©2018 by Uriel Aviges.

  • Rav Uriel Aviges

Ki Tissa 5771

La parasha de Ki Tissa nous parle de la faute du veau d’or. La haftarah de cette parasha nous raconte le miracle d’Eliaou sur le mont Carmel dans sa tentative d’éradiquer l’idolâtrie du Baal et des Ashtart. Le point commun entre ces deux événements c’est évidement l’idolâtrie du peuple. Mais il y a un autre point commun entre ces deux événements, dans ces deux cas le peuple d’Israël vouaient un culte aux idoles tout en ayant la foi dans le dieu unique d’Israël. Lors de la faute du veau d’or le rav Yehudah Halevi (Kouzari première partie) explique que les juifs cherchaient uniquement une représentation de D, cette représentation devait servir d’intermédiaire entre D et Israël à l’image de Moshe. A l’époque d’Eliaou le culte du Baal et des Ashtart avait un but politique, il celait l’union entre le royaume du Liban et celui d’Israël. Pourtant dans les deux cas le courroux de D est énorme. D est un D jaloux, il ne tolère pas qu’un culte soit rendu à quelque chose qui n’est pas lui. Pourquoi ? Pourquoi D en veut-il tellement aux juifs lorsqu’ils font des idoles même si ils gardent la foi envers le D d’Abraham ? Comment D peut il être jaloux ? C’est de cette question que nous allons parler dans ce texte avec l’aide de D.

Je vais commencer par citer le passage de la haftarah qui raconte le miracle du prophète Élie sur le mont Carmel. Elie s'avança devant tout le peuple, et s'écria: "Jusqu'à quand clocherez-vous entre les deux partis? Si l'Eternel est le vrai Dieu, suivez-le; si c'est Baal, suivez Baal!" Mais le peuple ne lui répondit mot. 22 Et Elle dit au peuple: "Je suis resté, moi, seul prophète de l'Eternel, tandis que les prophètes de Baal sont quatre cent cinquante. 23 Qu'on nous donne deux taureaux: ils en choisiront un pour eux, le dépèceront, l'arrangeront sur le bois, mais sans y mettre le feu; moi, je préparerai l'autre et le placerai sur le bois, sans y mettre le feu. 24 Alors vous invoquerez votre dieu, et moi j'invoquerai l'Eternel; le dieu qui répondra en envoyant la flamme, celui-là sera le vrai Dieu." Tout le peuple s'écria: "C'est bien dit." 25 Alors Elie dit aux prophètes de Baal: "Choisissez l'un des taureaux et opérez les premiers, car vous êtes les plus nombreux; puis invoquez votre divinité, mais ne mettez point de feu." 26 Ils prirent le taureau qu'il leur avait laissé choisir, l'accommodèrent, invoquèrent Baal depuis le matin jusqu'à midi, en disant: "O Baal, exauce-nous!" Mais point de voix, point de réponse, et ils se démenaient toujours autour de l'autel qu'on avait dressé. 27 Sur le midi, Elie les railla, disant: "Criez plus fort, puisque c'est un dieu, quelque affaire l'occupe, une expédition, un voyage… Peut-être dort-il, il s'éveillera." 28 Ils appelèrent à grands cris, se tailladèrent, selon leur coutume, à coups d'épées et de lances, au point que le sang ruisselait sur eux. 29 L'heure de midi écoulée, leurs transports continuèrent jusqu'au moment de l'oblation; mais nul écho, nulle réponse, pas un signe. 30 Elie dit alors à tout le peuple: "Approchez-vous de moi," et tout le peuple s'approcha de lui. Et Elie rétablit l'autel renversé de l'Eternel. 31 Il prit à cet effet douze pierres, selon le nombre des tribus des enfants de Jacob, à qui la voix de l'Eternel avait dit: "Israël sera ton nom." 32 Et il érigea avec ces pierres un autel dédié à l'Eternel, et il pratiqua tout autour une tranchée, de la contenance de deux mesures de grains. 33 Puis il disposa le bois, dépeça le taureau, le plaça sur le bois, 34 et dit: "Emplissez d'eau quatre cruches et la répandez sur !a victime et sur le bois!" Il ajouta: "Encore!" et l'on obéit; "une troisième fois!" et l'on obéit. 35 L'eau ruisselait autour de l'autel, et la tranchée même, on l'avait remplie d'eau. 36 A l'heure de l'oblation, le prophète Elie s'avança en disant: "Eternel! Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël! Qu'il devienne manifeste aujourd'hui que tu es la Divinité d'Israël, que je suis ton serviteur, et que c'est par ton ordre que j'ai fait toutes ces choses. 37 Exauce-moi, Seigneur, exauce-moi, afin que ce peuple reconnaisse que c'est toi le vrai Dieu; et tu auras ainsi amené leur cœur à résipiscence." 38 Le feu de l'Eternel jaillit alors, consuma la victime, le bois, les pierres, la terre, et absorba l'eau de la tranchée. 39 Tout le peuple, à cette vue, tomba sur sa face et s'écria: "L'Eternel est le vrai Dieu! L'Eternel est le vrai Dieu!" 40 Elie leur dit "Saisissez-vous des prophètes de Baal et que pas un n'échappe!" On les saisit, Elie les fit descendre vers la vallée de Kishon et les y égorgea. »

Lorsqu’on lit ce passage du livre des Rois on a l’impression que le prophète Elie a complètement éradiqué le culte du Baal en Israël grâce au miracle du mont Carmel. Pourtant lorsqu’on lit la suite du texte on se rend compte que c’est tout le contraire que s’est passé. La reine Isabelle (la fille du roi du Liban mariée avec le roi d’Israël) décrète la mise à mort d’Eliaou et tout le peuple d’Israël part à la recherche du prophète pour l’égorger. Ensuite Elie est obligé de s’enfuir dans le désert du Sinaï. Dans ce désert Eliaou dit à D que son action a été un échec et il demande à être remplacé par un autre prophète. D accepte la démission d’Eliaou et il le fait remplace par Elisha. Comment comprendre ce retournement ? Pourquoi les juifs cherchent à tuer Eliaou après le miracle du mont Carmel ?

Je dois la réponse à cette question au rav Leibtag, dont on ne dira jamais assez de bien. (On peut écouter les cours du rav Leibtag sur le Nach en anglais sur le cite de ou.org, et on peut lire ses cours sur la parasha dans un hébreu simple et limpide, si on Google rav Leibtag en lettre hébraïque).

L’échec d’Eliaou s’explique par le fait que cela ne servait à rien de prouver aux juifs que D dominait le monde. Les juifs savaient déjà que le culte du Baal était un culte complètement inutile. Les juifs servaient les idoles par ce qu’ils avaient besoin de vivre en paix avec le royaume du Liban pour vivre dans la prospérité. Le pays d’Israël sortait d’une guerre civile qui avait fait plus de 500 000 morts. Les deux royaumes de Juda et d’Israël étaient exsangues. La Syrie et l’Egypte grignotaient leurs territoires au nord et au sud, après la mort de Salomon Israël était devenu un pays du tiers monde. La seule manière pour Israël de remonter la pente s’était de s’allier avec le Liban. Achab le roi d’Israël se marie avec la fille du roi du Liban pour faire cette alliance, mais, en contre partie les juifs doivent adopter certaines coutumes libanaises. Ces coutumes consistaient à faire des danses autours d’arbres dans des plaines, ces danses devaient selon la tradition libanaises faire venir les pluies. Les juifs adoptent ces coutumes, tout en restant fidèles à la religion juive. Et grâce à cette alliance le royaume d’Israël et celui de Juda connaissent la paix et la prospérité. C’est dans ces conditions qu’Eliaou intervient en disant que les juifs ne doivent pas pratiquer ces cultes idolâtres.

Même si Eliaou est capable de montrer par un miracle dévoilé la force omnipotente de D, les juifs ne sont pas prêts à l’écouter par ce qu’ils ne comprennent pas pourquoi ils font quelque chose de mal en servant le Baal. Qu’est ce qu’il y a de mal a faire la danse de la pluie pour faire plaisir à ses voisins, si ca permet vivre dans la paix et la prospérité. Eliaou a beau faire tout les miracles du monde, personne ne veut l’écouter, tout le monde veut le tuer. Le message d’Eliaou n’a pas de sens, l’interdit de l’idolâtrie parait absurde aux juifs.

Il s’agit donc maintenant de comprendre pourquoi les juifs ont eu tort pourquoi c’était grave de faire de l’idolâtrie même si on n’y croit pas. Mais avant d’expliquer ce point qui est très complexe je vais revenir sur la parasha et l’histoire du veau d’or.

La parasha nous parle de la faute du veau d’or. Selon le Kouzari la statue de veau représentait D lui-même. L’adoration du veau d’or n’était pas un culte idolâtre niant le monothéisme, le rôle de l’idole était uniquement de représenter D d’une manière tangible. Les versets semblent aller dans ce sens puisque les juifs disent «Le peuple, voyant que Moïse tardait à descendre de la montagne, s'attroupa autour d'Aaron et lui dit: "Allons! Fais-nous un dieu qui marche à notre tête, puisque celui-ci, Moïse, l'homme qui nous a fait sortir du pays d'Égypte, nous ne savons ce qu'il est devenu.». Il semble que le veau ne devait que remplacer Moshe, et servir d’intermédiaire entre D et les hommes. Aussi les juifs disent devant le veau «Voilà ton dieu, ô Israël, qui t'a fait sortir du pays d'Égypte!" 5 Ce que voyant, Aaron érigea devant lui un autel et il proclama: "A demain une solennité pour l'Éternel!" », On voit donc que le veau était sensé représenter le D qui les avait fait sortir d’Egypte.

Dans cette optique il est difficile de comprendre la colère de D. Après la faute D veut anéantir Israël. Comment comprendre cette réaction de D alors que la faute semble assez légère.

On peut comprendre la gravite de la faute du veau d’or et celle du culte du Baal en se basant sur un passage du Pirkei de rabbi Eliezer. Le Pirkei de rabbi Eliezer explique la manière dont le veau d’or a été construit.

Le Pirkei de rabbi Eliezer dit « et Aaron trouva parmi les bijoux un diadème d’or sur lequel il était écrit le nom de D, et il y avait aussi dessus le dessin d’un veau. Aaron n’a envoyé que ce diadème dans le feu, comme le verset dit « et ce veau est sorti tout seul». Et le veau a commencé à meugler ».

Ce passage du Pirkei de rabbi Eliezer semble difficile car nous savons qu’il est interdit d’effacer le nom de D. Aaron n’aurait jamais du envoyer au feu un bijou sur lequel le nom de D était écrit.

Il y a un seul cas ou le Cohen effaçait le nom de D c’est dans le cas de « la sotah ». Le Pirkei de rabbi Eliezer lie la construction du veau d’or par Aaron au passage de la sotah.

(« La sotah » était une femme qui était soupçonnée d’être infidèle par son mari. Dans ce cas le Cohen effaçait le nom de D dans l’eau et il faisait boire l’eau à la femme. Si elle avait trompé son mari la femme mourait après avoir bu l’eau. )

Il y a un autre lien entre le passage du veau d’or et a sotah puisque après la faute Moshe brule le veau d’or et il le fait boire aux juifs comme le verset dit «Le courroux de Moïse s'alluma; il jeta de ses mains les tables et les brisa au pied de la montagne. 20 Puis il prit le veau qu'on avait fabriqué, le calcina par le feu, le réduisit en menue poussière qu'il répandit sur l'eau et qu'il fit boire aux enfants d'Israël. » Et Rashi interprète «Il fit boire les fils d’Israël Il voulait les mettre à l’épreuve comme des femmes soupçonnées d’adultère (Bamidbar 5, 12 et suivants – Avoda Zara 44a)... Lorsqu’il n’y avait eu ni témoins ni avertissement, c’était la mort par hydropisie : les eaux les mettaient à l’épreuve et leurs ventres se dilataient (Yomah 66b). »

Le Pirkei de rabbi Eliezer dit qu’Aaron a effacé le nom de D dans le feu pour construire le veau d’or. Il semble que le but d’Aaron en construisant le veau était de dévoiler ce que les juifs avaient dans le ventre. Comme la « sotah » qui boit le nom de D pour montrer sa culpabilité ou son innocence. Aaron pensait qu’il valait mieux que les juifs fassent une idole de manière dévoilée, plutôt qu’ils gardent le fantasme de faire l’idolâtrie sans la pratiquer. Parfois le fantasme de la faute est plus grave que la faute elle-même.

Il reste cependant à comprendre pourquoi la torah demande d’effacer le nom de D pour vérifier la vertu d’une épouse soupçonnée. La torah aurait pu mettre la femme à l’épreuve en lui demandant de prononcer le nom de D, ou bien de l’écrire. Pourquoi la torah a-t-elle jugé nécessaire d’effacer le nom de D ? Lorsque nous aurons répondu à cette question nous pourrons comprendre pourquoi dans le cas du veau d’or il était nécessaire d’effacer le nom de D pour construire le veau.

Dans le passage de la sotah la torah met l’emphase sur la jalousie du mari la torah dit en parlant du mari de la sotah « qu'un esprit de jalousie se soit emparé de lui et qu'il soupçonne sa femme, effectivement déshonorée; ou qu'un esprit de jalousie se soit emparé de lui et qu'il soupçonne sa femme, bien qu'elle n'ait point subi le déshonneur, 15 cet homme conduira sa femme devant le pontife ». Le but de la procédure de la sotah est de calmer la jalousie du mari.

Il semble que la jalousie du mari n’aurait pas été calmée si le Cohen n’avait pas effacé le nom de D car non seulement le mari jaloux soupçonne sa femme, mais en plus le mari jaloux en veut aussi à D lui même.

Le mari jaloux en veut à D par ce que D a laissé à sa femme la possibilité de le tromper. Le mari ne peut être calmé que s’il se venge de D lui-même. C’est pour cela que la torah demande au Cohen d’effacer le nom de D, pour le faire boire a la femme. Car par cet effacement la jalousie de l’homme envers D est calmée. Le mari qui soupçonne sa femme en veut à D, il n’accepte pas le fait que D ait laissé la possibilité à sa femme de le tromper. D donne raison au mari jaloux et il lui permet de faire effacer son nom.

Si on applique l’explication de l’effacement du nom de D de la sotah à la faute du veau d’or une difficulté apparait. Par ce que dans le veau d’or D a un double rôle, D c’est le mari jaloux, mais c’est aussi celui dont on efface le nom.

On se rend compte que si il fallait effacer le nom de D pour construire le veau d’or, cela veut dire que d’une certaine manière D était jaloux de lui-même, et que c’était pour calmer cette jalousie que le nom de D a du être effacé par la construction du veau. Il fallait effacer le nom de D dans le feu pour calmer la jalousie de D envers lui-même. Qu’est ce que cela veut dire ?

En fait dans le don de la torah au mont Sinaï D se « dédouble ». Il y a le D d’Israël et le D universel. Avant le don de la torah D est universel, c’est le créateur du monde qui dirige l’existence de l’univers. Le D universel n’est pas sujet à la passion, il règne et il dirige le monde d’une manière impartiale.

Dans le don de la torah D apparait différemment, il n’est plus simplement le créateur du monde, il devient le D jaloux d’Israël. D se montre comme un mari jaloux et possessif qui considère Israël comme sa possession la plus chère. Le verset dit «Désormais, si vous êtes dociles à ma voix, si vous gardez mon alliance, vous serez mon trésor (« Am segulah ») entre tous les peuples! Car toute la terre est à moi, » et Rashi commente. « Un trésor Un trésor bien-aimé, comme dans : « et le trésor des rois » (Qohèleth 2, 8) constitué par les objets de valeur et les pierres précieuses amassés par les rois. De même serez-vous pour moi un trésor plus cher que les autres peuples. Mais ne dites pas que vous seuls m’appartenez, et que je n’en ai pas d’autres que vous ! Qu’ai-je d’autre qui puisse rendre évident l’amour que je vous porte ? « Car à moi est toute la terre ». Mais à mes yeux et devant moi ils ne comptent pas ». Dans le don de la thora D devient plus proche de l’Israël, il a des préférences, il est jaloux, il n’est plus le D de l’existence universel « celui qui est qui a été et qui sera ».

Ces deux images de D, le D cosmique abstrait universel, et l’image du D comme mari jaloux sont antinomiques.

Le D universel cosmique laisse sa place à l’homme, D ne force pas les nations à accepter la torah. Pour le maitre universel du monde, L’homme est libre et D ne fait que juger et observer l’histoire.

Le D universel du monde n’intervient pas dans l’histoire des nations, il ne cherche pas à les posséder il n’en n’est pas jaloux. Par contre le D des dix commandements c’est un D jaloux, qui ne laisse rien passer.

Le D du don de la torah c’est un D jaloux, qui ne donne pas le droit à l’erreur. D devient un mari possessif, jaloux. Ce D possessif s’oppose au D universel qui laisse le libre arbitre à l’homme. C’est dans ce sens que D est jaloux de lui-même. C’est dans ce sens qu’il doit effacer son nom universel (le tétragramme), pour pouvoir se marier avec Israël.

D a du mal à accepter l’idée qu’Israël puisse le tromper. Or celui qui donne la possibilité à Israël de le tromper c’est le D universel. Pour se calmer lui-même en tant que mari, D a besoin d’effacer tétragramme, le nom du D universel dans le feu.

C’est ce qu’Aaron fait en jetant le nom du D universel dans le feu pour fabriquer le veau. En fait à travers le veau d’or Israël retrouve un lien privilégié avec D. Un lien qui dépasse l’idée abstraite d’un concept universel. D est le mari présent et jaloux qui défie l’interdit abstrait de la représentions. Le veau d’or n’est pas une contradiction au don de la thora, au contraire le veau d’or est la suite logique du don de la torah. En effet, par le don de la torah D brise son universalité abstraite pour se manifester et faire une alliance privilégiée avec un peuple, il aurait été logique que se peuple puisse représenter ce lien.

Il fallait construire le veau d’or, le bruler et l’avaler pour finaliser le don de la torah.

L’épisode du veau d’or montre que même si D a une relation privilégié avec Israël qui dépasse la raison, même si D est un amoureux fou d’Israël, et qu’il est possessif. Israël doit renvoyer cet amour à l’univers à travers l’application de la loi. Israël ne doit pas s’approprier D. La manière de ne pas s’approprier D c’est de ne pas le représenter.

Lorsque les juifs boivent le tétragramme (le nom du D universel) dans la cendre du veau d’or, ils arrivent à lier le D « universel de l’existence » avec le D jaloux d’Israël du don de la torah.

Même si D a une relation d’amour avec Israël, un amour qui dépasse l’entendement, Israël n’a pas le droit de s’approprier cet amour. Le devoir d’Israël est de renvoyer cet amour à toutes les nations. C’est la cause de l’interdit de la représentation de D. Si on ne peut pas représenter D cela veut dire qu’il est partout et qu’il est universel.

C’est aussi pour cette raison qu’Israël ne peut pas adopter des cultes païens, puisque cela serait un manquement à sa vocation universelle. Eliaou est le prophète annonciateur du messie, Eliaou ne voulait pas d’une paix limitée à une alliance avec le Liban, il voulait aussi la paix avec la Syrie, l’Egypte etc.., pour que cette paix advienne, Israël devait rester fidele à sa tradition et il ne devait montrer aucun favoritisme envers une nation en particulier.