• Rav Uriel Aviges

La torah et la mythologie sumerienne

Cours donne a Ohaley Yaacov.



Les documents

LE MYTHE D’ENKI ET NINMAH

La création de l’Homme est expliquée dans un mythe dit d’Enki et Ninmah. Il date du milieu du IIè millénaire, et a probablement été inspiré de l’Atra-hasis. Les dieux, tous nés de la mère primordiale Nammu résident sur Terre, où une première catégorie vit tranquillement alors qu’une seconde travaille pour tous. Les seconds commençant à protester, Nammu demande à Enki de chercher à créer une créature dont le rôle sera de travailler à la place des dieux secondaires, et pour tous les dieux, rendant ainsi leur vie plus facile. Ce dernier ne tarde pas à trouver une idée et dit à sa mère de façonner cette créature avec de l’argile puisé à la surface de l’Abîme, dans un moule qu’il confectionne, avec l’aide de la déesse Ninmah (la parèdre d’Enki) et d’autres divinités, puis de leur donner ensuite vie. Cet ouvrage, l’Homme, trouve un accueil très favorable de la part des dieux, qui se réunisssent autour d’un grand banquet pour fêter l’évènement. Au cours du repas, Enki et Ninmah sont passablement éméchés. Cette dernière lance un défi à son époux : elle donnera la vie à d’autres êtres humains qui seront "imparfaits" (un être asexué, une femme stérile, un boiteux, etc.), et met Enki au défi de leur trouver une tâche dans la société. Celui-ci y arrive haut la main. Puis il lance à son tour un défi identique à sa femme, en créant un être humain informe (un "monstre"). Ninmah n’arrive pas à lui trouver une tâche, et perd le duel.

Certains textes évoquent la perfection et la béatitude des « commencements » : « les jours anciens quand chaque chose était parfaite », etc. (Poème « Gilgamesh, Enkidu et les enfers »). Pourtant, le vrai paradis semble être Dilmun, pays où n’existe ni maladie ni mort. Là, « nul lion ne massacre, nul loup n’emporte d’agneau… Nul malade ne tourne dans son enceinte… » Le dieu En-ki, le Seigneur de Dilmun, était endormi auprès de son épouse, encore vierge, comme la terre elle-même était vierge. En se réveillant, En-ki s’unit à la déesse Nin-gur-sag, et ensuite à la fille qu’engendra celle-ci, et finalement à la fille de cette fille… Mais un incident, en apparence insignifiant, donne lieu au premier drame divin. Le dieu mange certaines plantes qui venaient d’être créées ; or, il fallait qu’il « détermine leur sort », c’est-à-dire qu’il leur fixe leur modalité d’être et leur fonction. Outrée par ce geste insensé, Nin-gur-sag déclare qu’elle ne regardera plus En-ki avec le « regard de vie » jusqu’à ce qu’il meure…

L’institution de la royauté fut « descendue du ciel », en même temps que ses insignes, la tiare et le trône.

Le deluge dans la mythologie sumerienne


Lors du Conseil des Grands Dieux ENLIL dit : « La rumeur des humains est devenue trop forte. A cause de leur tapage continuel je n’arrive plus à dormir. Nous leur avons déjà envoyé maladies, fièvres, épidémies et pestilences pour les décimer, mais très vite ils se sont à nouveau multipliés. Nous leur avons envoyé sécheresse, famines et autres fléaux sans plus de résultat. A chaque fois d’ailleurs, ENKI le prince les a aidés à s’en sortir. Maintenant il faut en finir une fois pour toute et envoyer sur les hommes le Déluge afin qu’il n’en reste pas un. » ENKI pris la parole : « J’ai créé l’homme dans l’intérêt des dieux, ne me demandez pas d’approuver un tel cataclysme. Comment pourrais-je porter la main sur mes créatures ! »


B) Les dieux ayant malgré tout pris la décision finale, ENKI en songe, prévint ATRAHASIS, le Supersage, un homme de bien qui avait toujours mérité sa confiance. " ATRAHASIS, jette à bas ta maison, détourne-toi de tes biens pour te sauver la vie . Construit un grand bateau selon l’épure que j’ai tracée sur le sol. Cette embarcation aura forme équilatérale de 60 mètres de coté. Le bateau sera entièrement clos et toituré solidement. Que son calfatage soit épais et résistant. Tu appelleras ton vaisseau Sauve -Vie. Après y avoir chargé ton froment, tes biens, tes richesses, embarques-y ta femme, ta famille, ta parenté et tes ouvriers ainsi que des animaux sauvages, grands et petits, et des oiseaux du ciel ». Supersage n’avait que 7 jours pour construire Sauve-Vie.


C) Les siens et les animaux venaient juste d’embarquer quand un vent furieux rompit les amarres et libéra le bateau. Alors le soubassement de la terre se décolla. Les étoiles elles-mêmes furent déplacées. De profondes ténèbres cachèrent le soleil. Le fracas du Déluge épouvanta les dieux eux-mêmes, pourtant tous réfugiés en la demeure céleste d ’ANOU. ENKI blême de colère vit ses enfants emportés par les eaux. NINTU la déesse mère éclata en sanglots :" Comment ai-je pu dans l’assemblée des dieux laisser prendre cette décision finale ? C’est ENLIL qui par un discours habile, a rendu vaines mes paroles ".


D) Au bout de 7 jours, le vent se calma, le bateau cessa d’être ballotté. Supersage lâcha une colombe, elle revint, ne sachant où se poser. Il lâcha une hirondelle qui revint également. Enfin il lâcha un corbeau qui ne revint pas. Alors Supersage lâcha tous les oiseaux.


E) Lorsque les eaux se furent retirées du haut de la montagne, Supersage débarqua et prépara un banquet à la gloire d’ENKI, le dieu ingénieux qui l’avait sauvé. L’odeur de la bonne chère attira également les grands dieux, qui, en l’absence des hommes, n’avaient ni bu ni mangé pendant tout ce temps. On peut supposer qu’ils n’en avaient pas vraiment besoin pour vivre, mais que ça leur manquait quand même. ENLIL voyant alors le bateau, entre en colère : « Nous les grands dieux nous avions prêté serment, d’où vient alors qu’un homme ait échappé à la destruction ? ». ENKI : " Oui, j’ai fait cela contre votre volonté à tous, j’ai sauvé ATRAHASIS. Calme-toi ENLIL, si tu as pu manger et te régaler, c’est bien grâce à cet homme. Grâce à lui la race humaine peut être sauvée". NINTU la déesse mère prit alors la parole : « ENLIL, tes solutions sont trop définitives. Trouvons un moyen terme. Afin que la descendance de Supersage ne perturbe plus les dieux, ENKI l’ingénieux doit bien avoir une solution ". ENKI : " O ! Divine Matrice, nous avons donné aux hommes presque l’immortalité, c’était inconsidéré. Toi MAMMI, qui arrête les destins, impose donc aux hommes la mort pour qu’un équilibre s’installe. Afin que chez eux, outre les femmes fécondes, il y ait maintenant les infécondes, afin que chez eux sévisse la Démone Eteigneuse pour ravir les bébés aux genoux de leurs mères ". ENLIL approuva : " C’est entendu. Ce fut une erreur de vouloir les exterminer. Mais que les hommes ne vivent pas au delà de 120 années, afin qu’ils ne puissent jamais percer à jour nos connaissances. Ainsi, ils ne seront plus une menace pour nous ! Veillons à ce que les hommes ne s’installent jamais dans l’allégresse.


Enlil bénit Outanapishtim et lui permet de devenir immortel et semblable aux dieux

Dans le déluge du texte sumérien, il est question du "héros du déluge", Umnapishti, rescapé lui aussi avec sa famille et ses animaux domestiques, qui vit sur une île au bout du monde, il est le sacrificateur des Dieux, Gilgamesh veut lui demander le secret de son immortalité. En effet, après le déluge, selon le récit biblique, la durée de vie diminue, selon le texte sumérien, les dieux envoient les maladies infantiles, les femmes stériles (c’est aussi une malédiction dans la bible), etc...


Pour mériter l’immortalité, Gilgamesh doit devenir un héros : pour cela, il doit tuer le taureau céleste, franchir les portes du soleil, voyager dans un tunnel pendant 24h au risque d’être brûler, pour arriver enfin dans un lieu paradisiaque où enfin, il sera renseigner pour trouver "le héros du déluge.

"Sargon d’Akkad : Abandonné par sa mère dans une corbeille de roseaux qui est confiée au fleuve, le nouveau-né est recueilli et adopté par un jardinier. La faveur de la déesses Ishtar fait plus de lui un échanson à la cour de Kish puis un prince." (Sources : Encyclopædia Universalis, Jean Bottéro, Les collections de l’Histoire N°22 janvier mars 2004).

כל אותה הלילה היה לוט מבקש רחמים על הסדומיים והיו מקבלין מידו כיון שאמרו איה האנשים הוציאם אלינו ונדעה אותם לתשמיש מיד אמרו לו עוד מי לך פה עד כאן היה לך רשות ללמד סניגוריא מכאן ואילך אין לך רשות. שאלו תלמידיו את רב יוסף מהו עזאל א"ל כיון שעמדו דור המבול ועבדו עבודה זרה היה הקב"ה מתעצב מיד עמדו שני מלאכים שמחזאי ועזאל ואמרו לפניו רבונו של עולם הלא אמרנו לפניך כשבראת את עולמך מה אנוש כי תזכרנו א"ל ועולם מה יהא עליו א"ל רבונו של עולם היינו מסתפקין בו א"ל גלוי וידוע לפני אם אתם שרויין בארץ היה שולט בכם יצר הרע והייתם קשים מבני אדם א"ל תן לנו רשות ונדור עם הבריות ותראה איך אנו מקדשין שמך א"ל רדו ותדורו עמהן מיד קלקלו עם בנות האדם שהיו יפות ולא יכלו לכבוש את יצרן מיד ראה שמחזאי ריבה אחת ושמה איסטהר נתן עיניו בה אמר השמעי לי א"ל איני שומעת לך עד שתלמדני שם המפורש שאתה עולה בו לרקיע בשעה שאתה זוכרהו למדה אותו שם הזכירה אותו ועלתה לרקיע ולא קלקלה אמר הקב"ה הואיל ופרשה עצמה מן העבירה לכו וקבעוה בין שבעה כוכבים הללו כדי שתזכו בהן לעולם ונקבעה בכימה כיון שראו שמחזאי ועזאל כך עמדו ונשאו נשים והולידו בנים היווא והייא ועזאל היה על מיני צבעונין ועל מיני תכשיטין של נשים שמפתים את בני אדם להרהור עבירה מיד שגר מטטרון שליח לשמחזאי וא"ל עתיד הקב"ה להחריב עולמו ולהביא מבול לעולם מיד עמד בבכי והיה מצטער על העולם ועל בניו מה יעשו בניו ממה יאכלו אם העולם חרב שכל אחד ואחד היה אוכל בכל יום אלף גמלים ואלף סוסים ואלף שורים. בלילה ראו היווא והייא שניהם חלומות אחד מהן ראה אבן גדולה פרוסה על הארץ כשלחן והיתה הארץ חרותה וכתובה שיטות שיטות והיה מלאך יורד מן הרקיע ובידיו כמין סכין והיה גורר ומוחק כל אותן השיטות ולא היה משייר בה אלא ארבע תיבות והאחד ראה פרדס גדול משובח נטוע מכל מיני אילנות והיו בו מלאכים ובידן קרדומות והיו מקצצין כל האילנות ולא שיירו בו אלא אילן אחד של שלשה ענפים כיון שננערו עמדו בבהלה ובאו אצל אביהם אמר להם עתיד הקב"ה להביא מבול ולא ישייר אלא נח ובניו כיון ששמעו כך היו צועקין ובוכין אמר להם אל תצטערו ששמותיכם לא יכלו מן הבריות שכל זמן (נג) שגוזר גזירות או מעלין אבנים או ספינות שמותיכם הן מזכירין היווא והייא מיד נתקררו דעתן. שמחזאי חזר בתשובה ותלה עצמו בין שמים לארץ ראשו למטה ורגליו למעלה ועדיין הוא תלוי בתשובה עזאל לא חזר בתשובה ועדיין הוא עומד בקלקולו להסית בני אדם לדבר עבירה בבגדי צבעונין של נשים ולכך היו ישראל מקריבין קרבנות ביום הכפורים איל אחד לה' שיכפר על ישראל ואיל אחד לעזאזל שיסבול עונותיהם של ישראל והוא עזאזל שבתורה:

« Lorsque la génération du déluge a commencé à pratiquer l’idolâtrie, D a été attristé. Deux anges « Chemhazay » et « Azael » ont dit à D « ne t’avions nous pas averti que ça ne valait pas la peine de créer l’homme ? » et D a répondu « mais si je détruis l’homme, alors qui va s’occuper du monde ? » Les anges ont répondu « nous nous en occuperons ». Mais D a dit « si vous descendez sur terre vous aller être pire que les hommes ». Mais Chemhazay et Azael ont demanda à essayer. Des qu’ils sont arrivés sur terre, les anges ont vu que les filles de l’homme étaient belles et qu’ils ne pouvaient pas contrôler leurs pulsions. Tout de suite Chemhazay a vu une jeune fille qui s’appelait Astrathée, et il a voulu avoir des rapports sexuels avec elle. Mais elle lui a dit « je suis d’accord à condition que tu m’enseignes le nom divin explicite qui vous permet de monter dans le ciel ». Chemhazay lui a enseigné le nom et elle l’a utilisé pour monter au ciel et lui échapper. Lorsque D a vu ca, il a décidé de transformer Astrathée en étoile, en la fixant parmi les sept étoiles qui accompagnent le soleil elle est devenue l’étoile de venus. ».. « Chemhazay a fait techouvah et il s’est pendu entre le ciel et la terre, en mettant sa tête en bas et ses pieds dans le ciel, mais Azael, lui à continue à créer des habits colorés pour exciter les désirs de l’homme. C’est pour cela qu’à Yom Kippour on apporte deux boucs. Un bouc pour D afin qu’il pardonne les fautes d’Israël et un autre bouc pour Azael afin qu’il supporte les fautes d’Israël »

ר"מ אומר אף דקל וכו': א"ל רב חסדא לאבימי גמירי דעבודת כוכבים דאברהם אבינו ד' מאה פירקי הויין ואנן חמשה תנן ולא ידעינן מאי קאמרינן

La mishna enseigne « rabbi Meir dit: Il est interdit de vendre même un bon palmier et 'atzav aux gentils. » Rav Isda a dit à Avimei: nous savons par tradition que le traité de Avoda Zara de notre ancêtre Abraham contenait quatre cents chapitres, et nous avons appris seulement cinq chapitres dans notre traité Avoda Zara, et nous ne savons même pas le sens de ce que nous disons.

©2018 by Uriel Aviges.