied de la montagne. 18 Or, la montagne de Sinaï était toute fumante, parce que le Seigneur y était descendu au sein de la flamme ; sa fumée montait comme la fumée d'une fournaise et la montagne entière tremblait violemment. 19 Le son du cor allait redoublant d’intensité ; Moïse parlait et la voix divine lui répondait." 20 Le Seigneur, étant descendu sur le mont Sinaï, sur la cime de cette montagne,

Talmud Soucah 5

Rabbi Yossi dit : La Présence Divine n'est jamais descendue réellement en bas, et Moïse et Élie ne sont jamais réellement montés au ciel en haut, comme il est dit : « Les cieux sont les cieux du Seigneur, et la terre Il a donné aux enfants de l'homme » (Psaumes 115 : 16), indiquant qu'il s'agit de deux domaines distincts.

La Guemara demande : Et la Présence Divine n'est-elle jamais descendue en dessous de dix largeurs de main ? Mais n’est-il pas écrit : « Et Dieu est descendu sur le mont Sinaï » (Exode 19 :20) ? La Guemara répond : Bien que Dieu soit descendu en dessous, Il est toujours resté à dix mains au-dessus du sol. Puisqu'à partir de dix porté de mains et au-dessus, c'est un domaine séparé, en fait, la Présence Divine n'est jamais descendue dans le domaine de ce monde. La Guemara demande : Mais n’est-il pas écrit : « Et ce jour-là, ses pieds se tiendront sur le mont des Oliviers » (Zacharie 14 : 4) ? La Guemara répond : Ici aussi, Il restera à dix largeurs de main au-dessus du sol.

Et Moïse et Élie ne sont-ils jamais montés au ciel en haut ? Mais n’est-il pas écrit : « Et Moïse monta vers Dieu » (Exode 19 : 3) ? La Guemara répond : Néanmoins, il est resté en dessous de dix largeurs de main adjacentes au sol. La Guemara demande : Mais n’est-il pas écrit : « Et Élie est monté par un tourbillon vers le ciel » (II Rois 2 :11) ? La Guemara répond : Ici aussi, elle était inférieure à dix largeurs de main. La Guemara demande : Mais n’est-il pas écrit : « Il saisit la face du trône et répand sa nuée sur lui » (Job 26 : 9) ? Et le rabbin Tanḥum a dit : Cela enseigne que le Tout-Puissant a répandu sur lui le rayonnement de sa présence divine et de sa nuée. Apparemment, Moïse était dans le nuage avec Dieu. La Guemara répond : Ici aussi, elle était inférieure à dix largeurs de main.

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